Manifestation à Paris “L’enfance volée”

Le 20 novembre, lors de la Journée mondiale de l’enfance, la coalition française de soutien à l’Ukraine, incluant l’association Russie-Libertés, a mené une action pour sensibiliser le public à la déportation d’enfants ukrainiens vers la Russie. D’après les chiffres officiels du gouvernement ukrainien, 19 546 enfants ont été transférés en Russie, un nombre qui ne représente qu’une fraction du problème dans son ensemble. Ces statistiques cachent des histoires d’enfants arrachés de force à leurs familles, symbolisant les conséquences désastreuses de cette situation.

Le gouvernement russe, dans sa tentative d’effacer l’identité ukrainienne, impose une russification forcée à ces jeunes innocents. Cette pratique inhumaine et cruelle doit cesser immédiatement. La coalition appelle l’UNICEF, les Nations Unies et le gouvernement français à prendre des mesures concrètes et rapides pour faciliter le retour de ces enfants à leurs familles. Chaque jour de retard ne fait qu’exacerber cette tragédie, rendant la situation encore plus désespérée pour ces enfants et leurs familles.

Pour des informations complémentaires sur la situation des enfants en Russie, consultez nos autres articles. Cliquez ici pour en savoir plus et plonger dans l’analyse détaillée.

Photos: Alexandre Borisenko

Ilya Yashin

« La véritable Russie ne combat pas les Ukrainiens sur le front. La véritable Russie est en prison »

L’homme politique membre de l’opposition, condamné à huit ans et demi de colonie pénitentiaire pour avoir dénoncé l’agression russe en Ukraine, a envoyé un texte à l’occasion du forum organisé par Russie-Libertés, à Paris, les 29 et 30 septembre. « Le Monde » en publie de larges extraits.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/09/29/ilia-iachine-opposant-russe-la-veritable-russie-ne-combat-pas-les-ukrainiens-sur-le-front-la-veritable-russie-est-en-prison_6191524_3232.html

Depuis l’été dernier, je suis en prison pour avoir pris la parole publiquement contre l’invasion menée par les forces russes en Ukraine. Le pouvoir russe a décidé de me faire taire et m’a condamné à huit ans et demi de prison, mais je n’ai pas l’intention de me taire. Je veux que ma voix, celle d’un patriote russe s’opposant à la guerre et à la dictature, soit entendue. Il est très important pour moi d’avoir la possibilité de parler honnêtement à mes compatriotes, même derrière les barreaux. Mais je comprends également l’importance du dialogue avec le monde.

L’agression contre l’Ukraine a été rendue possible pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il s’agit de la responsabilité des Russes, y compris la mienne en tant que représentant du peuple russe. Malheureusement, nous avons permis l’émergence d’une dictature revancharde dans notre pays et nous n’avons pas réussi à créer des mécanismes efficaces de contrôle public sur le pouvoir et les forces de l’ordre. Comme on dit, nous avons sacrifié la liberté pour l’ordre et le bien-être, et nous avons fini par perdre la liberté, l’ordre et le bien-être. Maintenant, nous avons même acquis la réputation d’occupants. Nous paierons pour ces erreurs pendant très longtemps.

Cependant, je tiens également à rappeler la responsabilité de la communauté internationale, qui, pendant de nombreuses années, a adopté une politique d’apaisement à l’égard du régime de Vladimir Poutine et a ainsi répété l’erreur historique qui a conduit l’Europe à la seconde guerre mondiale. Pendant deux décennies, Poutine s’en est sortien utilisant tous les moyens: usurpation du pouvoir et corruption, répression de l’opposition et assassinats politiques, interventions militaires et annexions de territoires étrangers. (…)

Sentiment d’une totale impunité

L’année suivant l’annexion de la Crimée [en 2014] et la tragédie du vol MH17 de Malaysia Airlines, ainsi que l’assassinat de Boris Nemtsov, Poutine est resté aux yeux de l’Occident un président légitime. (…) Les dirigeants mondiaux accueillaient solennellement le dictateur russe dans les capitales du monde, achetaient du pétrole et du gaz auprès de lui, lui vendaient des pièces pour des systèmes d’armes et des technologies, le percevaient comme un égal. Cette politique a finalement donné à Poutine le sentiment d’une totale impunité. La guerre faisait déjà rage, et des moyens de répression des manifestations étaient encore livrés en Russie : en juillet2022, la Commission européenne a annoncé qu’elle prévoyait d’inclure des gaz lacrymogènes, de l’encre pour la prise d’empreintes digitales.

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L’intégralité de la lettre est à lire sur

https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/09/29/ilia-iachine-opposant-russe-la-veritable-russie-ne-combat-pas-les-ukrainiens-sur-le-front-la-veritable-russie-est-en-prison_6191524_3232.html

(pour les abonnés du journal Le Monde)

NON A LA GUERRE

Forum international : les voix russes contre la guerre en Ukraine ont résonné à Paris. 

Les 29 et 30 septembre, Paris a accueilli le Forum “Soutenir les voix russes en résistance à la guerre, pour une paix durable en Europe”, organisé par l’association Russie-Libertés et ses partenaires. 

Le Forum s’est inscrit dans la semaine consacrée aux voix russes contre la guerre qui incluait le festival du film documentaire international ArtDocFest, des concerts d’artistes engagés, ainsi que des présentations culturelles et artistiques. 

Cette discussion collective, à Paris, au cœur de l’Europe, s’est tenue dans le cadre du projet de l’Institut Français : “Face à la guerre – Dialogues Européens”.

Pendant les deux jours, les invités pouvaient échanger avec des personnalités et des militants russes anti-guerre venus de toute l’Europe, mais aussi découvrir les portraits de celles qui sont détenues en Russie en raison de leur engagement, grâce à l’installation vidéo du mouvement Résistance féministe anti-guerre

Les tables rondes du Forum ont été consacrées aux résistances de citoyens et citoyennes russes, à la démocratisation du pays et au rôle de l’Europe dans le changement de l’ordre du système politique en Russie.

