Procès en appel des 3 Pussy Riot: libération conditionnelle pour Katia Samoutsevitch, confirmation de la peine de deux ans de camps pour les autres.

logo Russie-Libertés  Communiqué de presse

Le 10 octobre le Tribunal de Moscou s’est prononcé en appel à la suite du verdict énoncé par la juge Syrova le 17 août dernier. L’audiance d’appel initialement prévu pour le 1 octobre avait été repoussé suite à la volonté de Katia Samoutsevitch de changer d’avocat. Ce changement, qui avait alors créé la surprise, à trouvé hier une explication.

Les avocats des plaignants se sont souvenus que Katia n’avait pas participé à la prière punk dans la Cathédrale du Christ Sauveur. L’accusation a souligné qu’elle n’avait ni chanté, ni dansé, ni prié suite à l’intervention rapide d’un gardien qu’il lui avait interdit l’entrée. Et, ô miracle, la juge annonce la libération de Katia avec le maintien d’une peine conditionnelle.

Les membres de Russie-Libertés sont très heureux pour Katia et ses proches, mais restent fortement préoccupés par le sort des deux jeunes femmes restant en prison.

Par ailleurs, vu le caractère politique de cette libération, il existe un risque de scission au sein des groupes de soutien aux Pussy Riot. Nous appelons tous ces groupes à rester soudés, et soulignons que lors du procès en appel Katia a exprimé sa solidarité avec les autres membres du groupe et a confirmé que leur prière était une action purement politique en aucun cas dirigée contre les sentiments des croyants.

Russie-Libertés exige la libération inconditionnelle de toutes les membres du collectif punk Pussy Riot, et l’arrêt immédiat des poursuites.

Photo: AFP, par Natalia Kolesnikova

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