Arrêtez les violences contre les défenseurs de la forêt de Khimki !
La forêt de Khimki est devenue un véritable symbole de l’injustice, de la corruption, des atteintes aux droits humains et du non-respect de l’environnement en Russie. Menacée par la construction de l’autoroute Moscou - St.Pétersbourg, cette forêt est une partie importante des “poumons verts” de Moscou, indispensables pour éviter l’asphyxie de la mégapole. Ils sont pourtant grignotés tous les jours un peu plus par des promoteurs immobiliers et des compagnies de BTP peu scrupuleux.
Les défenseurs de la forêt de Khimki ne sont pas opposés à l’autoroute, ils proposent juste de revoir le tracé et ont démontré, grâce à une expertise indépendante , que d’autres solutions, moins chères et plus respectueuses de l’environnement, sont possibles. Le combat des défenseurs de la forêt de Khimki a commencé dès 2007 suite au lancement des travaux. Le mouvement a connu une ampleur très importante en 2010 et a conduit D. Medvedev à suspendre le projet. Relancée par V. Poutine en décembre 2010, la destruction, pourtant illégale, de la forêt se poursuit aujourd’hui.
Le mouvement de contestation subit une forte répression de la part de la police et du service de sécurité su site. Plusieurs militants écologistes et plusieurs journalistes ont subi des agressions, deux d’entre-eux se trouvent toujours dans un état grave. Les défenseurs de la forêt de Khimki subissent quotidiennement intimidations, agressions et détentions illégales.
Récemment, le 3 juin 2012, plusieurs militants ont été violemment attaqués par les employés du site. Le 6 juin, six militants écologistes, dont Evguenia Tchirikova, ont été arrêtés par la police alors qu’ils essayent d’obtenir des documents sur la légalité du chantier.
Plusieurs associations et partis politiques, à l’image d’EELV , ont déjà exprimé leur solidarité avec les défenseurs de la forêt de Khimki.
L’association Russie-Liberté soutient le combat pour la sauvegarde de la forêt de Khimki. Nous exigeons l’arrêt immédiat de toutes les violences à l’encontre de manifestants pacifiques, ainsi qu’un moratoire sur le projet qui devra durer tant que les responsables d’agressions ne seront pas identifiés et jugés, et tant que les tracés alternatifs ne seront pas examinés par une commission réellement indépendante.