Parmi les intervenants figuraient l’écrivain Boris Akounine, le dissident Lev Ponomariov,  l’épouse du célèbre prisonnier politique Evgueniya Kara-Murza, l’économiste et provost de Sciences Po Sergei Guriev, la rapporteure spéciale sur les droits de l’Homme en Russie auprès de l’ONU Mariana Katzarova, la femme politique Anastasia Shevchenko et bien d’autres. 

Delphine Borione, Ambassadrice chargée des Droits de l’Homme par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères s’est exprimée au Forum et a adressé un message de solidarité aux forces démocratiques russes.

L’opposant politique russe Ilya Yashin, emprisonné en Russie, a adressé une lettre à la communauté internationale afin qu’elle soit lue à l’occasion du Forum. L’intégralité de la lettre est à découvrir sur le site internet du journal Le Monde.

“Nous devons donner l’espoir et même des petites actions comptent, comme par exemple, écrire des lettres aux prisonniers politiques”, Evgenia Kara-Murza

“Pour assurer la paix en Europe et conduire la démocratisation de la Russie, nous avons besoin de désimpérialiser la Russie, arrêter la politique impérialiste agressive et mener la décentralisation” a affirmé l’écrivain Boris Akounine.

“La culpabilité est individuelle et chaque criminel impliqué dans la guerre en Ukraine doit être jugé. Mais je ne crois pas en la culpabilité collective. Tous les Russes ne sont pas responsables de l’agression de l’Ukraine”, a estimé Mariana Katzarova, rapporteure spéciale sur les questions des droits humains en Russie auprès de l’ONU.

Les différents activistes des mouvements anti-guerre ont rappelé la nécessité de renforcer l’aide européenne à l’Ukraine ainsi que les risques qu’encourt un citoyen russe lorsqu’il décide de s’exprimer contre la guerre, que ce soit en écrivant un message dans la rue ou en désertant l’armée russe. Et ils ont appelé à les soutenir :

“Plus l’armée russe est faible, plus vite l’armée ukrainienne gagnera” a indiqué Grigoryi Sverdline, fondateur du projet Get Lost qui aide à l’évacuation de déserteurs et de mobilisés russes refusant d’aller combattre.

Timofey Martynenko, coordinateur du mouvement Vesna, désignée organisation “extrémiste” en Russie dont 6 militants sont en détention actuellement et 9 autres, exilés, sont poursuivis pour de nombreux chefs d’inculpation, a estimé que “le nombre de participants à leurs actions anti-guerre en Russie s’élève à 30 000 personnes et à 200 villes”. 

Plusieurs initiatives d’aide aux Ukrainiens portées par des bénévoles russes ont également été évoquées telles que Warm for Ukraine, Rasvet, True Russia et d’autres.

La journaliste Elizaveta Ossetinskaya a déploré l’isolement des Russes provoqué par des mesures restrictives de certains pays européens :

“le changement viendra de l’intérieur de la Russie. Mais comment faire si ceux qui sont susceptibles de porter le modèle démocratique européen sont isolés?”. Elle a demandé à l’Europe “d’essayer de recréer les conditions où cet Occident démocratique pourrait être de nouveau un modèle pour la Russie”.

Les intervenants ont rappelé leur soutien infaillible à l’Ukraine.

Serguei Guriev a souligné qu’il est nécessaire de “fournir les armes que demande l’Ukraine”. 

Enfin, Natalia Arno, fondatrice de Free Russia Foundation a donné une note optimiste en affirmant :

“J’ai la foi en une Russie Libre. Nous ne sommes pas des “agents étrangers” mais des agents du changement.”
Elle a ajouté en s’adressant au public français et en appelant les autorités européennes à consulter plus souvent la société civile russe dans les décisions relatives aux sanctions et aux relations avec la Russie: “Nous sommes votre actif, vos experts, car nous savons mieux comment fonctionne la Russie de l’intérieur”.  

L’eurodéputé Bernard Guetta a quant à lui souhaité à cette société civile d’”exister politiquement pour faire exister cette autre Russie”.

Le Forum annuel de l’association Russie-Libertés, organisé depuis plusieurs années, a pour objectif de réunir des personnalités françaises et européennes et des représentants de la société civile russe, ainsi que des membres de l’opposition démocratique.

L’opposition à la guerre des artistes russes a également été au cœur du Forum avec des présentations de projets culturels engagés : TNG Lyon, ON/OFF_France, Animators Against War, Masyanya, une performance du rappeur engagé Noize MC et le concert du rappeur-poète Naum Bleek.

Le deuxième jour du Forum a été marqué par la projection du film d’Andrei Loshak “Liens rompus“, sur la société russe et le déchirement qu’a provoqué la guerre en Ukraine dans les relations familiales. 

Nous remercions nos partenaires d’avoir rendu ce Forum possible: Institut français, Free Russia Foundation, Institut Andreï Sakharov, Amnesty International France, Reporters sans frontières, mais aussi nos associations amies : Pour l’Ukraine, Pour leur liberté et la nôtre, Les Nouveaux dissidents et la Mairie de Paris.


