Les sociétés françaises et le non respect des sanctions économiques et commerciales avec la Russie

Depuis l’annexion illégale de la Crimée par la Russie en 2014, l’Europe, et plus largement la communauté internationale, mettent  en place des mesures consistant à sanctionner la Russie pour son agression contre l’Ukraine, un pays indépendant. Ces mesures se sont particulièrement intensifiées depuis le 24 février 2022, lors de l’invasion massive de l’Ukraine par les troupes armées russes. 

Ainsi, depuis février 2022, l’UE a interdit des exportations de biens vers la Russie représentant une valeur de plus de 43,9 milliards d’euros et des importations de biens russes représentant une valeur de 91,2 milliards d’euros. Ces sanctions économiques de grande ampleur freinent considérablement l’effort de guerre russe et obligent le Kremlin à chercher de nouvelles sources   de financement, d’approvisionnement de son armée et de son industrie de guerre. Elles sont efficaces pour mettre la pression sur le régime de Vladimir Poutine et ses proches. 

Cependant, lorsque fin juin 2023 l’Union Européenne vote un 11ème train de sanctions à l’encontre de la Russie, elle admet que “leur contournement reste substantiel et systémique”. 

De plus, alors que des restrictions d’entrée vers certains pays européens s’imposent aux citoyens russes, des personnes proches du Kremlin et complices de la guerre en Ukraine continuent à s’y déplacer, posséder librement des biens immobiliers et autres actifs sans être inquiétées.

Afin d’accroître l’efficacité des mesures prises à l’encontre du régime poutinien suite à l’invasion massive de l’Ukraine, il est aujourd’hui essentiel de renforcer le contrôle sur les sanctions économiques d’une part, et d’adopter une démarche cohérente sur les sanctions individuelles d’autre part.

Il revient à chaque Etat membre de l’UE de veiller à la bonne application de ces mesures et de sanctionner les sociétés qui les contournent, ainsi que leurs dirigeants.

Depuis le début des sanctions et de l’embargo appliqué à la Russie en 2014, le gouvernement russe met en place une stratégie visant à réduire considérablement sa dépendance vis-à-vis des pays européens et des États-Unis, en misant sur le renforcement de son industrie et en diversifiant ses relations. 

Néanmoins, la dépendance au commerce avec les pays européens reste d’actualité. En effet, les débris des armements russes sur le territoire ukrainien, ont révélé que les armes russes sont encore constituées de composants fabriqués récemment, notamment par plusieurs entreprises françaises. Le rapport publié par le groupe de travail Yermak-Mcfaul met en lumière les entreprises qui ne respectent pas l’embargo et les intermédiaires par lesquels elles passent. D’autres enquêteurs notent la présence de composants fabriqués par STMicroelectronics, Thales, Souriau, Safran ou encore Lynred dans douze références d’armes russes utilisées en Ukraine: drones, missiles, avions de chasse, caméras de surveillance, des moteurs d’hélicoptères, des désignations de cibles pour les avions de chasse. De plus, certains produits comme des jumelles Safran ou encore des drones Elistair étaient encore en vente sur des sites russes début 2023. Au vu de l’importance du nombre de composants et de leur caractère indispensable pour la fabrication de fournitures militaires, nous pouvons supposer que sans l’approvisionnement d’entreprises françaises, l’armée russe n’aurait pas la même facilité à combattre et à commettre des crimes de guerre en Ukraine. 

Les entreprises se justifient en expliquant qu’il s’agit, pour la plupart des composants, de livraisons de fin de contrats, certains se terminaient alors en 2019. Ce qui explique alors la continuité de ces exportations vers la Russie même après le début de l’embargo en 2014. Néanmoins, plusieurs transferts ont continué en 2022 : grâce à des failles administratives notamment, certains types de commerce n’étaient pas sanctionnés, tel celui des des industries civiles. Par exemple, le moteur Ardiden 3G de Turbomeca, une filiale de Safran, équipe l’hélicoptère civil de transport Ka-62. Mais comme la société Safran l’admet elle-même, ce moteur est compatible avec une « application militaire ». Certaines pièces de moteur d’avion ou d’électronique, ont pu ainsi être exportées et utilisées à des fins militaires en raison d’une faille juridique dans les mesures restrictives de février 2022. En outre, le projet de loi visant à encadrer et plus précisément à poursuivre en justice les individus et les entreprises qui fournissent des équipements à des pays sous embargo est depuis 10 ans en attente au Parlement. Aujourd’hui, sauf quelques exceptions, il n’y a pas de réelle volonté de sanctionner les auteurs du détournement de ces règles.

Afin d’échapper à cet embargo, le gouvernement russe passe par Pékin pour s’approvisionner en toutes sortes d’équipements militaires. Certaines entreprises françaises peuvent alors exporter en Chine sans avoir l’obligation de connaître la destination ou le client final de leurs marchandises. Par exemple, 60% des composants produits par Lynred sont à destination de Pékin. Selon la présidence ukrainienne, la Russie va doubler sa production de missiles grâce notamment à des puces électroniques occidentales. Pour faire face à cette situation, une mesure nommée « know your customer » (KYC), est supposée éveiller la conscience des entreprises.

