MARCHONS POUR L’UKRAINE – UN AN DE GUERRE EN EUROPE

Le 24 février 2022, Poutine ordonnait l’invasion de l’Ukraine et entamait son entreprise terroriste.

Contre cette guerre qui menace la paix de toutes et de tous, nous appelons toutes les citoyennes et tous les citoyens, toutes les forces et organisations démocratiques, partis, syndicats, associations, à se rassembler.

Depuis cette date, les forces d’invasion russes bombardent et massacrent sans répit, comme à Boutcha et à Marioupol, multiplient les viols, les tortures et les assassinats et organisent la déportation de milliers d’enfants ukrainiens en Russie.

Des familles et des personnes âgées subissent le froid, la faim, la terreur. Un désastre humain et écologique s‘abat sur l’Ukraine.
Le peuple ukrainien résiste et fait face, au prix de lourdes pertes humaines.

En Russie, celles et ceux qui s’opposent à la guerre et soutiennent l’Ukraine sont pourchassé•es et persécuté•es, nous devons les appuyer.

L’État russe utilise pour ses crimes des organisations terroristes telles que le sinistre groupe Wagner. Nous ne devons pas laisser se commettre de tels crimes.

Alors que cette guerre dure depuis un an déjà, nous appelons à une grande mobilisation populaire en défense de l’Ukraine.

Nous voulons l’arrêt de la guerre d’invasion, des bombardements et des crimes et aboutir à une paix juste, par le retrait de l’armée russe de toute l’Ukraine et le retour des populations ukrainiennes déportées, notamment des enfants.

Nous vous appelons à manifester avec nous !

Le rassemblement est organisé en coalition avec plus de 40 organisations françaises et européennes de tous bords politiques et s’inscrit dans un mouvement international de solidarité avec l’Ukraine.

DATE ET LIEU

25 février 2023 à 14h00

De la place de la République à la place de la Bastille (Paris)

Evénement Facebook


Des rassemblements dans le monde entier sont prévus les 24 et 25 février dont nombreux sont organisés par des russes exilés opposés à la guerre.

Russie-Libertés fait partie de la coalition internationale des Russes contre la guerre:

Site Web de l’action internationale des Russes contre la guerre:
theyearofterror.com

#MarchForUkraine #WeStandWithUkraine #YearOfTerror #NoPutinNoWar #StopPoutine #StopLaGuere #RussiansAgainstWar

REPLAY de la conférence “Les voies de dépoutinisation de la Russie”

La paix en Europe ne sera garantie qu’après la «dépoutinisation» de la Russie, tel est le constat que nous faisons aujourd’hui. Comment assurer cette défaite de Poutine en Russie et organiser la dépoutinisation du pays soumis depuis 20 ans à un régime répressif et une propagande de grande ampleur ?

Nous en avons parlé le 9 février 2023 lors d’un conférence qui s’est tenue à l’INALCO.

Cet événement nous a permis de réfléchir ensemble sur les chemins que pourraient prendre la Russie pour atteindre un état démocratique. Trois personnalités sont intervenues à cette occasion, trois regards croisés qui ont donné leur vision de la Russie d’après Poutine : David Satter, Maria Novikova et Lev Ponomarev.

David Satter est revenu sur la montée au pouvoir de Vladimir Poutine pour rappeler qu’il est devenu président à la suite de la vague d’attentats visant des immeubles en Russie et la guerre de Tchétchénie.  M. Satter a insisté sur la nécessité de 

«Dire la vérité sur les explosions des années 1990, raconter les crimes, l’attentat de Beslan, de Dubrovka, les assassinats de Nemtsov, de Politkovskaia, […] parler de tout cela pour commencer la dépoutinisation et créer des conditions démocratiques pour la Russie», David Satter.

Lev Ponomarev a, quant à lui, alerté sur le risque de montée en puissance, même dans les pays démocratiques, de l’autoritarisme susceptible d’ébranler les fondements constitutionnels. Il a également rappelé que, « dans les années 90 [les russes ont] réussi à faire une révolution démocratique et pacifique et [ont] su créer une constitution démocratique. La crise économique, a fait que […] la tcheka [ndlr. la police politique de la période soviétique, ici au sens figuré] a pris le pouvoir ».

Lev Ponomarev a souligné qu’en Russie « seules 10-15% de la population soutient vraiment Poutine », « les autres restent juste silencieux ».

Selon Maria Novikova, la dépoutinisation de la Russie mènera à l’état où l’être humain aura « la valeur suprême ».  La priorité pour Maria sur le chemin de la dépoutinisation est « d’atteindre notre public, propager la vraie information, lutter contre la propagande. Discuter avec les gens en utilisant un langage accessible pour les différentes populations ». Il est important, selon Maria, que les citoyens comprennent pourquoi les valeurs démocratiques, la liberté d’expression et les élections libres sont nécessaires.

« Nous devons expliquer mais pas imposer, nous devons inculquer un amour de la liberté à des gens qui ne savent pas ce qu’est la liberté car nous ne sommes pas des gens libres », a souligné Maria Novikova.

Il ne serait pas possible d’avancer sur le chemin de dépoutinisation de la Russie sans la victoire de l’Ukraine. Ainsi, l’ensemble des intervenants ont appelé à la nécessité d’accélérer l’aide à l’Ukraine à vaincre la guerre, en regagnant l’ensemble de ses territoires, y compris l’aide militaire. En dépendra la liberté et l’indépendance de l’Ukraine, mais aussi celles de l’Europe, de la Russie et du Bélarus.