REPLAY

Intervention de Mme Delphine BORIONE, Ambassadrice pour les droits de l’Homme, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et introduction par les membres du conseil d’administration de Russie-Libertés: Olga Prokopieva, Zalina Steve, Nicolaï Kobliakov.
Выступление Дельфин БОРИОН, посол по правам человека, Министерство Европы и иностранных дел Франции и вступительная речь членов совета Russie-Libertés : Ольга Прокопьева, Залина Стэв, Николай Кобляков.
[FR]     [RU]

ROUND-TABLE AT SCIENCES PO
POLITICAL OPPOSITION AND ANTI-WAR RESISTANCE IN RUSSIA
[ENG]

Chair: Sergei Guriev, Sciences Po
Speakers:
Evgenia Kara-Murza, advocacy coordinator, Free Russia Foundation
Mariana Katzarova, special rapporteur for the situation of human rights in Russia, United Nations Human Rights Council
Timofei Martynenko, coordinator of youth democratic movement Vesna
Vadim Prokhorov, lawyer for Vladimir Kara-Murza, former lawyer for Ilya Yashin
Discussant: Marie Mendras, researcher and professor, Sciences Po

TABLE-RONDE 1

LA DIVERSITE DES VOIX RUSSES EN RESISTANCE A LA GUERRE : QUELLES ACTIONS ET MOYENS RESTENT POSSIBLES ?
Круглый стол 1 – Многообразие российских голосов против войны: какие действия еще возможны?
[FR]       [RU] 

Lev Ponomarev, défenseur de droits humains et grand dissident politique russe

Dimitri Kolezev, rédacteur en chef du média REPUBLIC

Nadejda Skotchilenko, mère d’Alexandra Skotchilenko, artiste emprisonnée

Katia Roux, chargée de plaidoyer d’AMNESTY INTERNATIONAL FRANCE

Grigoriy Sverdline, directeur du projet antiguerre GET LOST

Irina Kniazeva, coordinatrice de la PLATEFORME DES INITIATIVES ANTIGUERRE

Modération par Tatiana Kastoueva-Jean, directrice du Centre Russie / Eurasie de l’IFRI

TABLE-RONDE 2

PENSER LA RUSSIE LIBRE : QUELLE FEUILLE DE ROUTE POUR LA DEMOCRATISATION DU PAYS ET QUEL ROLE DE L’EUROPE ?
Круглый стол 2 – Дорожная карта демократизации России и роль Европы.
[FR]       [RU]

Elizaveta Osetinskaya, fondatrice du média THE BELL

Natalia Arno, fondatrice de FREE RUSSIA FOUNDATION

Boris Akounine, écrivain et cofondateur de l’organisation humanitaire TRUE RUSSIA

Bernard Guetta, eurodéputé

Serguei Golubok, avocat, spécialiste du droit international

Anastasia Shevchenko, personnalité politique, membre du COMITE ANTIGUERRE

Modération par Mathéo Malik, rédacteur en chef, Le Grand Continent

PRESENTATION : LA RESISTANCE PAR L’ART  

Vika Privalova, artiste et cofondatrice de Feminist Anti-War Resistance

Alexandra Demina artiste  

Naum Bleek, rappeur-poète

Projection d’animations du projet Animators Against War [FR]   [RU]

Projection d’épisodes de la série d’animation “Masyanya

[FR]      [RU]

Présentation de projets d’Animators Against War. Inscription en russe “NON A LA GUERRE”
Conférence à Sciences Po Paris – photo Aleksander Borisenko
Conférences à la Gaîté Lyrique – photos Nikita Mouraviev

FORUM RUSSIE-LIBERTÉS 2023

L’association Russie-Libertés et ses partenaires ont le plaisir de vous présenter le forum intitulé « Soutenir les voix russes en résistance à la guerre, pour une paix durable en Europe » qui se tiendra les 29 et 30 septembre 2023, à Paris, dans le cadre de la semaine des voix russes antiguerre.

Comme chaque année, le Forum organisé par l’association Russie-Libertés, réunit et facilite les échanges entre des personnalités françaises et européennes et des représentants de la société civile russe ainsi que des membres de l’opposition démocratique.

En 2023, l’actualité oriente le Forum autour des thématiques des résistances à la guerre en Ukraine, de la nécessaire réflexion sur la démocratisation de la Russie après la guerre, ainsi que la transition vers une société plus apaisée et pacifique.

Cette discussion collective, à Paris, au cœur de l’Europe, est organisée avec le soutien de l’Institut Français dans le cadre du projet “Face à la guerre- Dialogues Européens”.

Le forum se tiendra dans le cadre d’un programme d’une semaine consacré aux nombreuses voix en résistance à la guerre en Ukraine, avec un vaste programme culturel comprenant des représentations artistiques, musicales, théâtrales et cinématographiques, dont notamment l’écho du festival international du film documentaire indépendant ART DOC FEST (21-25 septembre : PROGRAMME ART DOC FEST).


Nous visons à créer une réflexion commune et à sensibiliser l’opinion publique française et européenne sur les questions de soutien à la résistance démocratique et anti-guerre russe, la mise en place d’un processus de justice pour l’Ukraine et la feuille de route pour la démocratisation durable de la Russie afin qu’elle ne soit plus une menace pour ses voisins, l’Europe et le monde.


Notre Programme
prévisionnel

Jour 1 – 29.09.2023

15:30-17:00

Lieu : Gaîté Lyrique
Auditorium

Projets culturels russes contre la guerre et en soutien aux Ukrainiens. Partie 1

TNG Lyon : “Musée des histoires (non) imaginées”, présentation du projet d’exposition interactive et performative d’artistes en exil.
ON/OFF_France : une plateforme qui réunit des artistes de danse russophones dans le contexte de guerre.

En français et russe.
Entrée sur inscription

17:45-19:45

Lieu : Sciences Po

Round-table :
Political opposition and anti-war resistance in Russia


Chair: Sergei Guriev, Professor, Sciences Po

Speakers:
Evgenia Kara-Murza, Advocacy coordinator, Free Russia Foundation
Mariana Katzarova, Special Rapporteur for the situation of human rights in Russia, United Nations Human Rights Council
Timofei Martynenko, Coordinator of Youth Democratic Movement VESNA (Spring)
Vadim Prokhorov, Lawyer for Vladimir Kara-Murza, former lawyer for Ilya Yashin

Discussant: Marie Mendras, Researcher and Professor, Sciences Po

The event is organized in cooperation with Russie-Libertés and the Institut Français, as part of the annual Paris Forum Russie-Libertés.

