Conférence Corruption en Russie : que faire ?
Salle comble hier à SciencesPo Paris pour la conférence organisée par Russie-Libertés “Corruption en Russie : que faire ?”.
avec la participation de :
- Serguei Gouriev, professeur d’économie à Sciences Po, ancien recteur de la New Economic School à Moscou
- William Bourdon , avocat et président de l’association SHERPA
Animation : Jonathan Morice, Russie-Libertés
La question du développement des relations économiques entre la France et la Russie est constamment empoisonnée par le « climat des affaires ». Autoroute au nord de Moscou, JO de Sotchi, affaire Magnitsky, lutte de clans au sommet de l’Etat en Russie, implantation d’hypermarchés… beaucoup de ses dossiers soulèvent des question liées à la corruption, et des collusions entre milieux économiques et politiques. Le phénomène est difficile à cerner et à chiffrer, mais selon le think tank « Indem », les pots-de-vin en tout genre représentent plus de 15 % du PIB russe. 80% des Russes considèrent que le niveau de corruption en Russie est “élevé” voire “très élevé”, selon les sondages du Centre panrusse d’étude de l’opinion publique (VTsIOM). Les entreprises françaises et plus largement européennes sont immédiatement suspectées lorsqu’elles cherchent à s’implanter sur le marché russe dans ces conditions. Beaucoup d’entre elles s’en plaignent, à juste titre.
De leur côté, 73% des français, selon un sondage IFOP commandé par l’Association Russie-Libertés à l’occasion de la visite de Français Hollande à Moscou en février dernier, demandent plus de transparence sur l’origine de certains capitaux russes investis en France. Alors que certains préfèrent fermer les yeux sur cette question et « déconnecter » les questions des droits et libertés des questions de développement économique, Russie Liberté, association créée en 2012 ( https://russie-libertes.org/ ), propose de créer une réflexion sur la corruption, afin d’essayer de démêler le vrai du faux et d’en tirer les conséquences pour l’action, peser à son niveau, avec des relais nationaux et européens, pour plus de transparence et de justice économique, au service du développement et du respect des droits humains.
