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Pussy Riot arrêtées à Sotchi : Russie-Libertés exige le rétablissement de l’Etat de Droit en Russie

Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina du groupe Pussy Riot ainsi que sept autres personnes, dont des journalistes, ont été interpelées aujourd’hui à Sotchi par la police russe et les forces spéciales.
Aucune accusation basée sur des faits réels n’a été formulée contre elles, il s’agit d’une arrestation arbitraire liée uniquement à leur présence sur le territoire des Jeux Olympiques à Sotchi.
Cette nouvelle arrestation politique illustre le climat de tension qui règne actuellement en Russie. C’est une violation flagrante de la Constitution et des droits et libertés des citoyens russes.
Russie-Libertés exige la libération immédiate des membres du groupe Pussy Riot et des autres personnes arrêtées, dont des journalistes, ainsi que la restauration de l’État de Droit en Russie.

« Sotchi JO de la honte » : un écologiste russe condamné en appel à 3 ans de camps

Communiqué de presse

« Sotchi JO de la honte » : un écologiste russe condamné en appel à 3 ans de camps

Aujourd’hui le tribunal de la région de Krasnodar a confirmé la condamnation à 3 ans de camps de l’écologiste russe Evgueni Vitishko. En plein JO de Sotchi, Russie-Libertés dénonce une nouvelle condamnation politique orchestrée par le régime russe.

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Penser la Russie : dossier « Sotchi, 1ère partie »

Penser la Russie : dossier « Sotchi, 1ère partie »

À l’approche des Jeux Olympiques, Penser la Russie publie un dossier consacré à l’événement le plus chaud de cet hiver. Le dossier s’ouvre par sur un reportage d’Éléna Ratcheva du journal Novaya Gazéta. Publié il y a un mois il contient des détails précieux sur le déroulement du chantier olympique: ouvriers impayés, chasse aux immigrés, les travaux contraints des «bénévoles» et… manque de main d’œuvre.

Dossier à lire ici.

Mardiros Demertchyan, martyre du chantier olympique

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(c) Elena Ratchiova, Novaïa Gazeta

En juin Mardiros Demertchyan, électricien sur le chantier olympique, avait réclamé à son employeur l’argent qu’on lui devait pour son travail, à la suite de quoi son contremaître l’avait accusé d’avoir volé un touret de câble, les policiers l’ont emmené au commissariat, l’ont battu, l’ont violé avec une barre halligan et l’ont fait signer un faux aveu de vol. Lorsque Mardiros a porté plainte, les policiers l’ont formellement poursuivi pour diffamation.

Six mois plus tard, Mardiros ne sort quasiment pas dehors, n’est plus capable de soulever sa fille de deux ans, souffre en permanence  de maux de tête et bégaye lorsqu’il raconte ce qu’il a subi.

Sur cette photo, Mardiros dort avec ses quatre enfants. Sa femme était enceinte du cinquième enfant mais a provoqué une fausse couche après que  son sodomisé de mari a développé un handicap.

Actuellement toute la famille n’a de moyens d’existence que la pension de retraite de la belle-mère de Mardiros, soit 5.000 roubles (110 euros). Le maître d’oeuvre du chantier olympique  a arnaqué Mardiros car il n’avait aucune intention de lui verser les 27.000 roubles (600 euros) que l’électrivien devait toucher.

Éléna Ratchiova, Novaïa Gazeta