Retrouvez le replay (en français et en russe) ici et la conférence en images plus bas (photos par Nikita Mouraviev) :

Nous remercions l’INALCO pour le soutien.


PORTRAITS DES INTERVENANTS

David Satter est un journaliste et historien américain spécialiste de la Russie et de l’Union soviétique. Il est l’auteur de livres et d’articles sur le déclin et la chute de l’Union soviétique et la montée de Poutine au pouvoir dans la Russie post-soviétique, dont notamment “Darkness at Dawn: The Rise of the Russian Criminal State” publié en 2003 et qui est un des premiers à accuser le FSB d’avoir organisé les attentats à Moscou qui ont conduit à la 2nde guerre en Tchétchénie et à la montée au pouvoir de Vladimir Poutine. Satter a aussi été le premier journaliste américain expulsé de Russie par le gouvernement en 2013.

Lev Ponomarev est militant politique russe et un des plus grands défenseurs des droits humains, homme de confiance de Sakharov, député du 1er parlement après la chute de l’URSS, cofondateur de l’ONG Mémorial (prix Nobel de la Paix). Lev Ponomarev a lancé une pétition “Non à la guerre” dès le lendemain de l’invasion russe de l’Ukraine et a recueilli plus de 1 250 000 signatures. Aujourd’hui, Lev Ponomarev est réfugié en France, où il a fondé l’Institut Sakharov, pour poursuivre la coordination de son travail de défense des droits humains en Russie depuis la France.

Maria Novikova est une juriste russe spécialisée dans les droits humains et cofondatrice du projet du média anti-guerre en ligne NITKA. Militante depuis 2018, Maria a d’abord été coordinatrice régionale du mouvement de jeunesse démocratique Vremya (le Temps) et a participé aux élections municipales de Saint-Pétersbourg en tant que candidate indépendante. Elle poursuit désormais son travail depuis la France, en faisant du conseil aux militants russes et en gérant des dossiers de plaintes pour la Cour européenne des Droits de l’Homme.


POUR ALLER PLUS LOIN :

nous vous invitons à lire notre tribune publiée dans le journal Le Monde: « La paix en Europe ne sera garantie qu’après la “dépoutinisation” de la Russie »

ainsi que les deux articles suivants sur notre site internet : 

https://russie-libertes.org/index.php/2022/10/28/2012-2022-retour-sur-une-decennie-de-luttes-pour-la-liberte-et-de-repressions-en-russie/

https://russie-libertes.org/index.php/2023/01/21/des-russes-sopposent-a-la-guerre-en-ukraine/

Bilan Russie 2022

Malgré les répressions, des Russes de différentes régions  du pays continuent de s’opposer à la guerre en Ukraine.

Les menaces et les persécutions menées par le régime de Poutine se sont amplifiées depuis le début de l’agression russe contre  l’Ukraine. Malgré ces répressions croissantes et le danger de chaque action anti-guerre, des Russes continuent à s’y opposer chaque jour en Russie.

A Moscou, à Saint-Pétersbourg mais aussi dans des villes telles que Elista, Irkoutsk et Komsomolsk-sur-l’Amour des piquets solitaires ont lieu pour dénoncer la guerre menée par le Kremlin contre les Ukrainiens. 

Des militants s’opposent également à la deuxième vague de mobilisation qui est pressentie et tentent d’informer la population sur ses droits de refuser d’être appelé dans les rangs de l’armée. 

Les visages de la plupart des manifestants restent anonymes en raison du risque élevé d’être condamné à une amende ou à une peine d’emprisonnement. 

Parmi les manifestants se trouvent des hommes et des femmes d’âges et de professions différents. 

Par exemple, Olga Nazarenko, ancienne professeur de médecine et militante à Ivanovo, a été inculpée de deux chefs d’accusation en vertu des articles de « discrédit répété de l’armée et de violation de l’ordre des événements publics ». La raison de l’ouverture d’une affaire pénale était les affiches Usurputin sur le banc! Navalny liberté ! et Poutine, retirez les troupes! qui ont été retrouvées chez Olga à la suite d’une perquisition. Après l’ouverture de la deuxième affaire pénale, Nazarenko a été suspendue de l’enseignement à l’académie de médecine d’État.

Olga a déjà été condamnée à plusieurs reprises à des amendes pour des actions anti-guerre. La militante est régulièrement attaquée par les opposants à sa position citoyenne.

Nous pouvons aussi citer l’affaire de Vladimir Rumyantsev, un simple soutier de 61 ans originaire de Vologda, qui a créé une radio amateur à domicile et diffusé des podcasts de médias interdits en Russie tels que Meduza et la radio Ekho de Moscou. De plus, sur sa page du réseau social russe Vkontakte, il a publié des vidéos sur les crimes de guerre commis par l’armée russe en Ukraine (dénonçant les vols, les meurtres et les viols des civils, la destruction d’hôpitaux, de maternités et d’écoles). Précédemment, il avait déjà été condamné à 2 amendes et il avait participé à des manifestations.

 Il a été arrêté et placé en centre de détention provisoire l’été dernier puis condamné le 22 décembre à 3 ans de prison pour diffusion de “fausses” informations sur l’armée russe.

Pendant le pont du Nouvel An, largement célébré en Russie, des Russes sont sortis avec des slogans Assez de morts, Non à la guerre, Arrêtez ces meurtres insensés, La guerre est déclarée par les vieux, mais ce sont les jeunes qui meurent et bien d’autres. Cependant, la grande manifestation anti-guerre Trêve pour toujours annoncée le 7 janvier par le mouvement de jeunesse VESNA n’a pas eu lieu en raison d’une concentration accrue de la police dans les villes et du risque que feraient peser les organisateurs sur les militants d’une telle manifestation.

