La justice doit cesser d’être une arme politique en Russie

Communiqué de presse

La justice doit cesser d’être une arme politique en Russie

Serguei Oudaltsov, chef de file du Front de gauche russe, vient d’être mis en examen pour « organisation de troubles de masse », il risque cinq ans de prison. L’association Russie-Libertés demande une enquête internationale, indépendante et efficace, sur les agissements de la justice et de l’exécutif russes contre les activistes d’opposition.

Les répressions contre les militants de l’opposition s’accentuent depuis les dernières élections présidentielles truquées de mars 2012: deux ans de camps pour deux membres du groupe Pussy Riot, des mois de prison pour plusieurs manifestants du 6 mai, risque d’une condamnation à 10 ans de prison pour un des meneurs de l’opposition Alexey Navalny, sans parler de l’homme d’affaire Mikhail Khodorkovski, en prison depuis 9 ans maintenant.
Aujourd’hui, le parquet russe a annoncé la mise en examen de Serguei Oudaltsov notamment pour « organisation de troubles de masse ». Il risque 5 ans de prison ferme. Le plus choquant est que cette accusation est principalement basée sur un montage réalisé dans un documentaire contesté « Anatomie de la contestation-2 » diffusé sur la chaine NTV, connue pour agir sur commande du Kremlin afin de décrédibiliser les adversaires politiques du régime.

L’association Russie-Libertés dénonce un système judiciaire qui a perdu toute son indépendance pour devenir une arme politique dans les mains du Kremlin. Nous exigeons la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et la mise en place rapide d’une enquête internationale, indépendante et efficace, sur les agissements de la justice et de l’exécutif russes.

Russie-Libertés

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