Discussions will take place in English.
Registration required by this link

Jour 2 – 30.09.2023

11:45-13:15

Lieu : Gaîté Lyrique
Auditorium

Projets culturels russes contre la guerre et en soutien aux Ukrainiens. Partie 2

– “La Résistance par l’art“, discussion avec Vika Privalova, artiste et cofondatrice de Feminist Anti-War Resistance, Alexandra Demina, artiste et Naum Bleek, rappeur-poète.
– Installation digitale “Les femmes contre la guerre : prisonnières de Russie“, en coopération avec Feminist Anti-War Resistance.
– Projection d’animations du projet Animators Against War.
– Projection d’épisodes de la série d’animation “Masyanya”.

En français et russe.
Entrée sur inscription
.

14:00-18:00

Lieu : Gaîté Lyrique, Auditorium

CONFÉRENCE PRINCIPALE

Mot d’ouverture par l’association Russie-Libertés

Intervention de Mme Delphine BORIONE, Ambassadrice pour les droits de l’Homme, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

Deux tables rondes
– LA DIVERSITE DES VOIX RUSSES EN RESISTANCE A LA GUERRE : QUELLES ACTIONS ET MOYENS RESTENT POSSIBLES ?

Intervenants :
Lev Ponomarev, défenseur de droits humains et grand dissident politique russe
Dimitri Kolezev, rédacteur en chef du média REPUBLIC
Nadejda Skotchilenko, mère d’Alexandra Skotchilenko, artiste emprisonnée
Katia Roux, chargée de plaidoyer d’AMNESTY INTERNATIONAL FRANCE
Grigoriy Sverdline, directeur du projet antiguerre GET LOST
Irina Kniazeva, coordinatrice de la PLATEFORME DES INITIATIVES ANTIGUERRE
Modération par Tatiana Kastoueva-Jean, directrice du Centre Russie / Eurasie de l’IFRI

– PENSER LA RUSSIE LIBRE : QUELLE FEUILLE DE ROUTE POUR LA DEMOCRATISATION DU PAYS ET QUEL ROLE DE L’EUROPE ?

Intervenants :
Elizaveta Osetinskaya, fondatrice du média THE BELL
Natalia Arno, fondatrice de FREE RUSSIA FOUNDATION
Boris Akounine, écrivain et cofondateur de l’organisation humanitaire TRUE RUSSIA
Bernard Guetta, eurodéputé
Serguei Golubok, avocat, spécialiste du droit international
Anastasia Shevchenko, personnalité politique, membre du COMITE ANTIGUERRE
Modération par Mathéo Malik, rédacteur en chef, Le Grand Continent

En français et russe.
Entrée sur inscription.

18:30-20:30

Lieu : Gaîté Lyrique
Auditorium

Projection du film “Liens rompus” d’Andrei Loshak suivi d’une discussion avec le journaliste-réalisateur


En russe, sous-titré en français.
Entrée sur inscription.

20:30-21:00

Lieu : Gaîté Lyrique
1er étage

Showcasing Naum Bleek, rappeur russe engagé

Entrée libre

Les 2 jours : 29 et 30 septembre
Lieu : Gaîté Lyrique, Chambre Sonore

Les femmes contre la guerre : prisonnières de la Russie

installation digitale coorganisée avec le mouvement “Résistance Féministe antiguerre”

Nos Partenaires et Associations Amies

Marche-manifestation “PUTIN IS A KILLER” dimanche 20 août

Discours d’Olga Prokopieva, porte-parole de Russie-Libertés, à la manifestation du 20 août 2023

Nous sommes réunis aujourd’hui, en ce jour symbolique qui marque les 3 ans depuis l’empoisonnement d’Alexeï Navalny, pour rappeler au monde que Poutine est un assassin, un meurtrier, qu’il ne faut pas lui faire confiance et croire en une quelconque négociation positive avec lui. Tant que Poutine est au pouvoir, l’Europe ne connaîtra pas la paix. Tant que Poutine est au pouvoir, des personnes innocentes vont continuer à mourir !
En Ukraine bien sûr, où des centaines de milliers de personnes ont péri, dont des civils ukrainiens car Poutine attaque délibérément les infrastructures civiles et commet des crimes de guerre. Pas plus tard qu’hier, son armée a à nouveau frappé un théâtre et une université à Tchernihiv et a fait 7 morts et 144 blessés.
Mais aussi en Russie, où Poutine n’hésite pas à éliminer ses opposants et tous ceux qui osent se mettre sur son chemin tant pour dénoncer la corruption qu’enquêter sur sa douteuse arrivée au pouvoir. Poutine règne en Russie par la peur ! Il empoisonne, tue, emprisonne tous ceux qui le dérangent déjà depuis plus de 20 ans.
Rappelons-nous les noms des victimes du régime de Poutine : Anna Politkovskaya, Boris Nemtsov, Stanislav Markelov, Anastasia Babourova, Mikhail Beketov, Valentin Tsvetkov, Nikolaï Guirenko et d’autres. Nommons aussi Viktor Iouchtechenko, l’ex-président ukrainien qui a également subit un empoisonnement.
Mais aussi récemment, Poutine a tenté d’assassiner des Russes en Europe : les journalistes Elena Kostuchenko de Novaya Gazeta, qui aurait été empoisonnée à Munich, Irina Babloyan à Tbilissi, et Natalia Arno, fondatrice de Free Russia Foundation, à Prague.

Depuis le début de la guerre, on compte 20 000 arrestations de Russes qui se sont opposés à la guerre. Plus de 1 000 prisonniers politiques et des centaines d’affaires pénales en cours.

Alors, tant que Poutine sera au pouvoir, nous ne cesserons de dénoncer toutes ces répressions, rappeler tous ces crimes et tous ce sang dont son régime est entaché !