Malgré tout, en plus des actions publiques, certains Russes trouvent des moyens alternatifs, parfois violents, de protester. Il s’agit notamment d’incendies dans les bureaux d’enregistrement et d’enrôlement militaires, de sabotages ferroviaires et de dommages aux symboles militaires. 

Ainsi, l’artiste et ancien directeur de centre culturel, Ilya Faber, a mis le feu au bâtiment du bureau d’enregistrement et d’enrôlement militaire et au bureau de recrutement dans le village d’Oudmourtie. Le tribunal a condamné Farber à 3,2 ans dans une colonie à régime strict, ainsi qu’à une amende de 35 mille euros. Ces actes de sabotage de bureaux d’enrôlement visent en général à faire disparaître les listes des potentiels appelés et à rendre la tâche de recrutement dans l’armée plus difficile.

Performances artistiques, installations, distribution de tracts, signatures de pétitions et de lettres destinées aux députés : les modes de résistance sont variés. Le mouvement la Résistance féministe anti-guerre a lancé une campagne intitulée Nuit silencieuse du Nouvel An en solidarité avec l’Ukraine, et à Ivanovo des militants non identifiés ont décoré un arbre dans un lieu public avec des slogans anti-guerre.

Le bilan de l’année 2022 en chiffres

(sources : rapport de l’ONG russe OVD-info et du média russe indépendant Verstka

  • 19 478 arrestations en Russie lors de manifestations contre la guerre en Ukraine et la mobilisation
  • 5 518 affaires administratives et 384 affaires pénales contre des opposants à la guerre, dont 51 condamnations
  • 8,5 ans d’emprisonnement est la peine la plus lourde reçue jusque-là par Ilya Yashin pour une vidéo dénonçant les atrocités de Boutcha 
  • 30 nouvelles affaires pénales anti-guerre ont été ouvertes le mois dernier et chaque jour de nouveaux cas apparaissent
  • 86 incendies et tentatives d’incendie de bureaux d’enregistrement militaires et autres bâtiments administratifs
  • 60 sabotages de chemins de fer 
  • 178 militaires condamnés pour avoir refusé de se battre
  • 30 objets de propagande de la guerre endommagés

Nous exprimons notre solidarité avec tous les Russes qui osent défier le régime sanglant de Poutine et qui s’opposent à la guerre chaque jour malgré les répressions.

Nous exigeons l’arrêt immédiat de la guerre en Ukraine et la libération de tous les prisonniers politiques !

Manifestation en soutien aux victimes du régime poutinien

MANIFESTATION EN SOUTIEN A NAVALNY ET TOUTES LES VICTIMES DU REGIME POUTINIEN

Le 22 janvier, nous nous réunissons, à Paris et dans de nombreuses villes du monde, pour crier notre colère et notre indignation face à la répression en Russie. Coordonnée avec la communauté des russes contre la guerre (www.freerussians.net/events-worldwide), cette manifestation marque les 2 ans d’emprisonnement d’Alexei Navalny et notre soutien à son courage ainsi qu’à celui de tous les prisonniers politiques en Russie.

Depuis de nombreuses années, le régime de Poutine s’efforce de réprimer toute forme de contestation et de censurer toute voix dissidente. Les élections sont falsifiées et les partis d’opposition sont interdits.
Les journalistes, les opposants politiques et les militants des droits de l’homme sont régulièrement arrêtés, emprisonnés et torturés.
Avec la guerre en Ukraine, les arrestations arbitraires, les jugements expéditifs et les violences policières se sont considérablement accrus.

Janvier 2023 marque le deuxième anniversaire de l’emprisonnement de l’opposant politique russe Alexei Navalny. Il y a deux ans exactement, alors que Navalny rentrait d’Allemagne, où il était en convalescence suite à l’empoisonnement par le FSB, il a été arrêté à l’aéroport de Moscou et condamné à 3 ans et 6 mois de prison. Puis, lors d’un procès sans précédent qui s’est tenu directement dans l’enceinte de la colonie pénitentiaire, il a été condamné à 9 ans de détention. Aujourd’hui, plus de 10 affaires pénales pèsent sur lui. Cet acharnement judiciaire, politiquement motivé, est totalement arbitraire et vise à réduire au silence l’opposant à Poutine le plus célèbre. Depuis la prison, il continue à dénoncer les dérives du régime poutinien et la guerre en Ukraine. Ce courage et cette persévérance lui valent d’être régulièrement placé en cellule d’isolement avec des conditions très dures : un accès limité à la lumière, aux activités, aux vêtements chauds, des visites extrêmement rares de sa famille…

Sa vie est en danger !

Les prisonniers politiques en Russie:

Alexeï NAVALNY, Ilya YASHIN, Lilia TCHANYSHEVA, Alexei GORINOV, Aleksandra SKOCHILENKO, Vladimir KARA-MOURZA, Artem KAMARDINE, Viktoria PETROVA…

+350 prisonniers politiques sont détenus dans les prisons russes

+2000 poursuites pénales sont en cours pour l’opposition au régime et à la guerre en Ukraine

Nous refusons de rester silencieux. Nous refusons de laisser ces violations des droits humains se produire en toute impunité et exigeons la libération d’Alexeï Navalny et de tous les prisonniers politiques en Russie.
Nous vous appelons à nous rejoindre pour manifester en soutien à ces Femmes et Hommes russes courageux qui défient chaque jour le régime poutinien et s’opposent à la guerre en Ukraine.

