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Etape suivante dans la répression: interdiction de critiquer les juges ?

Le député du parti « Russie Unie » Ilia Kostounov a déclaré le 20 août que la Douma (chambre basse du parlement élue en décembre 2011 lors d’un scrutin truqué), allait bientôt se pencher sur un projet de loi interdisant de critiquer les juges.

C’est le procès des Pussy Riot qui lui aurait donné « cette idée intéressante ». En effet, «critiquer les juges partout en les accusant d’injustice et de manque de professionnalisme est devenu un passe temps populaire et collectif ». Ilia Kostounov souligne : « Vous avez le droit de critiquer un juge à condition d’être vous-même un professionnel connaissant toutes les lois et procédures. Mais prononcer à haute voix ce que tout le monde désire entendre, ce n’est pas correct».

Si l’on suit la logique répressive du parti poutiniste Russie Unie, l’étape suivante devrait aboutir à l’interdiction de toute critique “non professionnelle ” du gouvernement et du président. La moitié du chemin étant déjà effectuée avec la récente réintroduction de la pénalisation de la diffamation et la loi prévoyant des amendes de plusieurs milliers d’euros pour avoir appelé ou participé à des manifestations.

Russie-Libertés condamne fermement l’adoption de nouvelles lois répressives par une Assemblée illégitime qui bafoue allègrement l’esprit et la lettre de la Constitution et les engagements de la Russie en matière de respect des droits humains auprès du Conseil de l’Europe et de l’OSCE.

Russie-Libertés

Etape suivante dans la répression: interdiction de critiquer les juges ?

Le député du parti « Russie Unie » Ilia Kostounov a déclaré le 20 août que la Douma (chambre basse du parlement élue en décembre 2011 lors d’un scrutin truqué), allait bientôt se pencher sur un projet de loi interdisant de critiquer les juges.

C’est le procès des Pussy Riot qui lui aurait donné « cette idée intéressante ». En effet, «critiquer les juges partout en les accusant d’injustice et de manque de professionnalisme est devenu un passe temps populaire et collectif ». Ilia Kostounov souligne : « Vous avez le droit de critiquer un juge à condition d’être vous-même un professionnel connaissant toutes les lois et procédures. Mais prononcer à haute voix ce que tout le monde désire entendre, ce n’est pas correct».

Si l’on suit la logique répressive du parti poutiniste Russie Unie, l’étape suivante devrait aboutir à l’interdiction de toute critique “non professionnelle ” du gouvernement et du président. La moitié du chemin étant déjà effectuée avec la récente réintroduction de la pénalisation de la diffamation et la loi prévoyant des amendes de plusieurs milliers d’euros pour avoir appelé ou participé à des manifestations.

Russie-Libertés condamne fermement l’adoption de nouvelles lois répressives par une Assemblée illégitime qui bafoue allègrement l’esprit et la lettre de la Constitution et les engagements de la Russie en matière de respect des droits humains auprès du Conseil de l’Europe et de l’OSCE.

Russie-Libertés

Pussy Riot : “le procès infernal” JOUR 4 . (Citations en français)

Nadejda Tolokonnikova, Maria Alekhina et Ekaterina Samoussevitch en détention provisoire depuis presque 3 mois.

Vous pouvez retrouver les jours 1 et 2 du procès ici et le jour 3 ici.

Contexte du jour 4 :

Le quatrième jour du procès commence par la demande de Maria Alekhina de révoquer la juge Syrova. La raison de la révocation serait le préjudice qu’elle porte envers les accusées. La défense soutien la révocation.

L’accusation ne voit aucune raison pour la révocation de la juge et demande de la rejeter. 

Citations et échanges lors du 4ème jour du procès :

La juge : « Aérer la voiture de détenues et nourrir les accusées ne relève pas de mes compétences. »

L’avocat des accusées Féygin transmet à la juge la demande d’appel des témoins de la défense. La demande est rejetée.