Nous demandons à la France, à l’Europe, davantage de sanctions contre Poutine et ses soutiens en Russie et ailleurs ! Mais aussi des enquêtes concernant ses soutiens français qui nous le savons sont nombreux ! Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et d’autres qui continuent à propager la propagande poutinienne en Europe !
Nous demandons aussi plus d’aide aux Russes qui continuent à s’opposer à la guerre en Ukraine et au régime et risquent leur liberté et leur vie, comme l’ont montré les récents empoisonnements des 3 femmes russes. Il faut que les activistes anti-Poutine soient mieux protégés en Europe. 
Nous demandons d’exiger, dans chaque discussion, la libération des prisonniers politiques russes. Alexei Navalny qui subit un acharnement même en prison et tous les autres qui sont détenus dans des conditions très dures des prisons russes. 
Et nous demandons bien sûr plus d’aide à l’Ukraine qui donne de son sang chaque jour pour protéger sa terre et son peuple contre ce monstre !

Poutine est un meurtrier ! Non à Poutine ! Non à la Guerre !


Le 20 août marque trois ans depuis l’empoisonnement d’Alexei Navalny.

Plus qu’un des principaux opposant démocratique russe, Navalny est un symbole de la lutte contre le régime poutinien.

Navalny subit un acharnement judiciaire depuis de nombreuses années déjà. Il a subit une tentative d’assassinat et a survécu par miracle à l’empoisonnement. Il est désormais emprisonné dans des conditions extrêmement dures, privé de ses droits fondamentaux même en prison, où il est constamment placé en cellule d’isolement à régime stricte et privé de voir sa famille.

Navalny n’est pas la seule victime de Poutine.

POUTINE EST UN MEURTRIER

Il a tué et continue à tuer aujourd’hui, il massacre le peuple ukrainien, il tue des opposants politiques et des journalistes, des personnes LGBT et des minorités ethniques.

Poutine torture des innocents dans les prisons russes, enferme et réprime toute personne qui ose s’opposer à ses mensonges et à la guerre meurtrière qu’il mène en Ukraine. Une guerre barbare et criminelle, où des dizaines de milliers d’êtres humains ont perdu la vie sur ordre de Poutine.

Poutine est un mal pour l’ensemble du monde civilisé et un criminel avec lequel on ne peut pas négocier.

Nous vous appelons à venir manifester ce jour-là en soutien à tous ceux qui ont donné de leur vie ou de leur liberté dans leur lutte contre le poutinisme!

A Paris le 20 août, ensemble avec les équipes de Navalny, nous co-organisons une marche de la place de la République à la place de la Bastille, rendez-vous à 14h!

Mais aussi à Reims, Perpignan, Nice, Bordeaux et partout dans le monde. Rejoignez cette grande action internationale organisée par la communauté des Russes antiguerre.

Venez nombreux, invitez vos amis et faites passer l’annonce de la marche!

A Paris: https://www.facebook.com/events/825708475500834/

A Perpignan: https://facebook.com/events/820632389651977/

A Nice: https://www.facebook.com/events/297456736273064

A Bordeaux: https://www.facebook.com/events/1408807476348891/

A Reims: https://www.facebook.com/events/270643782356653/

A Strasbourg: https://www.facebook.com/events/1443580903094586/

Partout dans le monde: https://putin-killer.com/

Les sociétés françaises et le non respect des sanctions économiques et commerciales avec la Russie

Depuis l’annexion illégale de la Crimée par la Russie en 2014, l’Europe, et plus largement la communauté internationale, mettent  en place des mesures consistant à sanctionner la Russie pour son agression contre l’Ukraine, un pays indépendant. Ces mesures se sont particulièrement intensifiées depuis le 24 février 2022, lors de l’invasion massive de l’Ukraine par les troupes armées russes. 

Ainsi, depuis février 2022, l’UE a interdit des exportations de biens vers la Russie représentant une valeur de plus de 43,9 milliards d’euros et des importations de biens russes représentant une valeur de 91,2 milliards d’euros. Ces sanctions économiques de grande ampleur freinent considérablement l’effort de guerre russe et obligent le Kremlin à chercher de nouvelles sources   de financement, d’approvisionnement de son armée et de son industrie de guerre. Elles sont efficaces pour mettre la pression sur le régime de Vladimir Poutine et ses proches. 

Cependant, lorsque fin juin 2023 l’Union Européenne vote un 11ème train de sanctions à l’encontre de la Russie, elle admet que “leur contournement reste substantiel et systémique”. 

De plus, alors que des restrictions d’entrée vers certains pays européens s’imposent aux citoyens russes, des personnes proches du Kremlin et complices de la guerre en Ukraine continuent à s’y déplacer, posséder librement des biens immobiliers et autres actifs sans être inquiétées.

Afin d’accroître l’efficacité des mesures prises à l’encontre du régime poutinien suite à l’invasion massive de l’Ukraine, il est aujourd’hui essentiel de renforcer le contrôle sur les sanctions économiques d’une part, et d’adopter une démarche cohérente sur les sanctions individuelles d’autre part.

Il revient à chaque Etat membre de l’UE de veiller à la bonne application de ces mesures et de sanctionner les sociétés qui les contournent, ainsi que leurs dirigeants.

Depuis le début des sanctions et de l’embargo appliqué à la Russie en 2014, le gouvernement russe met en place une stratégie visant à réduire considérablement sa dépendance vis-à-vis des pays européens et des États-Unis, en misant sur le renforcement de son industrie et en diversifiant ses relations. 