PARTENAIRES DE LA MANIFESTATION

La manifestation est organisée avec le soutien d’Amnesty International France et de l’association Pour l’Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !

DATE ET LIEU

22 janvier 2023, Paris, place du Trocadéro, à 15h.

Trouvez la ville la plus proche de vous parmi les 42 villes participantes en Europe, mais aussi aux Etats-Unis, en Nouvelle Zélande etc.. :
https://www.freerussians.net/events-worldwide

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Signez la pétition : Pétition pour la libération d’Alexeï Navalny

#RussiansAgainstWar #NonalaGuerre #Freepoliticalprisonners #Liberezlesprisonnierspolitiques #FreeNavalny #FreeYashin #FreeGorinov #FreeKaraMurza #FreeSkotchilenko #FreeTchanysheva
#Pourvotreliberteetpourlanotre #Завашуинашусвободу #свободуполитзаключенным #нетвойне

« La paix en Europe ne sera garantie qu’après la “dépoutinisation” de la Russie »

Tribune publiée dans le journal Le Monde, co signée par Olga Prokopieva, porte-parole de Russie-Libertés, Lev Ponomarev, cofondateur de l’ONG russe Memorial, et Cécile Vaissié, professeure en études russes et soviétiques.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/12/15/la-paix-en-europe-ne-sera-garantie-qu-apres-la-depoutinisation-de-la-russie_6154505_3232.html

La guerre en Ukraine et les atroces crimes commis par l’armée russe contre les Ukrainiens ont imposé au monde entier le visage brutal du régime de Vladimir Poutine. Ce visage, que les militants et opposants russes connaissent et affrontent depuis plus de vingt ans, menace aujourd’hui toute l’Europe. Aujourd’hui, il est clair que les Ukrainiens et tous les Européens ne retrouveront la paix et la sécurité qu’après le retrait de l’armée russe et la libération de l’Ukraine, suivie d’une réflexion pour organiser l’après-guerre. Cette discussion ne se fera qu’avec un nouveau pouvoir, postpoutinien.

« La guerre est égale à Poutine et Poutine est égal à la guerre », disait la journaliste russe Anna Politkovskaia au sujet de la guerre en Tchétchénie, avant son assassinat le 7 octobre 2006 à Moscou. Ces mots sonnent encore plus tragiquement juste aujourd’hui, alors que chaque semaine nous découvrons les atrocités commises par l’armée russe en Ukraine, suite à la décision de Vladimir Poutine d’agresser une nouvelle fois, le 24 février, ce pays souverain et profondément européen. Des dizaines de milliers de victimes, des bombardements visant les civils ukrainiens et les infrastructures vitales, des témoignages de torture, de viols… le régime de Poutine montre en Ukraine son vrai visage, toute sa brutalité.

De nombreux journalistes, défenseurs des droits humains et opposants politiques russes avaient sonné l’alarme dès l’arrivée au pouvoir, en 1999, du chef du FSB, les services russes de sécurité, qui a rarement caché son peu de considération pour la vie humaine. L’opposant russe Boris Nemtsov disait alors que « Poutine mènera à la guerre et à la crise ». Celui qui était l’une des figures des grands mouvements de contestation contre les falsifications des élections russes en 2011 et 2012, rassemblant plusieurs centaines de milliers de personnes, et des larges manifestations antiguerres dès 2014, a été assassiné devant le Kremlin le 27 février 2015.

Mouvements de résistance

Aujourd’hui, des militants et opposants russes qui ont échappé à des assassinats, comme Alexeï Navalny et Vladimir Kara-Mourza, dénoncent la guerre depuis leurs cellules de prison. Tout comme Ilia Iachine, Lilia Tchanycheva, Alexeï Gorinov ou Alexandra Skotchilenko, qui continuent leur combat contre la guerre en étant enfermés par le régime.

Depuis février, près de 20 000 arrestations ont eu lieu lors de manifestations antiguerres en Russie, selon l’ONG russe OVD-Info. Ces arrestations sont souvent accompagnées de violences et de torture, suivies de procès arbitraires et du harcèlement des militants et de leurs familles.

La suite de l’article à lire ici:

https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/12/15/la-paix-en-europe-ne-sera-garantie-qu-apres-la-depoutinisation-de-la-russie_6154505_3232.html

Chauffage pour l'Ukraine

Rendons le chauffage et la lumière à l’Ukraine!

L’UKRAINE EST AU BORD D’UNE CATASTROPHE HUMANITAIRE!

Poutine recourt à nouveau au chantage, détruit les infrastructures énergétiques civiles de l’Ukraine et condamne les gens à mourir de froid. Depuis plusieurs mois, son armée essaye de complètement détruire tout l’équipement vital et laisser les peuples sans l’électricité, l’eau et le chauffage.

RESULTATS DE VOTRE PARTICIPATION À NOTRE CAMPAGNE POUR FOURNIR AUX CITOYENS D’UKRAINE DES GROUPES ÉLECTROGÈNES!

Nous avons une excellente nouvelle à vous partager !

Grâce à vos contributions généreuses, nous avons pu collecter 8039.28 € pour notre projet humanitaire “Rendons le chauffage et la lumière à l’Ukraine!”. Nous avons utilisé cette somme pour acheter 23 groupes électrogènes de 5,2 kW de la marque KOWAL. Nous sommes fiers de vous annoncer que ces groupes électrogènes sont déjà arrivés en Ukraine, à Kiev ainsi qu’à la région de Kharkiv. Nos partenaires ukrainiens ont commencé à les distribuer, permettant ainsi d’apporter de l’aide concrète aux populations locales qui en ont grandement besoin.