De plus, comme l’ont proposé de nombreux représentants des forces démocratiques russes lors du Dialogue de Bruxelles qui s’est tenu début juin au Parlement européen, l’Union Européenne devrait publier une liste des entreprises qui ne respectent pas cet embargo. Par ailleurs, selon eux, devraient être ajoutés à cette liste, les noms de ceux qui transmettent leurs actifs européens à leur famille afin d’échapper aux sanctions. 

La question des sanctions individuelles est également largement soulevée par le Fonds Anti-Corruption d’Alexeï Navalny qui met en évidence la libre circulation dans l’Union Européenne de personnalités proches du Krémlin telle que la femme du ministre adjoint à la défense russe. 

Ainsi, une application plus cohérente de la politique des sanctions individuelles est nécessaire et nous alertons sur les nombreuses possibilités de contournement qui bénéficient finalement aux personnalités les plus proches du Kremlin, alors que des activistes russes qui dénoncent la guerre rencontrent des difficultés considérables pour venir et se réfugier en Europe.

Il est essentiel que le devoir de vigilance des entreprises françaises et européennes soit renforcé quant au  contrôle de leurs clients finaux, des intermédiaires financiers ainsi qu’à l’égard des flux des exportations. C’est à la seule condition d’une application stricte de ces règles que l’affaiblissement de l’armée russe sera possible et accélérera la fin de la guerre menée par le régime de Poutine en Ukraine. 

RENCONTRE D’ETE DE RUSSIE-LIBERTES

ЛЕТНЯЯ ВСТРЕЧА RUSSIE-LIBERTES

ADRESSE/ АДРЕС : Maison des Associations, 181 avenue Daumesnil, Paris 12

HEURE / ВРЕМЯ : 14h30 à 17h00

LANGUE / ЯЗЫК : FR & RU

Дорогие друзья, члены и соратники Russie-Libertés!

Мы приглашаем вас на летнюю встречу с Russie-Libertés и нашими гостями 8 июля в Доме ассоциаций в 12-м округе.
Эта встреча будет иметь новый для вас формат: мы предлагаем интерактивные дебаты, в которых вы будете полноправным участником.
Темы дебатов будут самыми разнообразными: 500 дней войны в Украине, формы российского сопротивления, оппозиция в изгнании, борьба с пропагандой…

Дебаты будут вести наши гости:

Ксения Большакова, журналистка, писательница и лауреат премии Альберта Лондона за документальный фильм о Вагнере
Лев Пономарев, правозащитник и президент Института Сахарова

Также, в рамках встречи, Анастасия Буракова основательница Ковчега, презентует новый проект Первым Рейсом (по zoom)

После дебатов, приглашаем вас на дружественный пик-ник !

ЗАПИСЬ ОБЯЗАТЕЛЬНА

Chers amis, membres et sympathisants de Russie-Libertés !

Nous vous convions à une rencontre d’été avec Russie-Libertés et nos invités le 8 juillet à la Maison des Associations du 12ème arrondissement.

Cette rencontre aura un nouveau format pour vous: nous vous proposons un débat interactif, où vous serez partie prenante à part entière.
Les thèmes du débat seront variées: les conclusions des 500 jours de la guerre en Ukraine, les formes de résistance des russes, l’opposition en exil, la lutte avec la propagande…

Le débat sera animé par nos invités :
Ksenia Bolchakova, journaliste, autrice et détentrice du Prix Albert-Londres pour le documentaire sur le Groupe Wagner
Lev Ponomarev, défenseur de droits humains et président de l’Institut Sakharov

Après les débats, nous vous invitons à un pique-nique participatif amical.

INSCRIPTION OBLIGATOIRE

ADRESSE/ АДРЕС : Maison des Associations, 181 avenue Daumesnil, Paris 12

HEURE / ВРЕМЯ : 14h30 à 17h00

Закажите нашу сумку и получите её на встрече / Commandez notre totebag et retirez le le 8 juillet.
Цена/Prix : 15 EUR (заказ при записи через Hello Asso / commande à l’inscription sur Hello Asso)

Déclaration de Russie-Libertés concernant la situation en Russie au 24.06.2023

Le régime de Vladimir Poutine mène, depuis l’annexion illégale de la Crimée en 2014, une guerre criminelle contre l’Ukraine et le peuple ukrainien. Le 24 février 2022, il a lancé une offensive massive contre l’Ukraine en ciblant délibérément les populations civiles. Il conduit également des répressions massives en Russie contre la société civile, les opposants, les journalistes et contre tous ceux qui s’expriment contre cette guerre. Dans cette guerre atroce en Ukraine, ainsi qu’en Syrie, en Afrique et ailleurs, le régime de Poutine s’appuie sur des groupes de mercenaires et paramilitaires ultra-violents comme le groupe Wagner, reconnu comme étant terroriste par l’Assemblée nationale. 

