Élections russes du 20 septembre : le Kremlin interdit la dernière opposition, puis accuse l'étranger de "fraude" avant même le vote

Russie-Libertés appelle à manifester le 20 septembre contre des élections législatives russes jouées d’avance

Russie-Libertés appelle à manifester le 20 septembre à midi près de l’ambassade de Russie à Paris, square Alexandre Ier de Yougoslavie, et dénonce une élection législative jouée d’avance ; un scrutin où le pouvoir a évincé la dernière opposition à la guerre en Ukraine, et accuse par avance toute vérification indépendante d’être une manipulation étrangère.

Les électeurs ont pour seuls choix des partis adoubés par le Kremlin

En interdisant le parti Yabloko, seule formation qui portait encore une ligne critique sur la guerre en Ukraine, le régime a supprimé la dernière alternative sur les bulletins de vote du 20 septembre. Il ne reste en lice que des partis inféodés au pouvoir.

Ce verrouillage s’inscrit dans une trajectoire continue : réforme constitutionnelle de 2020 ouvrant la voie à un maintien au pouvoir jusqu’en 2036, mandats présidentiels allongés de 4 à 6 ans, opposition muselée par l’exil forcé, la prison ou l’assassinat.

Un régime qui dénonce les manifestations à l’étranger avant même qu’elles aient eu lieu

Signe d’un pouvoir qui craint la confrontation avec les faits : dès le mois d’août, une commission de la Douma a averti le ministère russe des Affaires étrangères de l’organisation prétendue de « faux sondages en sortie d’urnes » par des « agents de l’étranger » devant les ambassades russes. Les autorités accusent par ailleurs depuis mai les pays « inamicaux » d’entraver le vote des Russes à l’étranger, et ont demandé aux gouvernements étrangers d’interdire toute manifestation devant leurs ambassades le jour du scrutin.

Pour Russie-Libertés, disqualifier par avance toute vérification indépendante en la qualifiant de fake n’est pas un signe de force, mais l’aveu d’un régime acculé. Demander à des pays étrangers de réprimer des manifestations contre une élection où l’opposition n’a même pas le droit de se présenter : quelle autre preuve faudrait-il pour parler de dictature ?

Russie-Libertés se mobilise

Russie-Libertés continuera de réclamer la fin de la répression de l’opposition politique en Russie et l’instauration d’un système véritablement démocratique.

Rendez-vous au Forum Russie-Libertés le 3 octobre

Public et journalistes sont invités à poursuivre l’échange lors du Forum Russie-Libertés, le 3 octobre, un temps fort pour comprendre les enjeux de la Russie d’aujourd’hui et rencontrer celles et ceux qui s’y engagent.

Programme et inscription : russie-libertes.org/forum


Contact presse : presse@russie-libertes.org