Nous souhaitons remercier tous les gens, les bénévoles, les donateurs, nos partenaires qui ont participé à ce projet. Grâce à leur soutien indéfectible, nous avons pu contribuer à la survie des Ukrainiens qui font face à une situation extrêmement difficile en raison de la guerre menée par Poutine et de la catastrophe humanitaire qui en résulte. Sans vous, rien de tout cela n’aurait été possible. Nous tenons à souligner l’importance de votre soutien qui reste primordial pour les projets en cours et à venir. Nous espérons que vous continuerez à nous soutenir dans nos actions humanitaires.

Encore une fois, un grand merci à tous pour votre aide et votre solidarité!


COMMENT LE PROJET A COMMENCÉ:

Nous, Russie-Libertés, appelons à une aide financière à tous ceux qui se caractérisent par l’humanité et l’empathie pour les autres.
La campagne “Rendons le chauffage et la lumière à l’Ukraine !” est une action conjointe d’associations de russes et d’ukrainiens opposés à la guerre en Ukraine, de pays du monde entier. Les fonds collectés pour l’initiative “WARM FOR UKRAINE” permettent l’achat de groupes électrogènes et de poêles à bois. Ces équipements sont ensuite stockés et contrôlés par les initiateurs du projet en Pologne avant d’être transportés en Ukraine. L’association ukrainienne “ASSISTANCE TO CHILDREN OF WAR 2022”, ainsi que d’autres partenaires ukrainiens, sont chargés de la distribution et de l’installation du matériel reçu dans les zones qui en ont le plus besoin.

TOUTES CES AIDES SONT DESTINÉES AUX FAMILLES À FAIBLE REVENU, AUX RETRAITÉS, AUX FAMILLES NOMBREUSES ET AUX AUTRES CITOYENS QUI ONT UN BESOIN VITAL DE VOTRE SOUTIEN!


TOUT MONTANT DONNÉ EST UNE CONTRIBUTION POUR SAUVER DES VIES!
VOUS AIDEZ  À SAUVER LES GENS DU FROID !


VOUS AIDEZ À RÉSISTER AU RÉGIME INHUMAIN DE POUTINE !
MERCI INFINIMENT!

DES GENS COMME EUX ONT BESOIN DE VOTRE AIDE!

Madame M. Ludmila, née en 1944.
Monsieur M. Nikolay, né en 1941.
Ukraine, l’oblast d’Odessa.
Pas d’électricité dans tout le village !
Nikolay, 81 ans et Ludmila 78 ans, mariés déjà depuis 57 ans. Ils habitent dans la région d’Odessa, là où il n’y a pas d’abris de bombardement. Nikolay est né en mai 1941, juste avant la guerre. Son enfance est passée dans les abris souterrains, les catacombes d’Odessa, où sa mère était une aide-soignante chez les partisans. Ludmila est née en 1944 dans une grande famille des paysans. Son frère aîné, un pilote d’avion, vient de revenir après une blessure de guerre. Il était très étonné par la naissance de sa sœur. Les vrais “enfants de la guerre”. Ils ont vécu une vie heureuse en Ukraine, construit une maison, élevé leurs enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants. Et aujourd’hui Poutine les prive du chauffage et de la lumière.

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Affiche expo Dis la Guerre

Exposition d’artistes russes engagés contre la guerre en Ukraine « Dis la guerre »

Russie-Libertés, en partenariat avec l’Atelier des Artistes en Exil et Art for Human Rights, présente à travers le prisme des productions artistiques militantes, un autre visage de la Russie : celui d’une Russie Libre.

Une Russie contre la guerre en Ukraine.

La résistance artistique a commencé en Russie dès le début de la guerre. Depuis Moscou, l’Oural et la Sibérie, les artistes affirment leur opposition à la guerre en Ukraine. Pour faire entendre leur voix, ils revendiquent la pluralité ethnique de la Russie et emploient différentes stratégies pour diffuser leurs messages. Ils passent par la fabrication de costumes, le détournement de documents officiels, les piquets silencieux (manifestation à une personne).

Certains des artistes présentés ont pu émigrer, d’autres se trouvent actuellement en proie à la censure et en danger. Il s’agit de montrer par cette exposition notre soutien aux voix dissidentes des artistes qui se sont élevées dans toute la Russie ces derniers mois pour dénoncer la guerre.

Il s’agit d’une rare initiative pour présenter la résistance de ces artistes opposants et de faire entendre leur voix au public en France. Nous souhaitons également les soutenir en donnant des informations sur leur situation et le contexte extrêmement répressif de création en Russie.

L’exposition a lieu dans le cadre du Festival de la dramaturgie russophone Lubimovka.

Curatrice de l’exposition : Louise Morin (Atelier des Artistes en Exil)

LES ARTISTES


Daria Apakhonchich
Marina Antonova
Alexandra Dashevskaya
Ekaterina Demina
Oleg Kuvaev
Alisa Gorshenina
Vika Privalova

Collectif Feminist Anti-war Resistance
et d’autres

DATES : 26 et 27 novembre 2022

HORAIRES: 11h30 – 22h00

VERNISSAGE: 26 novembre à 20h30, en présence d’artistes

ADRESSE: Centre des Récollets, 150 rue du Faubourg Saint-Martin, Paris 10éme.

De nombreux de ces artistes ont dû quitter leur domicile et se retrouvent dans des situations de précarité. Vous pouvez les aider en contribuant via ce crowdfunding lancé par Russie-Libertés ou alors acheter certaines œuvres lors de l’exposition.