Vladimir Poutine a nourri, aidé et encouragé ces groupes armés à se développer. Il a aidé son proche et oligarque Evguéni Prigojine à recruter des mercenaires parmi la population russe et notamment dans les prisons. Aidés par ce groupe terroriste, le régime de Poutine et l’armée russe ont commis des crimes de guerre en Ukraine, crimes auxquels le groupe Wagner a participé. 

Aujourd’hui, la guerre commencée par le régime de Poutine, et menée avec l’aide du groupe Wagner, se retourne contre lui comme un boomerang. Celui qui a semé la guerre ailleurs a apporté le conflit et des affrontements violents sur le territoire russes. 

Russie-Libertés n’a jamais soutenu et ne soutiendra jamais aucune action violente qui met en danger les populations civiles. Nous sommes pour une résistance non violente au régime de Poutine et pour l’instauration d’une transition démocratique en Russie avec l’aide de la communauté internationale.

Poutine et Prigojin sont les deux pièces d’une même médaille, les deux affichent la volonté de poursuivre l’atroce guerre en Ukraine, les deux ont commis des actes violents contre des populations civiles, ils devront être jugés pour leurs crimes par la Justice internationale.

Dans cette période trouble, nous assistons à l’affrontement entre les différents clans du régime poutinien qui montrent tous leurs visages. Nous appelons la France, l’UE et les institutions internationales à intensifier l’aide à l’Ukraine, à ne pas baisser la garde face à Poutine ni à aucun autre criminel qui tenterait de percer en Russie.

Nous appelons également à exiger le retrait immédiat de troupes russes du territoire ukrainien, à accélérer l’aide à l’Ukraine pour conduire à sa libération rapide sur l’ensemble de son territoire, à soutenir les forces démocratiques russes exilées et exiger la libération immédiate de tous les prisonniers politiques russes opposés à la guerre qui pourront conduire, avec l’aide de la communauté internationale, à la transition nécessaire vers une Russie démocratique, pacifique, respectueuse de ses voisins et des droits humains.

Sauvons les enfants du poutinisme

Les communautés et les associations démocratiques et opposées à la guerre formées par les russes dans le monde entier, dont notamment le mouvement «Voice of Free Russia», organisent la campagne « Sauvons les enfants du poutinisme ». Au cours d’un mois et demi les militants russes organisent manifestations, cortèges, événements caritatifs et autres initiatives. L’étape finale va coïncider avec la Journée internationale des enfants victimes innocentes d’agression, instituée par l’ONU et fixée au 4 juin. 

Enfants ukrainiens

L’ONU a déjà reconnu la déportation des enfants d’Ukraine, notamment à partir des territoires occupés par la Russie, comme un crime de guerre. La Cour Pénale Internationale a émis le premier mandat d’arrestation à l’encontre de V. Poutine et M. Lvova-Belova, concernant précisément leurs crimes envers les enfants. En langage juridique, on a déjà qualifié ces actes barbares de génocide. Selon les informations du site de l’État ukrainien “Children of War”, au 03 juin 2023, 19 505 enfants ont été illégalement déportés de l’Ukraine, et tous n’ont pas été retrouvés, loin de là. Selon certaines estimations, ce chiffre pourrait atteindre les centaines de milliers. Il existe plusieurs témoignages confirmés du fait que les structures qui accueillent les enfants cherchent à les « rééduquer » idéologiquement et politiquement, tandis que certaines leur imposent un entraînement militaire.

Enfants russes

Les enfants de Russie sont également ciblés par le gouvernement de Poutine. Le gouvernement soumet les enfants à une propagande massive et intensifie cette pression idéologique chaque jour. Le gouvernement de Poutine déforme les situations réelles en modifiant les programmes d’étude. Il cherche à instiller aux enfants un pseudo-patriotisme et de fausses valeurs, afin d’élever une génération de zombies pro-Kremlin, ce qui représente une énorme menace pour le futur. L’éducation et l’instruction sont de plus en plus militarisées. Depuis l’école maternelle, on force les enfants à participer à des « fêtes » et concours militarisés. Les cours de préparation à la guerre ont été réintroduits dans les écoles. Des colonies de vacances militaires-patriotiques ont été organisées.

Les enfants qui expriment des opinions contre la guerre subissent des punitions et des persécutions. On exerce une pression sur les enfants en les séparant de leurs parents qui n’approuvent pas la politique du pouvoir.


