Urgent : le tribunal de Sofia a rejeté l'extradition de Nicolay Koblyakov vers la Russie
Urgent : le tribunal de Sofia a rejeté l’extradition de Nicolay Koblyakov vers la Russie !
AFP : Sofia refuse d’extrader un opposant franco-russe à Poutine
Sofia - Un tribunal de Sofia a refusé mardi d’extrader en Russie un opposant au président russe Vladimir Poutine, le franco-russe Nikolay Koblyakov, a annoncé une porte-parole du tribunal.
La demande d’extradition en Russie de Nikolay Koblyakov a été rejetée, ainsi que l’interdiction de voyager à l’étranger, a déclaré à l’AFP Milena Orozova, chef du service de presse du tribunal de Sofia.
Le parquet a le droit de faire appel, mais le procureur Valentin Kirilov a retiré mardi sa demande d’extradition, a indiqué Mme Orozova.
M. Koblyakov, un entrepreneur, est aussi un des fondateurs de l’association Russie-Libertés, qui a organisé des manifestations contre Vladimir Poutine en France. Il avait été arrêté fin juillet à l’aéroport de Sofia sur mandat d’Interpol, la Russie l’accusant de fraudes.
Le président du jury, Dessislav Lubomirov, a cependant déclaré mardi que les preuves fournies par la partie russe ne suffisaient pas pour prouver une participation personnelle de M. Koblyakov dans le schéma (frauduleux) décrit.
Russie-Libertés avait demandé aux autorités bulgares de ne pas extrader M. Koblyakov, la conformité de son traitement en Russie n’étant pas garantie au regard des exigences de la Convention européenne des droits de l’Homme.
On a gagné la bataille, s’est félicité M. Koblyakov mardi, interrogé au téléphone par l’AFP. Je continuerai à lutter pour établir les valeurs européennes en Russie, entravées par la gouvernance de Poutine et par sa politique en Ukraine, a-t-il ajouté.
M. Koblyakov, qui avait l’interdiction de quitter le pays, a précisé vouloir retourner en France. L’entrepreneur a souligné avoir l’intention de revenir à l’avenir en Bulgarie pour y mener à bien un projet de construction de maisons de retraite.
L’avocate de M. Koblyakov, Me Bilyana Kotsakova, a estimé que l’arrestation de son client montre la nécessité d’un perfectionnement de la législation européenne pour une défense plus efficace des citoyens européens face aux procédures engagées par des pays tiers. La France n’avait pas de possibilité légale de réagir, alors que son ressortissant était arrêté dans un autre pays européen sur mandat d’Interpol, a-t-elle déclaré à l’AFP.
(©AFP / 21 octobre 2014 12h38)