Tous les bénéfices collectés seront reversés aux artistes en besoin. 

Retrouvez les portraits de ces artistes sur notre page Facebook

2012-2022 : retour sur une décennie de luttes pour la liberté et de répressions en Russie

28.10.2022

Le 7 octobre 2022, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à Genève, a créé, pour la première fois, un mandat de Rapporteur spécial chargé de surveiller la répression des opposants en Russie.

Cette décision est particulièrement importante pour ceux qui se battent encore, dans un contexte de guerre, pour les libertés en Russie aujourd’hui. Elle arrive à un moment marquant, quelques jours après l’attribution du “prix des droits de l’homme Vaclav Havel” à l’opposant politique russe Vladimir Kara-Murza, actuellement emprisonné, et du prix Nobel de la Paix à l’ONG russe Mémorial. 

En effet, malgré d’importants mouvements de lutte pour les libertés, les droits humains n’ont cessé de se dégrader en Russie, notamment depuis le début des années 2000 et l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine.

Entre une corruption institutionnalisée et une oppression de grande ampleur, la population russe subit, depuis plus de 20 ans, les effets d’un pouvoir autoritaire, toujours plus répressif et anti-démocratique. Les multiples fraudes électorales, l’étouffement du pluralisme politique et la répression systématique des opposants montrent que ce pouvoir n’est pas choisi par les citoyens russes. La Russie est progressivement devenue un pays où la contestation est devenue quasi impossible, et les attaques contre les droits et libertés se sont amplifiées après l’agression illégale du Kremlin contre l’Ukraine. 

Les restrictions arbitraires sont stimulées par une très forte propagande savamment orchestrée par le pouvoir russe. La diffusion de fausses informations, le culte de la personnalité autour de Vladimir Poutine ou, plus récemment, la manipulation des réseaux sociaux vise à éradiquer toute forme de libre-arbitre politique chez les citoyens russes. 

La plus importante des attaques vise la liberté d’expression, sans cesse bafouée par Vladimir Poutine, particulièrement après son retour au poste de président en 2012. Un retour qui a été précédé par des manifestations massives contre les fraudes électorales, rassemblant des centaines de milliers de personnes dans plusieurs villes russes, avec notamment de grands rassemblements sur l’avenue Sakharov et la place Bolotnaïa à Moscou. Une chaîne humaine de manifestants se tenant par la main avait même été organisée à Moscou avec pour slogan “Ne laissons pas Poutine entrer au Kremlin”. Ces premières manifestations massives ont marqué un tournant vers une accélération des répressions : violemment réprimées, elles ont donné lieu aux affaires pénales contre les manifestants pacifiques connues sous le nom de “l’affaire de Bolotnaïa”. Les condamnations arbitraires ont mis la lumière sur “un système judiciaire entièrement soumis aux ordres de ses maîtres politiques”.

Si la censure était déjà forte auparavant, l’année 2012 marque le début d’une nouvelle ère répressive suite à une loi créant le statut « d’agents étrangers ». Appliqué aujourd’hui à quasi l’ensemble des organisations et personnes considérées par le régime de Poutine comme étant des opposants ou des membres de la société civile indépendante, le statut d’« agents étrangers » oblige l’apposition d’une mention sur chaque publication de l’organisation concernée et la limitation de ses droits. 

La loi de 2012 et l’ensemble des répressions qui l’ont suivi ont fortement contribué à la disparition quasi complète de la liberté d’expression et d’opinion en Russie

La liberté de manifestation a également été rapidement étouffée dans la Russie actuelle. Les manifestations pacifiques de tout type, se soldent le plus souvent par des violences policières majeures et des arrestations massives. 

Avec la guerre en Ukraine, les arrestations arbitraires, la censure et la propagande ont atteint des niveaux critiques. Le Kremlin manipule la société russe par un discours haineux, par une distorsion de l’histoire et une instrumentalisation de la mémoire. Et, tous ceux qui s’opposent ouvertement à ce discours sont sans cesse traqués, pourchassés, emprisonnés, empoisonnés, tués ou poussés à l’exil. 

Bilan en chiffres de l’évolution des répressions contre les droits et libertés de citoyens russes sous le régime poutinien, depuis 2012 :

  • des dizaines de milliers d’arrestations suite à des manifestations pacifiques depuis fin 2011, dont près de 20 000 suite aux manifestations contre la guerre en Ukraine en 2022
  • pas moins de 16 assassinats ou tentatives d’assassinats politiques depuis l’arrivée au pouvoir de Poutine (A. Politkovskaya, N. Estemirova, B. Nemtsov, S. Markelov, A. Babourova, A. Litvinenko, S. Iouchenkov, B. Berezovski, B. Paterkatsishvili, S. Magnitski, P. Khlebnikov, Y. Shekotchikhyn, S. et Y. Skripal, A. Navalny, V. Kara-Murza).
  • plus de 2 000 personnes poursuivies pénalement pour leurs opinions dont 354 détenues dans les prisons russes aujourd’hui
  • tous les médias indépendants sont interdits, ou censurés, ou empêchés d’exister
  • 15 journalistes sont emprisonnés
  • 645 individus et organisations reconnus comme « agents étrangers » par le Ministère russe de la Justice, dont plus de 200 depuis le début de la guerre massive en Ukraine
  • Des centaines de lois répressives ont été prises depuis les années 2000

Pour conclure ce constat glaçant, rappelons que la Russie occupe la 1ère place en terme de nombre de plaintes déposées auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et représente à elle seule plus d’un quart des requêtes enregistrées chaque année (selon le rapport annuel 2021 de la CEDH).