La campagne globale “Sauvons les enfants du poutinisme” s’oppose à ces actions atroces du gouvernement poutinien, qui vont à l’encontre de toute humanité et du droit international. Dans le cadre de la campagne, les Russes adressent leurs préoccupations aux organisations et structures suivantes, qui ont le pouvoir d’intervenir dans cette situation inconcevable dans le monde civilisé et de mettre fin à la guerre de Poutine contre les enfants :

l’UNICEF et le Comité International de la Croix Rouge

Ils doivent solliciter auprès du gouvernement de la Fédération de Russie la possibilité de rendre visite aux enfants ukrainiens qui y ont été portés. Ils doivent inspecter les conditions dans lesquelles ils se trouvent et garantir leur déplacement en Ukraine ou dans un pays tiers.

Les gouvernements des pays qui reconnaissent la Cour Pénale Internationale

Afin de respecter le Statut de Rome et d’exécuter le mandat d’arrestation émis contre V. Poutine et M. Lvova-Belova, ils doivent les remettre à cette même Cour.

la Cour Pénale Internationale

Afin qu’elle émette des mandats d’arrestation contre tous les criminels dont leur implication dans la déportation des enfants ukrainiens a été démontrée.

les gouvernements des pays qui ne reconnaissent pas la Cour Pénale Internationale

Nous demandons qu’ils émettent un mandat d’arrestation contre V. Poutine, M. Lvova-Belova et tous les complices connus de la déportation d’enfants.

Les pays démocratiques

Nous demandons aux gouvernements respectifs d’intervenir et d’exiger des criminels, en premier lieu V. Poutine et M. Lvova-Belova, la restitution immédiate de tous les enfants ukrainiens déportés. Ces gouvernements devraient contribuer au rapatriement de ces enfants ou à leur déplacement en Ukraine ou dans un pays tiers.

Le Comité des droits de l’enfant de l’ONU

Nous leur demandons de prêter attention aux mesures répressives prises contre les enfants en Fédération de Russie, telles que les poursuites administratives et pénales contre ceux qui s’expriment activement en tant que dissidents. Nous leur demandons de réagir à la militarisation de l’instruction et de l’éducation, à la propagande belliciste ciblant les enfants, ainsi qu’à l’utilisation des enfants pour exercer une pression sur les parents mécontents du pouvoir.


La campagne-relais globale “Sauvons les enfants du poutinisme” propose non seulement des initiatives publiques dans la rue, telles que des manifestations, des rassemblements ou des performances, mais aussi d’écrire personnellement aux gouvernements et aux autorités de plusieurs pays, et de participer à des événements et rencontres thématiques.

Voici la liste des villes du monde qui participent à la campagne : https://www.savechildrenfromputinism.org/ (Les lieux et les horaires des initiatives seront rajoutés au fur et à mesure qu’elles seront confirmées)

Collecte de fonds

Les manifestations sont terminées, mais le projet continue ! Nous avons lancé une collecte de fonds qui sera reversée aux organisations travaillant sur les projets suivants :

  • recherche d’enfants ukrainiens déportés ;
  • recherche et retour des enfants ukrainiens déportés ;
  • l’assistance aux enfants russes qui ont souffert des répressions de Poutine ;
  • la lutte contre la propagande dans les établissements d’enseignement russes ;

Save Ukraine, KidMapping, Russia Behind Bars et d’autres portent ces importants projets qui correspondent à notre collecte de fonds.

Manifestation à Paris “Sauvons les enfants”

3 Juin 2023 à Paris Marche de la place de la République à la place de la Bastille à 16h00.
Joignez-vous à notre manifestation pour le retour des enfants ukrainiens déportés en Russie et contre l’endoctrinement des enfants russes par le régime de Poutine.

Cette marche organisée conjointement par l’ “Union des Ukrainiens de France”, l’association “Pour l’Ukraine, pour leur Liberté et la Nôtre” et “Russie-Libertés” a lieu à l’occasion de la Journée internationale des enfants victimes d’agression du 4 juin.

Russie: répressions quotidiennes pour des actions anti-guerre

(Données à avril 2023)

Depuis le 24 février 2022, début de l’invasion massive de l’Ukraine par la Russie, des dizaines de mouvements anti-guerre sont nés en Russie. Leurs actions sont diverses et pacifiques :

  • soutenir les Ukrainiens en apportant une aide à ceux déportés de force en Russie et une aide financière et matérielle aux réfugiés;
  • dénoncer la guerre et montrer que la société civile russe résiste sous différentes formes;
  • organiser des actions partisanes anti-guerre en Russie: affichages, lettres aux députés russes, campagnes artistiques anti-guerre, piquets solitaires…
  • briser la propagande et informer la population russe sur la réalité de la guerre en Ukraine;
  • aider ceux qui sont poursuivis par le régime poutinien pour leur opposition à la guerre : aide à quitter la Russie en sécurité, aide au logement à l’étranger, aide juridique et psychologique…

Lisez notre TRIBUNE dans Libération pour en savoir plus sur les modes d’actions de ces mouvements.

Notre association tente d’apporter une aide à ces mouvements en portant leur voix en France, en soutenant leurs revendications et actions et en aidant les militants qui sont en danger à s’exiler en France.