Néanmoins, la dépendance au commerce avec les pays européens reste d’actualité. En effet, les débris des armements russes sur le territoire ukrainien, ont révélé que les armes russes sont encore constituées de composants fabriqués récemment, notamment par plusieurs entreprises françaises. Le rapport publié par le groupe de travail Yermak-Mcfaul met en lumière les entreprises qui ne respectent pas l’embargo et les intermédiaires par lesquels elles passent. D’autres enquêteurs notent la présence de composants fabriqués par STMicroelectronics, Thales, Souriau, Safran ou encore Lynred dans douze références d’armes russes utilisées en Ukraine: drones, missiles, avions de chasse, caméras de surveillance, des moteurs d’hélicoptères, des désignations de cibles pour les avions de chasse. De plus, certains produits comme des jumelles Safran ou encore des drones Elistair étaient encore en vente sur des sites russes début 2023. Au vu de l’importance du nombre de composants et de leur caractère indispensable pour la fabrication de fournitures militaires, nous pouvons supposer que sans l’approvisionnement d’entreprises françaises, l’armée russe n’aurait pas la même facilité à combattre et à commettre des crimes de guerre en Ukraine. 

Les entreprises se justifient en expliquant qu’il s’agit, pour la plupart des composants, de livraisons de fin de contrats, certains se terminaient alors en 2019. Ce qui explique alors la continuité de ces exportations vers la Russie même après le début de l’embargo en 2014. Néanmoins, plusieurs transferts ont continué en 2022 : grâce à des failles administratives notamment, certains types de commerce n’étaient pas sanctionnés, tel celui des des industries civiles. Par exemple, le moteur Ardiden 3G de Turbomeca, une filiale de Safran, équipe l’hélicoptère civil de transport Ka-62. Mais comme la société Safran l’admet elle-même, ce moteur est compatible avec une « application militaire ». Certaines pièces de moteur d’avion ou d’électronique, ont pu ainsi être exportées et utilisées à des fins militaires en raison d’une faille juridique dans les mesures restrictives de février 2022. En outre, le projet de loi visant à encadrer et plus précisément à poursuivre en justice les individus et les entreprises qui fournissent des équipements à des pays sous embargo est depuis 10 ans en attente au Parlement. Aujourd’hui, sauf quelques exceptions, il n’y a pas de réelle volonté de sanctionner les auteurs du détournement de ces règles.

Afin d’échapper à cet embargo, le gouvernement russe passe par Pékin pour s’approvisionner en toutes sortes d’équipements militaires. Certaines entreprises françaises peuvent alors exporter en Chine sans avoir l’obligation de connaître la destination ou le client final de leurs marchandises. Par exemple, 60% des composants produits par Lynred sont à destination de Pékin. Selon la présidence ukrainienne, la Russie va doubler sa production de missiles grâce notamment à des puces électroniques occidentales. Pour faire face à cette situation, une mesure nommée « know your customer » (KYC), est supposée éveiller la conscience des entreprises.

De plus, comme l’ont proposé de nombreux représentants des forces démocratiques russes lors du Dialogue de Bruxelles qui s’est tenu début juin au Parlement européen, l’Union Européenne devrait publier une liste des entreprises qui ne respectent pas cet embargo. Par ailleurs, selon eux, devraient être ajoutés à cette liste, les noms de ceux qui transmettent leurs actifs européens à leur famille afin d’échapper aux sanctions. 

La question des sanctions individuelles est également largement soulevée par le Fonds Anti-Corruption d’Alexeï Navalny qui met en évidence la libre circulation dans l’Union Européenne de personnalités proches du Krémlin telle que la femme du ministre adjoint à la défense russe. 

Ainsi, une application plus cohérente de la politique des sanctions individuelles est nécessaire et nous alertons sur les nombreuses possibilités de contournement qui bénéficient finalement aux personnalités les plus proches du Kremlin, alors que des activistes russes qui dénoncent la guerre rencontrent des difficultés considérables pour venir et se réfugier en Europe.

Il est essentiel que le devoir de vigilance des entreprises françaises et européennes soit renforcé quant au  contrôle de leurs clients finaux, des intermédiaires financiers ainsi qu’à l’égard des flux des exportations. C’est à la seule condition d’une application stricte de ces règles que l’affaiblissement de l’armée russe sera possible et accélérera la fin de la guerre menée par le régime de Poutine en Ukraine. 

RENCONTRE D’ETE DE RUSSIE-LIBERTES

ЛЕТНЯЯ ВСТРЕЧА RUSSIE-LIBERTES

ADRESSE/ АДРЕС : Maison des Associations, 181 avenue Daumesnil, Paris 12

HEURE / ВРЕМЯ : 14h30 à 17h00

LANGUE / ЯЗЫК : FR & RU

Дорогие друзья, члены и соратники Russie-Libertés!

Мы приглашаем вас на летнюю встречу с Russie-Libertés и нашими гостями 8 июля в Доме ассоциаций в 12-м округе.
Эта встреча будет иметь новый для вас формат: мы предлагаем интерактивные дебаты, в которых вы будете полноправным участником.
Темы дебатов будут самыми разнообразными: 500 дней войны в Украине, формы российского сопротивления, оппозиция в изгнании, борьба с пропагандой…

Дебаты будут вести наши гости:

Ксения Большакова, журналистка, писательница и лауреат премии Альберта Лондона за документальный фильм о Вагнере
Лев Пономарев, правозащитник и президент Института Сахарова

Также, в рамках встречи, Анастасия Буракова основательница Ковчега, презентует новый проект Первым Рейсом (по zoom)

После дебатов, приглашаем вас на дружественный пик-ник !

ЗАПИСЬ ОБЯЗАТЕЛЬНА

Chers amis, membres et sympathisants de Russie-Libertés !

Nous vous convions à une rencontre d’été avec Russie-Libertés et nos invités le 8 juillet à la Maison des Associations du 12ème arrondissement.