Malgré ce climat extrêmement répressif, de nombreuses voix s’élèvent contre l’arbitraire du pouvoir et contre la guerre en Ukraine.

Depuis le 24 février 2022, des initiatives sont nées ou se sont converties à la lutte contre la guerre en Ukraine. Les deux plus grands mouvements anti-guerre sont Fem Antiwar Resistance et Vesna. Citons également Mediapartisans, Février noir, Nitka, Teplitsa, Comité contre la guerre, et le FBK (Anti-Corruption Foundation) d’Alexeï Navalny qui continue à fonctionner malgré l’emprisonnement de son fondateur. 

Nous vous appelons à soutenir ces Femmes et Hommes russes courageux qui s’opposent chaque jour à la guerre en Ukraine.

Conclusions et replay du Forum exceptionnel sur les résistances à la guerre en Ukraine.

En ce 7 octobre 2022, jour hautement symbolique, l’association Russie-Libertés a organisé sous le patronage de Madame la Maire de Paris, le Forum des Résistances en Europe.

Ce jour marque le seizième anniversaire de l’assassinat en 2006 d’Anna Politkovskaïa par le régime du Kremlin et l’attribution du prix Nobel de la paix 2022 aux remarquables et courageux défenseurs des droits et critiques du régime de Vladimir Poutine, le biélorusse Ales Bialiatski, le Centre pour les libertés civiles ukrainien et l’ONG russe Mémorial. Se sont ainsi réunis autour de l’Ukraine tous ceux que se battent pour nos valeurs communes de liberté – des défenseurs des droits et opposants politiques, des diplomates et représentants du monde académique, des journalistes et militants ukrainiens, russes et bélarusses.

Nous avons entendu les voix de ces résistances – ukrainienne, russe, biélorusse, française et européenne – qui combattent avec les armes qui sont les leurs – la dénonciation ferme de l’agression menée par le Kremlin, la solidarité par toute forme d’aide nécessaire à l’Ukraine, et l’affirmation de nos principes européens d’humanité qui exigent de nous des actions concrètes.

“Nous avons une responsabilité pour que la guerre se termine au plus vite”, Lev Ponomarev

“Il faut continuer à soutenir l’Ukraine malgré les tentatives de Poutine de déstabilisation en Europe”, Zhanna Nemtsova

Soutenir l’Ukraine, qui se bat avec courage pour protéger l’Europe et pour que nous puissions tous vivre en paix. Les participants ont rappelé l’urgence et la nécessité de continuer le soutien à l’Ukraine malgré les efforts de Vladimir Poutine de nous déstabiliser par les tentatives de diffusion de propagande et la pression énergétique en Europe.

“Les sanctions sont efficaces mais il faut plus de sanctions personnelles et ciblées contre plus de responsables du régime de Poutine”, Lyubov Sobol

Persévérer avec les sanctions, dont l’efficacité est établie, afin de priver le Kremlin de toute ressource pour mener cette guerre.

Continuer de lutter contre la propagande du Kremlin en Russie ainsi qu’au-delà de ses frontières. La résistance est unie contre la propagande du Kremlin et pour le rétablissement de la liberté d’expression en Russie. 

“Aujourd’hui nous avons une chose de plus à faire, en complément du soutien à l’Ukraine – c’est de parler aux militants et opposants russes!”, Bernard Guetta

Continuer à soutenir les résistances contre la guerre et ouvrir les portes de l’Europe à tous ceux qui se battent contre le régime de Vladimir Poutine. La Russie sans Poutine existe – ce sont tous les résistants, y compris ceux présents au Forum, qui combattent son régime. Ce sont eux qui font la vraie Russie, celle qui fait siennes les valeurs démocratiques. Notre soutien et protection leur sont vitaux pour préserver la paix en Europe et construire la Russie de demain. 

“Ceux qui fuient la mobilisation sont dans l’opposition passive. C’est un potentiel énorme que nous devons transformer en opposition active à la guerre”, Ekaterina Goncharova

Victoire à l’Ukraine, Liberté à la Russie et Paix à l’Europe !

Nous remercions tout nos intervenants exceptionnels, le journaliste Thomas Snegaroff, la mairie de Paris, Amnesty International France pour leur soutien.


REPLAY

Ouverture par Anne Hidalgo, Maire de Paris et Introduction par Olga Prokopieva, porte-parole de Russie-Libertés et Jean-Pierre Pasternak, président de l’Union des Ukrainiens de France.
Открытие Форума Анн Идальго, мэр Парижа и встпуительное слово : Ольга Прокопьева, спикер Russie-Libertés и Жан-Пьер Пастернак, Президент Объединения украинцев Франции
[FR]        [RU]  


Table ronde 1 – La résistance ukrainienne face à la guerre : catalyseur de la défense des libertés pour toute l’Europe ? 
Круглый стол 1 – Украинское сопротивление войне Путина – катализатор борьбы за свободы во всей Европе? 
[FR]       [RU]  
Intervenants : – Nerijus Aleksiejunas, Monsieur l’Ambassadeur de Lituanie en France – Bernard Guetta, député européen – Tatsiana Khomich, conseil de coordination des prisonniers politiques du Bélarus – Valéria Faure-Muntian, groupe d’amitié France-Ukraine à l’Assemblée nationale – Denis Krivosheev, directeur régional adjoint Amnesty International Europe de l’Est – Modération: Thomas Snégaroff

Table-ronde 2 – Société civile russe : nouvelles initiatives et formes de résistance contre la guerre.  
Круглый стол 1 – Гражданское общество России: новые инициативы и виды сопротивления против войны. 
[FR]       [RU]