Les répressions s’intensifient chaque jour en Russie et chaque personne qui ose élever sa voix contre la guerre ou contre le régime poutinien, est poursuivie:

Ils ont besoin de notre et votre soutien !
Participez à notre campagne en soutien aux mouvements anti-guerre russes.

Quelques euros pour encourager ces Femmes et Hommes qui se battent contre la machine répressive du Krémlin et contre la guerre en Ukraine!

Wagner

Wagner : un groupe ultra violent, au service de Poutine, qui sème la désinformation et la terreur

Le groupe Wagner est une société militaire privée russe, au statut juridique flou car officiellement ces structures sont interdites en Russie. Créée et contrôlée par l’oligarque russe proche de Poutine, Evgueni Prigojine, le groupe Wagner serait selon de nombreux experts une unité liée au Ministère russe de la Défense et financée par ce dernier. 

Ukraine, Syrie, Afrique… Wagner sème la terreur et pratique des crimes de guerre atroces. Sur internet également, ”l’usine à trolls” qui lui est liée, mène une guerre de propagande et de désinformation.

Plusieurs pays, dont l’Ukraine, des pays Baltes et les Etats-Unis, ont déjà reconnu Wagner comme organisation terroriste. Une résolution en ce sens a été déposée à l’Assemblée nationale en France. Nous appelons l’ensemble des députés français, de tous les groupes, à voter en faveur de cette résolution.  

Pourquoi est-ce important de le reconnaître comme tel et quels sont les crimes commis par le groupe Wagner ?

UKRAINE

Selon le Service du renseignement ukrainien et des enquêteurs indépendants, les combattants du groupe Wagner sont impliqués dans le conflit dans le Donbass depuis 2014, notamment, dans l’opération de la prise d’assaut de l’aéroport de Louhansk et les combats dans la région de Debaltsevo.

Depuis l’invasion massive de l’Ukraine par la Russie en février 2022, Wagner a renforcé son implication dans le conflit.

Courant 2022, Evgueni Prigojine s’est rendu à plusieurs reprises dans des prisons russes afin de recruter des prisonniers pour aller combattre en Ukraine en leur promettant d’être graciés. Ainsi, des prisonniers qui ont commis des crimes particulièrement graves, tels que des assassinats et des viols, se sont retrouvés sur le front.

Ceux qui ont tenté de fuir ou de se rendre ont été sauvagement assassinés par leurs pairs :  ces exactions extrajudiciaires ne sont pas, à ce jour, condamnées par le Kremlin. Le cas le plus connu est celui de Yevgeny Nuzhine qui est apparu sur une vidéo partagée sur les réseaux sociaux se faisant exécuter à coups de masse sur sa tête écrasée.

SYRIE

Depuis 2013, le groupe assure une présence militaire non officielle en Syrie largement documentée par les enquêteurs internationaux.

Ainsi, le journal russe Novaya Gazeta a identifié les acteurs de l’exaction d’un homme syrien, abattu avec une masse, décapité puis brûlé, comme étant des personnes du groupe Wagner. Ces actes de sauvagerie n’ont pourtant jamais fait l’objet d’enquêtes en Russie. Ces faits sont à nouveau confirmés en 2023 par une enquête conjointe dénommée #Wagnerleaks menée par le Centre Dossier, Die Welt, Insider, Paris Match et Arte.

AFRIQUE

De même en Afrique, où le groupe Wagner semble opérer dans pas moins de 9 pays. Officiellement, Wagner y assure la “formation militaire des forces locales, la protection personnelle des chefs et la protection des installations énergétiques”. Cependant, depuis le début de l’année 2021, les experts de l’ONU reçoivent constamment des informations inquiétantes sur des exécutions d’une brutalité extrême, des charniers, des tortures, des viols et autres violences sexuelles, des détentions illégales et des disparitions notamment au Mali et en République Centrafricaine.

En échange de ces services, les filiales de Wagner en Afrique reçoivent des privilèges et licences, permettant, notamment, d’exploiter les minéraux et autres ressources naturelles, ainsi que de vendre localement des armes et des technologies.

L’USINE A TROLLS

Outre Wagner, l’empire de Prigojine s’étend sur plus de 400 sociétés dont «L’usine à trolls».

Dénommée également l’Internet Research Agency, elle a été créée par Prigojine en 2013. Depuis plus de 10 ans, elle lui permet de mener une guerre informationnelle pour semer la désinformation à l’intérieur de la Russie, mais aussi pour alimenter les conflits nationaux internes à l’étranger et déstabiliser ainsi les démocraties occidentales.

« L’usine à trolls » a été connue notamment suite aux ingérences avérées dans l’élection présidentielle américaine de 2016. L’IRA avait posté plusieurs dizaines de milliers de messages via de faux comptes afin d’influencer le vote des Américains en faveur de Trump. Plus de 120 millions d’électeurs auraient ainsi été ciblés.