Cette rencontre aura un nouveau format pour vous: nous vous proposons un débat interactif, où vous serez partie prenante à part entière.
Les thèmes du débat seront variées: les conclusions des 500 jours de la guerre en Ukraine, les formes de résistance des russes, l’opposition en exil, la lutte avec la propagande…

Le débat sera animé par nos invités :
Ksenia Bolchakova, journaliste, autrice et détentrice du Prix Albert-Londres pour le documentaire sur le Groupe Wagner
Lev Ponomarev, défenseur de droits humains et président de l’Institut Sakharov

Après les débats, nous vous invitons à un pique-nique participatif amical.

INSCRIPTION OBLIGATOIRE

ADRESSE/ АДРЕС : Maison des Associations, 181 avenue Daumesnil, Paris 12

HEURE / ВРЕМЯ : 14h30 à 17h00

Закажите нашу сумку и получите её на встрече / Commandez notre totebag et retirez le le 8 juillet.
Цена/Prix : 15 EUR (заказ при записи через Hello Asso / commande à l’inscription sur Hello Asso)

Déclaration de Russie-Libertés concernant la situation en Russie au 24.06.2023

Le régime de Vladimir Poutine mène, depuis l’annexion illégale de la Crimée en 2014, une guerre criminelle contre l’Ukraine et le peuple ukrainien. Le 24 février 2022, il a lancé une offensive massive contre l’Ukraine en ciblant délibérément les populations civiles. Il conduit également des répressions massives en Russie contre la société civile, les opposants, les journalistes et contre tous ceux qui s’expriment contre cette guerre. Dans cette guerre atroce en Ukraine, ainsi qu’en Syrie, en Afrique et ailleurs, le régime de Poutine s’appuie sur des groupes de mercenaires et paramilitaires ultra-violents comme le groupe Wagner, reconnu comme étant terroriste par l’Assemblée nationale. 

Vladimir Poutine a nourri, aidé et encouragé ces groupes armés à se développer. Il a aidé son proche et oligarque Evguéni Prigojine à recruter des mercenaires parmi la population russe et notamment dans les prisons. Aidés par ce groupe terroriste, le régime de Poutine et l’armée russe ont commis des crimes de guerre en Ukraine, crimes auxquels le groupe Wagner a participé. 

Aujourd’hui, la guerre commencée par le régime de Poutine, et menée avec l’aide du groupe Wagner, se retourne contre lui comme un boomerang. Celui qui a semé la guerre ailleurs a apporté le conflit et des affrontements violents sur le territoire russes. 

Russie-Libertés n’a jamais soutenu et ne soutiendra jamais aucune action violente qui met en danger les populations civiles. Nous sommes pour une résistance non violente au régime de Poutine et pour l’instauration d’une transition démocratique en Russie avec l’aide de la communauté internationale.

Poutine et Prigojin sont les deux pièces d’une même médaille, les deux affichent la volonté de poursuivre l’atroce guerre en Ukraine, les deux ont commis des actes violents contre des populations civiles, ils devront être jugés pour leurs crimes par la Justice internationale.

Dans cette période trouble, nous assistons à l’affrontement entre les différents clans du régime poutinien qui montrent tous leurs visages. Nous appelons la France, l’UE et les institutions internationales à intensifier l’aide à l’Ukraine, à ne pas baisser la garde face à Poutine ni à aucun autre criminel qui tenterait de percer en Russie.

Nous appelons également à exiger le retrait immédiat de troupes russes du territoire ukrainien, à accélérer l’aide à l’Ukraine pour conduire à sa libération rapide sur l’ensemble de son territoire, à soutenir les forces démocratiques russes exilées et exiger la libération immédiate de tous les prisonniers politiques russes opposés à la guerre qui pourront conduire, avec l’aide de la communauté internationale, à la transition nécessaire vers une Russie démocratique, pacifique, respectueuse de ses voisins et des droits humains.

Sauvons les enfants du poutinisme

Les communautés et les associations démocratiques et opposées à la guerre formées par les russes dans le monde entier, dont notamment le mouvement «Voice of Free Russia», organisent la campagne « Sauvons les enfants du poutinisme ». Au cours d’un mois et demi les militants russes organisent manifestations, cortèges, événements caritatifs et autres initiatives. L’étape finale va coïncider avec la Journée internationale des enfants victimes innocentes d’agression, instituée par l’ONU et fixée au 4 juin. 

Enfants ukrainiens

L’ONU a déjà reconnu la déportation des enfants d’Ukraine, notamment à partir des territoires occupés par la Russie, comme un crime de guerre. La Cour Pénale Internationale a émis le premier mandat d’arrestation à l’encontre de V. Poutine et M. Lvova-Belova, concernant précisément leurs crimes envers les enfants. En langage juridique, on a déjà qualifié ces actes barbares de génocide. Selon les informations du site de l’État ukrainien “Children of War”, au 03 juin 2023, 19 505 enfants ont été illégalement déportés de l’Ukraine, et tous n’ont pas été retrouvés, loin de là. Selon certaines estimations, ce chiffre pourrait atteindre les centaines de milliers. Il existe plusieurs témoignages confirmés du fait que les structures qui accueillent les enfants cherchent à les « rééduquer » idéologiquement et politiquement, tandis que certaines leur imposent un entraînement militaire.

Enfants russes

Les enfants de Russie sont également ciblés par le gouvernement de Poutine. Le gouvernement soumet les enfants à une propagande massive et intensifie cette pression idéologique chaque jour. Le gouvernement de Poutine déforme les situations réelles en modifiant les programmes d’étude. Il cherche à instiller aux enfants un pseudo-patriotisme et de fausses valeurs, afin d’élever une génération de zombies pro-Kremlin, ce qui représente une énorme menace pour le futur. L’éducation et l’instruction sont de plus en plus militarisées. Depuis l’école maternelle, on force les enfants à participer à des « fêtes » et concours militarisés. Les cours de préparation à la guerre ont été réintroduits dans les écoles. Des colonies de vacances militaires-patriotiques ont été organisées.