Polozov, un des avocats des accusées : « Nous avons la liste de 35 témoins, ce sont des experts et des politiques connus. »

La juge s’en va pour revoir la demande de la révocation d’elle-même.

Tout le monde est évacué de la salle. Il y a une alerte à la bombe. Quelqu’un a téléphoné et a dit : «  Il y a une bombe au tribunal ! Liberté pour Pussy Riot ! » 

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Pussy Riot : “le procès infernal” JOUR 3. (Citations en français)

Nadejda Tolokonnikova, Maria Alekhina et Ekaterina Samoussevitch en détention provisoire depuis presque 3 mois.

Les citations des jours 1 et 2 sont disponibles ici.

Rappel, article 14 de la Constitution russe :

1. La Fédération de Russie est un Etat laïc. Aucune religion ne peut s’instaurer en qualité de religion d’Etat ou obligatoire.

2. Les associations religieuses sont séparées de l’Etat et égales devant la loi.

L’association Russie-Libertés publie la traduction française de plusieurs citations lues ou entendues durant le procès du groupe Pussy Riot qui se déroule actuellement à Moscou. Recueillies par Olga Kokorina, comédienne et membre de Russie-Libertés, grâce à plusieurs comptes twitters qui tweetent en direct du tribunal, ces citations montrent toute la violence et le délire de l’accusation, ainsi que le déni de justice que subissent les accusées.

3ème jour, contexte :

Le troisième jour du procès des Pussy Riot a commencé par l’arrivée de l’ambulance pour Maria Alekhina. Les jeunes filles sont détenues dans un box transparent et hermétique, sans ventilation. Les deux premiers jours du procès les ont épuisées. Elles sont réveillées par les gardes à 5h du matin et ramenées à la maison d’arrêt à 3h. Pendant le procès elles n’ont pas le droit ni de manger, ni de boire. L’avocat des accusées Volkova dénonce les conditions de détention en les qualifiant de « torture ». Maria Alekhina souffre d’anémie. Toutefois, les médecins officiels indiquent que les accusées peuvent continuer le procès.

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Déni de justice pour les Pussy Riot

Communiqué de presse de Russie-Libertés

Nadejda Tolokonnikova, Maria Alekhina et Ekaterina Samoutsevitch
en détention provisoire depuis bientôt 3 mois.

Déni de justice pour les Pussy Riot

Plus de 300 personnes sont venues aujourd’hui soutenir Nadezhda Tolokonnikova, Katerina Samoutsevitch et Maria Alekhina devant le siège du tribunal de l’arrondissement Taganski à Moscou où une requête de l’accusation dans le cadre du procès politique du groupe punk féministe Pussy Riot était examinée.

La requête visant à réduire les délais pour l’examen par la défense du dossier d’accusation a été acceptée par le le tribunal. Désormais, la défense aura seulement jusqu’au 9 juillet pour examiner le dossier, ce qui réduit très fortement ses possibilités de réponse. En réaction à cette décision, Nikolay Polozov, un des avocats des Pussy Riot, a déclaré à RFI qu’il s’agissait de « la fin de la justice en Russie ». Suite à cette décision du tribunal, Nadezhda Tolokonnikova s’est mise en grève de la faim.

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France, terre d’asile pour entrepreneurs russes persécutés?

Par Marie N. Pane pour Russie-Libertés

Le 24 mai 2012, la cour d’appel d’Aix en Provence a rejeté pour la seconde fois consécutive la demande d’extradition émise par le Parquet Général de Russie à l’encontre de Vitaly Arkhangelsky, PDG de la holding pétersbourgeoise Oslo Marine Group spécialisée dans le transport maritime et les activités portuaires. Ce rejet vient confirmer celui déjà prononcé en novembre 2011 par le même tribunal.

La décision de justice rendue par la cour d’appel d’Aix est, pour l’ensemble du système judiciaire russe, un camouflet cinglant articulé en trois points.

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