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Un prisonnier politique russe dénonce la torture

Ildar Dadine, prisonnier politique russe, dénonce, dans une lettre adressée à son épouse, des passages à tabac permanents, des tortures, des humiliations et des insultes.

« Nastia (diminutif de Anastasia), si tu décides de publier ces informations qui me concernent, essaye de les diffuser aussi largement que possible. Cela permettra d’accroître mes chances de rester en vie. Il faut que tu saches qu’une mafia opère dans la prison IK-7. Toute l’administration pénitentiaire y est impliquée : son chef, le major Sergey Leonidovich Kossiev et la grande majorité des employés de la colonie, y compris les médecins. »

Lire la suite de la lettre ici : https://blogs.mediapart.fr/je-suis-ildar-dadin/blog/011116/torture-et-prison-russe

Mardiros Demertchyan, martyre du chantier olympique

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(c) Elena Ratchiova, Novaïa Gazeta

En juin Mardiros Demertchyan, électricien sur le chantier olympique, avait réclamé à son employeur l’argent qu’on lui devait pour son travail, à la suite de quoi son contremaître l’avait accusé d’avoir volé un touret de câble, les policiers l’ont emmené au commissariat, l’ont battu, l’ont violé avec une barre halligan et l’ont fait signer un faux aveu de vol. Lorsque Mardiros a porté plainte, les policiers l’ont formellement poursuivi pour diffamation.

Six mois plus tard, Mardiros ne sort quasiment pas dehors, n’est plus capable de soulever sa fille de deux ans, souffre en permanence  de maux de tête et bégaye lorsqu’il raconte ce qu’il a subi.

Sur cette photo, Mardiros dort avec ses quatre enfants. Sa femme était enceinte du cinquième enfant mais a provoqué une fausse couche après que  son sodomisé de mari a développé un handicap.

Actuellement toute la famille n’a de moyens d’existence que la pension de retraite de la belle-mère de Mardiros, soit 5.000 roubles (110 euros). Le maître d’oeuvre du chantier olympique  a arnaqué Mardiros car il n’avait aucune intention de lui verser les 27.000 roubles (600 euros) que l’électrivien devait toucher.

Éléna Ratchiova, Novaïa Gazeta