Les enfants qui expriment des opinions contre la guerre subissent des punitions et des persécutions. On exerce une pression sur les enfants en les séparant de leurs parents qui n’approuvent pas la politique du pouvoir.


La campagne globale “Sauvons les enfants du poutinisme” s’oppose à ces actions atroces du gouvernement poutinien, qui vont à l’encontre de toute humanité et du droit international. Dans le cadre de la campagne, les Russes adressent leurs préoccupations aux organisations et structures suivantes, qui ont le pouvoir d’intervenir dans cette situation inconcevable dans le monde civilisé et de mettre fin à la guerre de Poutine contre les enfants :

l’UNICEF et le Comité International de la Croix Rouge

Ils doivent solliciter auprès du gouvernement de la Fédération de Russie la possibilité de rendre visite aux enfants ukrainiens qui y ont été portés. Ils doivent inspecter les conditions dans lesquelles ils se trouvent et garantir leur déplacement en Ukraine ou dans un pays tiers.

Les gouvernements des pays qui reconnaissent la Cour Pénale Internationale

Afin de respecter le Statut de Rome et d’exécuter le mandat d’arrestation émis contre V. Poutine et M. Lvova-Belova, ils doivent les remettre à cette même Cour.

la Cour Pénale Internationale

Afin qu’elle émette des mandats d’arrestation contre tous les criminels dont leur implication dans la déportation des enfants ukrainiens a été démontrée.

les gouvernements des pays qui ne reconnaissent pas la Cour Pénale Internationale

Nous demandons qu’ils émettent un mandat d’arrestation contre V. Poutine, M. Lvova-Belova et tous les complices connus de la déportation d’enfants.

Les pays démocratiques

Nous demandons aux gouvernements respectifs d’intervenir et d’exiger des criminels, en premier lieu V. Poutine et M. Lvova-Belova, la restitution immédiate de tous les enfants ukrainiens déportés. Ces gouvernements devraient contribuer au rapatriement de ces enfants ou à leur déplacement en Ukraine ou dans un pays tiers.

Le Comité des droits de l’enfant de l’ONU

Nous leur demandons de prêter attention aux mesures répressives prises contre les enfants en Fédération de Russie, telles que les poursuites administratives et pénales contre ceux qui s’expriment activement en tant que dissidents. Nous leur demandons de réagir à la militarisation de l’instruction et de l’éducation, à la propagande belliciste ciblant les enfants, ainsi qu’à l’utilisation des enfants pour exercer une pression sur les parents mécontents du pouvoir.


La campagne-relais globale “Sauvons les enfants du poutinisme” propose non seulement des initiatives publiques dans la rue, telles que des manifestations, des rassemblements ou des performances, mais aussi d’écrire personnellement aux gouvernements et aux autorités de plusieurs pays, et de participer à des événements et rencontres thématiques.

Voici la liste des villes du monde qui participent à la campagne : https://www.savechildrenfromputinism.org/ (Les lieux et les horaires des initiatives seront rajoutés au fur et à mesure qu’elles seront confirmées)

Collecte de fonds

Les manifestations sont terminées, mais le projet continue ! Nous avons lancé une collecte de fonds qui sera reversée aux organisations travaillant sur les projets suivants :

  • recherche d’enfants ukrainiens déportés ;
  • recherche et retour des enfants ukrainiens déportés ;
  • l’assistance aux enfants russes qui ont souffert des répressions de Poutine ;
  • la lutte contre la propagande dans les établissements d’enseignement russes ;

Save Ukraine, KidMapping, Russia Behind Bars et d’autres portent ces importants projets qui correspondent à notre collecte de fonds.

Manifestation à Paris “Sauvons les enfants”

3 Juin 2023 à Paris Marche de la place de la République à la place de la Bastille à 16h00.
Joignez-vous à notre manifestation pour le retour des enfants ukrainiens déportés en Russie et contre l’endoctrinement des enfants russes par le régime de Poutine.

Cette marche organisée conjointement par l’ “Union des Ukrainiens de France”, l’association “Pour l’Ukraine, pour leur Liberté et la Nôtre” et “Russie-Libertés” a lieu à l’occasion de la Journée internationale des enfants victimes d’agression du 4 juin.

Russie: répressions quotidiennes pour des actions anti-guerre

(Données à avril 2023)

Depuis le 24 février 2022, début de l’invasion massive de l’Ukraine par la Russie, des dizaines de mouvements anti-guerre sont nés en Russie. Leurs actions sont diverses et pacifiques :

  • soutenir les Ukrainiens en apportant une aide à ceux déportés de force en Russie et une aide financière et matérielle aux réfugiés;
  • dénoncer la guerre et montrer que la société civile russe résiste sous différentes formes;
  • organiser des actions partisanes anti-guerre en Russie: affichages, lettres aux députés russes, campagnes artistiques anti-guerre, piquets solitaires…
  • briser la propagande et informer la population russe sur la réalité de la guerre en Ukraine;
  • aider ceux qui sont poursuivis par le régime poutinien pour leur opposition à la guerre : aide à quitter la Russie en sécurité, aide au logement à l’étranger, aide juridique et psychologique…

Lisez notre TRIBUNE dans Libération pour en savoir plus sur les modes d’actions de ces mouvements.

Notre association tente d’apporter une aide à ces mouvements en portant leur voix en France, en soutenant leurs revendications et actions et en aidant les militants qui sont en danger à s’exiler en France.

Les répressions s’intensifient chaque jour en Russie et chaque personne qui ose élever sa voix contre la guerre ou contre le régime poutinien, est poursuivie:

Ils ont besoin de notre et votre soutien !
Participez à notre campagne en soutien aux mouvements anti-guerre russes.

Quelques euros pour encourager ces Femmes et Hommes qui se battent contre la machine répressive du Krémlin et contre la guerre en Ukraine!

Pour nous soutenir