Les dernières révélations de #Wagnerleaks ont mis toute la lumière sur les atrocités commises par cette armée privée de Prigojine opérant en dehors de tout cadre légal et semant la terreur dans tous les pays et régions où ils se présentent. Il s’agit donc d’une véritable organisation terroriste et la France doit réagir avec fermeté à la violence et la déstabilisation des Etats commises par le groupe Wagner à travers le monde. 

Nous demandons que toute cette structure obscure tournant au service du régime criminel de Poutine soit reconnue comme étant une organisation terroriste.

De plus, nous demandons que Prigojine et tous ses complices soient jugés par la justice internationale pour les crimes commis par Wagner mais aussi pour les incitations à la haine et la désinformation massive propagées par ses canaux.

La résistance des femmes à la guerre et à la dictature en Russie

Lundi 3 avril à 19h, aura lieu une conférence-débat avec la présence exceptionnelle de Daria Serenko, artiste, militante anti-guerre russe, cofondatrice du mouvement FAS (Feministskoïe antivoïennoïe soprotivlenié) ou « Résistance Feministe anti-guerre », qui agit dans la Fédération de Russie, Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, spécialiste des violences de guerre contre les civils, Daria Burleshina, professeure de langues, artiste et Svitlana Konovalova, doctorante en littérature.

Créée en février 2022, au moment de l’invasion russe de l’Ukraine, la FAS réunit 45 associations à travers tout le territoire de la Fédération de Russie auxquelles s’ajoutent des dizaines de militantes anonymes, sans compter celles qui ont dû s’exiler.
La force de ce réseau vient de ce qu’il s’appuie sur des structures qui préexistaient à la guerre et des liaisons horizontales rendant plus difficile le contrôle et l’arrestation de ses membres. Toutefois, plus de 200 militantes font aujourd’hui l’objet de poursuites en Russie.

Les actions de la FAS, qui mobilisent des citoyennes ordinaires, vont du rassemblement public à l’incendie des bureaux de recrutement de l’armée. La résistance à la propagande du régime passe par l’intervention dans des groupes WhatsApp de quartier, la diffusion de conseils pour échapper à la conscription sur les chaînes Telegram dédiées, jusqu’à la distribution dans les boîtes aux lettres du samizdat anti-guerre Jenskaya Pravda (la Pravda des femmes), rédigé aussi dans les langues minoritaires de la Fédération.

La violence en Ukraine et les violences contre les femmes sont un seul et même fléau de la Russie : le virilisme et le culte de la brutalité sont le ciment idéologique du régime de Poutine et d’une société où la violence est partout : de la sphère familiale, où les violences s’exercent sur les femmes et les enfants, jusqu’aux bizutages criminels dont s’accompagne la formation militaire, en passant par l’école désormais militarisée.

« La guerre et les droits des femmes sont étroitement liés, explique Daria Serenko, car […] ceux qui commettent les pires crimes [sur le champ de bataille] sont souvent les mêmes qui se montrent les plus brutaux chez eux. »

En Ukraine, la mobilisation des femmes montre leurs capacités dans l’organisation de la société civile : en Russie, peuvent-elles constituer une force de mobilisation politique face à la dictature machiste et masculiniste ?

L’événement est co organisé par :

– Pour l’Ukraine, pour leur liberté et la nôtre ! Association créée par 130 universitaires rejoints par de très nombreux partisans et partisanes de la cause ukrainienne, publie des tribunes et mène des actions en soutien à la cause de l’Ukraine.

– Russie-Libertés : Fondée en 2012, l’association a pour principal objectif la défense des droits humains et le soutien au développement d’une démocratie en Russie. Elle est le membre de la coalition internationale des russes anti-guerre.

– L’ association Défense de la Démocratie en Pologne (ADDP) a été créée en 2016 à Paris en vue de défendre les valeurs démocratiques européennes (droits des femmes, des réfugiés, etc.). Elle apporte son soutien aux femmes survivantes des violences sexuelles perpétrées par les Russes en Ukraine en collaboration avec la Fondation Dr. Denis Mukwege.

Avec la participation de:

– L’université Toulouse Jean Jaurès.
– Conseil Départemental de la Haute-Garonne.

Merci à Alexandra Demina pour le design de l’affiche.

En Russie, des femmes contre la guerre au risque de leur vie.

Exposition : en Russie, des femmes contre la guerre, au risque de leur vie

Exposition de 15 portraits de femmes russes qui résistent à la guerre en Ukraine et au régime de Poutine

L’association Russie-Libertés, en partenariat avec le mouvement russe Résistance féministe anti-guerre et l’ONG Mémorial, présente une exposition de 15 portraits de femmes russes qui s’opposent à la guerre en Ukraine et font l’objet, du fait de leur position anti-guerre, de persécutions par les pouvoirs publics russes. L’objectif des créateurs de ce projet et de donner de la visibilité à des cas de violations graves des droits humains en Russie, afin d’alerter la communauté internationale, les institutions et le public français sur le danger dans lequel se trouvent les opposantes russes à la guerre en Ukraine. En portant cette voix de la résistance féminine, il s’agit, par ce projet, de sensibiliser le public en France au sujet de l’opposition des femmes en Russie à la guerre en Ukraine.