Intervenants : – Janna Nemtsova, co-fondatrice de Boris Nemtsov Foundation for Freedom – Daria Serenko, co-fondatrice du mouvement Fem anti-war résistance – Sergeï Guriev, économiste, directeur formation et recherche, Sciences Po – Ekaterina Goncharova, coordinatrice du mouvement anti-guerre VESNA – Lev Ponomarev, militant pour les droits humains en Russie – Lubov Sobol, avocate, militante anti-corruption russe, alliée d’Alexeï Navalny – Modération : Olga Prokopieva

Anne Hidalgo, maire de Paris
Jean-Pierre Pasternak, président de l’Union des Ukrainiens de France
Zhanna Nemtsova, confondatrice de Boris Nemtsov Foundation for Freedom
Valéria Faure-Muntian, groupe d’amitié France-Ukraine à l’Assemblée nationale et Thomas Snégaroff, journaliste
Nikolai Kobliakov, président de l’association “Russie-Libertés”
Nadezhda Kutepova, réfugiée politique russe et militante de Russie-Libertés
Serguei Guriev, économiste et provost à Sciences Po
Denis Krivosheev, directeur régional adjoint Amnesty International Europe de l’Est 
Bernard Guetta, eurodéputé
Nerijus Aleksiejunas, Monsieur l’Ambassadeur de Lituanie en France
Tatsiana Khomich, conseil de coordination des prisonniers politiques du Bélarus
Lyubov Sobol, avocate et alliée d’Alexei Navalny
Geneviève Garrigos, présidente de la commission des relations internationales de la ville de Paris
Daria Serenko, cofondatrice du mouvement Résistance Féministe contre la Guerre

Signez notre pétition: “L’Union Européenne doit protéger les Russes qui fuient les répressions et la mobilisation!”

Pour l’accueil des Russes qui disent “Non” à la guerre criminelle de Poutine!

(L’Union Européenne doit protéger les Russes qui fuient les répressions et la mobilisation criminelle de Poutine )

  • Josep Borrell Fontelles, Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

L’annonce de la mobilisation partielle des réservistes faite par Vladimir Poutine est un signal clair adressé à la communauté internationale de sa volonté de poursuivre sa guerre sanguinaire et criminelle  qui a des conséquences tragiques pour l’Ukraine et de plus en plus négatives pour le monde entier.

En agressant l’Ukraine, un pays démocratique et indépendant, Poutine a agressé toute l’Europe et tous ceux qui défendent la démocratie.

Pourtant, beaucoup de Russes ne sont pas prêts à mourir pour une cause qu’ils n’ont jamais soutenue et pour une guerre qu’ils n’ont jamais voulue. Des Russes manifestent et bravent les répressions en Russie pour exprimer leur désaccord avec la guerre meurtrière de Poutine depuis le 24 février. Aujourd’hui, ils sont à nouveau nombreux dans les rues des villes russes pour dire NON à la guerre et NON à la mobilisation. Depuis le 24 février 2022, plus de 17000 arrestations de manifestants anti guerre ont eu lieu en Russie (source : OVD Info).

Nous soutenons ces mouvements  en Russie et les citoyens russes qui  manifestent en ce moment en Russie contre l’engrenage sanguinaire du Kremlin. Ces Russes n’ont plus que le choix entre être envoyés à la mort sous la menace ou la prison. En ce moment même, ils sont arrêtés suite à la participation à de nombreuses manifestations contre la guerre et la mobilisation et sont envoyés pour combattre contre l’Ukraine.

Une loi, prise à la hâte hier, menace les militaires de poursuites pénales allant jusqu’à 15 ans de prison pour toute tentative de désertion ou d’insoumission à des ordres. La reddition volontaire à l’armée ukrainienne sera passible de 10 ans de prison.  

La mobilisation dite « partielle » est un geste criminel et désespéré de Poutine ! 

Le refus de certains citoyens russes de combattre en Ukraine pourrait affaiblir le Kremlin et accélérer sa défaite en Ukraine et donc approcher la fin de la guerre.

Nous, l’association Russie-Libertés demandons, sur tout le territoire de l’Union Européenne de :  

  1. Permettre l’accueil des citoyens russes s’opposant à la guerre en Ukraine et ne voulant pas combattre contre les Ukrainiens
  2. Créer un statut juridique spécial de protection pour les citoyens russes fuyant le pays suite à leur opposition publique à la guerre menée par l’armée russe en Ukraine
  3. Mettre en place une aide, y compris financière et juridique, pour l’accueil de tels citoyens russes sur le territoire de l’Union européenne 

L’association “Russie-Libertés”, fondée à Paris en 2012, a pour principal objectif la défense des droits humains et le soutien au développement d’une démocratie en Russie. Nous sommes un groupe de citoyens engagés, indépendant de tout parti politique ou de toute autre influence partisane. En France, nous portons la voix et les revendications des représentants de la société civile russe, opprimés par le pouvoir du Kremlin. 

Russie-Libertés se bat fermement, aux côtés des organisations ukrainiennes en France, contre la guerre en Ukraine depuis son début en 2014. Nous participons régulièrement aux manifestations contre la guerre en Ukraine et nous faisons partie du mouvement international Russians Against War. Nous sommes membres du Comité Russie Europe, avec les Nouveaux Dissidents, Desk Russie, la Communauté des Bélarusses à Paris et l’Initiative des Citoyens pour l’Europe (ICE).

​​Non à la guerre criminelle de Poutine et non à la mobilisation criminelle !

Pour nous soutenir