La lourde condamnation des prisonniers du 6 mai est une nouvelle dérive du régime russe
Paris, 24/02/2014
Communiqué de presse La lourde condamnation des “prisonniers du 6 mai” est une nouvelle dérive du régime russe Le tribunal de Moscou vient de condamner sept “prisonniers du 6 mai” à de lourdes peines allant jusqu’à quatre ans de prison ferme. Russie-Libertés dénonce une dérive du régime qui utilise la “justice” comme arme politique. Les “prisonniers du 6 mai” sont des femmes et des hommes accusés par le Comité d’enquête de la Russie d’avoir organisé, le 6 mai 2012 - jour du retour de Vladimir Poutine à la présidence - des débordements sur la place Bolotnaïa à Moscou. Or, plusieurs témoins ainsi que les journalistes de Novaïa Gazeta indiquent que les troubles avaient été organisés par les mouvements de jeunesse pro-Kremlin et qu’il s’agissait d’une provocation.
Un vaste mouvement de solidarité avec les “prisonniers du 6 mai” s’est crée en Russie, notamment à travers les réseaux sociaux. Sous la pression, plusieurs de ces prisonniers politiques ont été libérés à la fin de l’année 2013.
Aujourd’hui, au lendemain de la clôture des Jeux Olympiques à Sotchi, sept “prisonniers du 6 mai” ont été condamnés à de lourdes peines de prison ferme allant jusqu’à quatre ans et une figurante du dossier a été condamnée à trois ans avec sursis. Par ailleurs, plus de 200 personnes ont été interpelées aujourd’hui lors d’une manifestation organisée devant le tribunal à Moscou.
Russie-Libertés dénonce un procès inéquitable et une condamnation politique qui vise à enfermer des opposants pacifiques au régime. Nous demandons la libération immédiate des “prisonniers du 6 mai” et des prisonniers politiques en Russie ainsi que la libération des 200 personnes interpelées aujourd’hui.
Russie-Libertés