Les portraits exposés ont été réalisés par des femmes artistes russes et biélorusses, dont beaucoup ont également fait l’objet de persécutions politiques en raison de leur position anti-guerre. Certaines d’entre elles ont été contraintes de taire leur vrai nom pour des raisons de sécurité.

L’exposition a reçu le soutien de la Mairie de Paris.

Retrouvez également l’intervention de notre militante, Ekaterina Oleinikova, au Forum “Femme, Vie, Liberté” : extraits.

Héroïnes de l’exposition

Viktoria Petrova, Tatiana Savinkina, Anastassia Levachova, Aleksandra Skotchilenko, Irina Dmitrieva, Oksana Baoulina, Lina Barabach, Aleksandra Kaloujskikh, Irina Tsybaneva, Anouch Panina, Irina Tolmatcheva, Marina Novikova, Maria Ponomarenko, Angelina Rochtchupko, Irina Bystrova

Où et quand

28 février – 31 mars 2023 : Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 12e – grilles extérieures (181, avenue Daumesnil, Paris 12e)

17 avril – 20 mai 2023 : Parc de Choisy – grilles extérieures du parc (128, avenue de Choisy, Paris 13e)

Puis, l’exposition se poursuit en ligne: compte instagram du projet Women against war

Le vernissage de l’exposition aura lieu le mercredi 8 mars 2023 à 18h, à Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 12e. Photos du vernissage :

MARCHONS POUR L’UKRAINE – UN AN DE GUERRE EN EUROPE

Le 24 février 2022, Poutine ordonnait l’invasion de l’Ukraine et entamait son entreprise terroriste.

Contre cette guerre qui menace la paix de toutes et de tous, nous appelons toutes les citoyennes et tous les citoyens, toutes les forces et organisations démocratiques, partis, syndicats, associations, à se rassembler.

Depuis cette date, les forces d’invasion russes bombardent et massacrent sans répit, comme à Boutcha et à Marioupol, multiplient les viols, les tortures et les assassinats et organisent la déportation de milliers d’enfants ukrainiens en Russie.

Des familles et des personnes âgées subissent le froid, la faim, la terreur. Un désastre humain et écologique s‘abat sur l’Ukraine.
Le peuple ukrainien résiste et fait face, au prix de lourdes pertes humaines.

En Russie, celles et ceux qui s’opposent à la guerre et soutiennent l’Ukraine sont pourchassé•es et persécuté•es, nous devons les appuyer.

L’État russe utilise pour ses crimes des organisations terroristes telles que le sinistre groupe Wagner. Nous ne devons pas laisser se commettre de tels crimes.

Alors que cette guerre dure depuis un an déjà, nous appelons à une grande mobilisation populaire en défense de l’Ukraine.

Nous voulons l’arrêt de la guerre d’invasion, des bombardements et des crimes et aboutir à une paix juste, par le retrait de l’armée russe de toute l’Ukraine et le retour des populations ukrainiennes déportées, notamment des enfants.

Nous vous appelons à manifester avec nous !

Le rassemblement est organisé en coalition avec plus de 40 organisations françaises et européennes de tous bords politiques et s’inscrit dans un mouvement international de solidarité avec l’Ukraine.

DATE ET LIEU

25 février 2023 à 14h00

De la place de la République à la place de la Bastille (Paris)

Evénement Facebook


Des rassemblements dans le monde entier sont prévus les 24 et 25 février dont nombreux sont organisés par des russes exilés opposés à la guerre.

Russie-Libertés fait partie de la coalition internationale des Russes contre la guerre:

Site Web de l’action internationale des Russes contre la guerre:
theyearofterror.com

#MarchForUkraine #WeStandWithUkraine #YearOfTerror #NoPutinNoWar #StopPoutine #StopLaGuere #RussiansAgainstWar

REPLAY de la conférence “Les voies de dépoutinisation de la Russie”

La paix en Europe ne sera garantie qu’après la «dépoutinisation» de la Russie, tel est le constat que nous faisons aujourd’hui. Comment assurer cette défaite de Poutine en Russie et organiser la dépoutinisation du pays soumis depuis 20 ans à un régime répressif et une propagande de grande ampleur ?

Nous en avons parlé le 9 février 2023 lors d’un conférence qui s’est tenue à l’INALCO.

Cet événement nous a permis de réfléchir ensemble sur les chemins que pourraient prendre la Russie pour atteindre un état démocratique. Trois personnalités sont intervenues à cette occasion, trois regards croisés qui ont donné leur vision de la Russie d’après Poutine : David Satter, Maria Novikova et Lev Ponomarev.

