Espace Libertés I Reforum Space Paris déclaré «indésirable» par le Kremlin

Déclaration conjointe de Russie-Libertés et de la Free Russia Foundation

Le Kremlin cible à nouveau nos actions

En 2024, la Free Russia Foundation et Russie-Libertés ont ouvert le centre Espace Libertés | Reforum Space Paris. Cet espace est dédié à la communauté russophone en exil : militants, défenseurs des droits humains et tous ceux qui ont besoin de soutien pour poursuivre leur travail en France.

Le régime du Kremlin vient de déclarer ce centre “organisation indésirable” en Russie.

Cette décision s’inscrit dans la continuité de la pression exercée sur nos structures : Russie-Libertés a déjà été marquée comme “indésirable” en janvier 2024, tandis que la Free Russia Foundation a été qualifiée d’ “organisation indésirable” en 2019, puis d’ “organisation extrémiste” en 2024. Une fois de plus, notre travail conjoint est directement visé.

Nos autres partenaires également ciblés

Le Kremlin s’attaque méthodiquement à l’écosystème de la société civile en exil et à ses réseaux de solidarité. Deux de nos alliés en France ont également été déclarés “indésirables” :

Plateforme des initiatives civiques, anti-guerre et humanitaires. La coalition dont RL fait partie. Institut Sakharov. L’un des co-fondateurs de l’ELRS en 2024.

L’objectif du régime est clair : intimider, isoler et briser les coalitions qui permettent à la résistance démocratique d’avoir un impact international.

Notre détermination reste intacte

Ces décisions ne changent rien à notre engagement. Espace Libertés I Reforum Space Paris continue ses activités sans interruption. Nous maintenons tout notre soutien à nos résidents (militants, journalists, artistes, défenseurs des droits humains), partenaires et bénévoles, comme nous l’avons toujours fait.

Si le Kremlin s’acharne contre nos espaces, c’est la preuve qu’une communauté démocratique forte et solidaire continue de grandir hors de Russie.

Notre appel aux autorités françaises et internationales

Nous appelons les autorités françaises et internationales à prendre pleinement en compte ce nouveau statut et des risques réels encourus par les citoyens russes engagés en France et à l’étranger.

Nous demandons un soutien adapté et une attention particulière dans leurs démarches administratives, qui intègre la réalité des menaces et de la répression transnationale.

Quand un pouvoir désigne les défenseurs des droits humains et les acteurs de la société civile comme « ennemis », cela ne fait que confirmer la valeur de notre engagement pour la liberté.