« Les guerres ne sont pas gagnées par les généraux, mais par les enseignants. » Cette phrase de Poutine en décembre 2023 résume l’offensive actuelle du Kremlin : transformer l’éducation en un véritable outil de propagande militariste.
Pourtant, derrière le discours officiel, la réalité est plus complexe. La jeunesse russe n’est pas un monolithe.
Ce qu’il faut retenir de la situation actuelle :
- Une éducation sous uniforme. Le système scolaire est détourné pour étouffer toute pensée critique. Entre la réécriture des manuels d’histoire pour glorifier l’invasion de l’Ukraine et l’introduction de cours de maniement d’armes, l’État cherche à normaliser la violence et le sacrifice patriotique dès le plus jeune âge.
- Le prix de la dissidence. Malgré une répression féroce, des voix s’élèvent. Des jeunes refusent les « leçons de patriotisme ». Ce courage a un prix : exil forcé pour des artistes comme la musicienne Naoko, ou des peines de prison allant jusqu’à 6 ans pour des adolescents comme Iegor Balazeïkine. Aujourd’hui, plus de 350 mineurs sont condamnés pour « terrorisme » ou « extrémisme ».
- L’isolement académique. L’isolement des étudiants s’intensifie sous une double pression : alors que des pays comme la Pologne ou les États baltes refusent les visas, le Kremlin qualifie d’« indésirables » des piliers mondiaux comme IELTS ou Fulbright. Privée de ces passerelles, la recherche russe se tourne désormais vers des régimes autoritaires (Iran, Chine, BRICS), créant une génération coupée du dialogue global et vulnérable à la propagande d’État.
Notre rôle : de soutenir leur résilience par la culture, de maintenir des opportunités de mobilité académique et de protéger les réseaux de pensée libre. Investir dans ces liens, c’est préserver les fondations d’une future Russie démocratique et européenne.
Pour approfondir cette réflexion, découvrez notre note analytique complète publiée par le prestigieux Think Tank CEPA : https://cepa.org/…/militarization-or-resistance-the…/
C’est en soutenant les voix dissidentes aujourd’hui que nous préparons le terrain pour une Russie démocratique future.