David Satter est revenu sur la montée au pouvoir de Vladimir Poutine pour rappeler qu’il est devenu président à la suite de la vague d’attentats visant des immeubles en Russie et la guerre de Tchétchénie.  M. Satter a insisté sur la nécessité de 

«Dire la vérité sur les explosions des années 1990, raconter les crimes, l’attentat de Beslan, de Dubrovka, les assassinats de Nemtsov, de Politkovskaia, […] parler de tout cela pour commencer la dépoutinisation et créer des conditions démocratiques pour la Russie», David Satter.

Lev Ponomarev a, quant à lui, alerté sur le risque de montée en puissance, même dans les pays démocratiques, de l’autoritarisme susceptible d’ébranler les fondements constitutionnels. Il a également rappelé que, « dans les années 90 [les russes ont] réussi à faire une révolution démocratique et pacifique et [ont] su créer une constitution démocratique. La crise économique, a fait que […] la tcheka [ndlr. la police politique de la période soviétique, ici au sens figuré] a pris le pouvoir ».

Lev Ponomarev a souligné qu’en Russie « seules 10-15% de la population soutient vraiment Poutine », « les autres restent juste silencieux ».

Selon Maria Novikova, la dépoutinisation de la Russie mènera à l’état où l’être humain aura « la valeur suprême ».  La priorité pour Maria sur le chemin de la dépoutinisation est « d’atteindre notre public, propager la vraie information, lutter contre la propagande. Discuter avec les gens en utilisant un langage accessible pour les différentes populations ». Il est important, selon Maria, que les citoyens comprennent pourquoi les valeurs démocratiques, la liberté d’expression et les élections libres sont nécessaires.

« Nous devons expliquer mais pas imposer, nous devons inculquer un amour de la liberté à des gens qui ne savent pas ce qu’est la liberté car nous ne sommes pas des gens libres », a souligné Maria Novikova.

Il ne serait pas possible d’avancer sur le chemin de dépoutinisation de la Russie sans la victoire de l’Ukraine. Ainsi, l’ensemble des intervenants ont appelé à la nécessité d’accélérer l’aide à l’Ukraine à vaincre la guerre, en regagnant l’ensemble de ses territoires, y compris l’aide militaire. En dépendra la liberté et l’indépendance de l’Ukraine, mais aussi celles de l’Europe, de la Russie et du Bélarus.

Retrouvez le replay (en français et en russe) ici et la conférence en images plus bas (photos par Nikita Mouraviev) :

Nous remercions l’INALCO pour le soutien.


PORTRAITS DES INTERVENANTS

David Satter est un journaliste et historien américain spécialiste de la Russie et de l’Union soviétique. Il est l’auteur de livres et d’articles sur le déclin et la chute de l’Union soviétique et la montée de Poutine au pouvoir dans la Russie post-soviétique, dont notamment “Darkness at Dawn: The Rise of the Russian Criminal State” publié en 2003 et qui est un des premiers à accuser le FSB d’avoir organisé les attentats à Moscou qui ont conduit à la 2nde guerre en Tchétchénie et à la montée au pouvoir de Vladimir Poutine. Satter a aussi été le premier journaliste américain expulsé de Russie par le gouvernement en 2013.

Lev Ponomarev est militant politique russe et un des plus grands défenseurs des droits humains, homme de confiance de Sakharov, député du 1er parlement après la chute de l’URSS, cofondateur de l’ONG Mémorial (prix Nobel de la Paix). Lev Ponomarev a lancé une pétition “Non à la guerre” dès le lendemain de l’invasion russe de l’Ukraine et a recueilli plus de 1 250 000 signatures. Aujourd’hui, Lev Ponomarev est réfugié en France, où il a fondé l’Institut Sakharov, pour poursuivre la coordination de son travail de défense des droits humains en Russie depuis la France.

Maria Novikova est une juriste russe spécialisée dans les droits humains et cofondatrice du projet du média anti-guerre en ligne NITKA. Militante depuis 2018, Maria a d’abord été coordinatrice régionale du mouvement de jeunesse démocratique Vremya (le Temps) et a participé aux élections municipales de Saint-Pétersbourg en tant que candidate indépendante. Elle poursuit désormais son travail depuis la France, en faisant du conseil aux militants russes et en gérant des dossiers de plaintes pour la Cour européenne des Droits de l’Homme.


POUR ALLER PLUS LOIN :

nous vous invitons à lire notre tribune publiée dans le journal Le Monde: « La paix en Europe ne sera garantie qu’après la “dépoutinisation” de la Russie »

ainsi que les deux articles suivants sur notre site internet : 

https://russie-libertes.org/index.php/2022/10/28/2012-2022-retour-sur-une-decennie-de-luttes-pour-la-liberte-et-de-repressions-en-russie/

https://russie-libertes.org/index.php/2023/01/21/des-russes-sopposent-a-la-guerre-en-ukraine/

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