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Samoutsevitch

La seule des Pussy Riot. Un an plus tard

Elle a été la seule des Pussy Riot, qui soit restée en liberté. Elle a également été « collée pour deux ans », comme ses deux copines. Cependant plus tard, contrairement à elles, cette peine a été allégée. Tout au long de l’année on parlait de discordes au sein du groupe punk ainsi que de la liberté obtenue par Katia Samoutsevich au prix d’une trahison. Ce mot a été prononcé par ses avocats. De son coté elle a refusé, il y a un an, les services de célèbres défenseurs en les accusant d’incompétence à cause de laquelle sont emprisonnées Nadia Tolokonnikova et Macha Alieuhina. Quelles relations unissent aujourd’hui les trois Pussy Riot et qu’est ce qui a changé pendant cette année pour Katia, elle ranconte pour « Fontanka ».

-Katia, ça a été difficile de vous croiser à la maison, vous êtes très occupée. Vous travaillez, c’est une activité sociale ou quelque chose d’autre ?

– Tout ça – c’est cette affaire criminelle. Je me bats pour l’annulation de la peine. Ou pour que le tribunal accorde aux moins quelques concessions et libère avant tout Nadia et Macha. Nous avons la même peine, et si on l’annule, cela concernera nous tous. Cela veut dire qu’on annule la décision que les faits ont été criminels, donc tout ce qui s’est passé s’annule aussi. Mais au tribunal de Moscou on ne décroche jamais le téléphone, il faut donc y aller avec chaque question, se renseigner soi-même dans les bureaux. Et j’y allais comme ça, jusqu’à ce que j’apprenne d’avoir reçu un refus déjà le 1 er ou le 2 aout.

-C’est-à-dire qu’en ce moment vous ne travaillez pas ?

-Je n’ai pas le temps de chercher du travail. A cause de l’affaire pénale je dois aller dans beaucoup d’endroits, qu’ont ouverts de neuf heures à dix-huit heures.

– Et par la suite vous pensez chercher du travail ?

– Oui, bien sûr, même si je n’imagine pas très bien comment le faire. Pendant le procès on nous a beaucoup vu. Désormais, tout le monde sait qui je suis. L’hiver dernier, lorsque je changeais de passeport, un fonctionnaire du bureau m’a reconnue et a tout de suite voulu me mettre une amende pour cause de résidence sans passeport. De plus, on peut se rendre utile à la société sans travailler dans une entreprise ou un bureau. L’activité artistique est aussi une forme de travail, et elle prend souvent bien plus que neuf heures par jour.

-Et dans la rue, dans les transports, on vous reconnait aussi ?

-Oui, ça arrive. Les gens réagissent différemment. Quelqu’un s’aproche poliment avec des paroles de soutien. Quelqu’un vient de sourire.

-Durant l’année passée, vous avez changé de point de vue sur certaines choses ?

-Peut-être… Oui, à un certain niveau les points de vue ont changé. Pas sur le plan politique, ça, évidemment, ça n’a pas bougé. Comme avant, je suis inquiète pour tout ce qui se passe dans notre pays. Sinon… J’ai acquis des connaissances sur le procès pénal. Si la prochaine fois… je ne souhaite évidemment pas qu’il y ait une prochaine fois, mais je saurai mieux m’orienter dans ce qui se passe.

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Soirée « Free Pussy Riot ! » au festival Les Femmes s’en Mêlent – Point Éphémère, Paris

Le 20 mars 2013, le célèbre Point éphémère (Paris) a vibré en solidarité avec Nadia et Maria, deux jeunes femmes membres du groupe russe Pussy Riot, emprisonnées en Russie. Lors d’une soirée « Free Pussy Riot ! » organisée dans le cadre du festival Les Femmes s’en Mêlent en partenariat avec l’association Russie-Libertés les visiteurs du lieu ont pu assister à une installation artistique vivante, une conférence de presse et un concert.

La soirée a commencé avec l’exposition des œuvres de l’artiste russe Victoria Lomasko sur le procès des Pussy Riot, l’installation de Maria Schmidt et Olga Kokorina et la projection des clips des Pussy Riot sur grand écran. L’installation vivante « Qui a peur de la prison ? Nous ou ceux qui ont donné l’ordre de nous jeter ici pour nous forcer à nous taire ? » – extrait d’une lettre de Nadia Tolokonnikova de la maison d’arrêt – a donné le coup d’envoi. Trois jeunes femmes encagoulées écrivaient des phrases des derniers discours et des extraits des lettres de Maria et Nadia sur un papier kraft accroché au mur, sous la lumière des projecteurs. Par cette installation les artistes ont voulu montrer leur soutien aux deux membres du groupe Pussy Riot toujours détenues en prison. « Puisque ces jeunes femmes brillantes et courageuses ont été privées de la parole notre but est de sensibiliser le plus grand nombre de personnes aux messages qu’elles ont voulu passer. Le message qui n’a été entendu ni par le gouvernement ni par les représentant de la, soi-disant, justice en Russie, mais qui a traversé les murs, les frontières et les langues. Alors, tant que les jeunes femmes seront en prison, il y aura toujours d’autres Pussy Riot partout dans le monde pour continuer à dire et à écrire la vérité » ont expliqué Maria Schmidt et Olga Kokorina.

Lors de la conférence de presse qui a suivi l’installation, Stéphane Amiel, programmateur du festival, a souligné que « partisan de la liberté d’expression et du droit des Femmes, Les Femmes S’en Mêlent ne peut pas rester insensible au cas des Pussy Riot ». Anne Nerdrum, Amnesty International France, a aussi insisté sur la « nécessité de soutenir les deux jeunes femmes enfermées » et a rappelé qu’Amnesty a attribué le titre de « prisonnières de conscience » à Nadia et Maria.

La soirée a continué avec une discussion par vidéoconférence avec Ekaterina Samoutsevitch, membre du groupe Pussy Riot en résidence surveillée à Moscou. Ekaterina a remercié toutes celles et tous ceux qui soutiennent le groupe partout dans le monde. Elle indiqué que les conditions de détention de Nadia et Maria étaient « très difficiles » et a appelé à « continuer la mobilisation pour obtenir leur libération et faire cesser l’injustice dont elles sont victimes« .

Un concert a clôturé la soirée. Les groupes Novella, Tiger Bell et The history Of Apple Pie ont enflammé le Point éphémère en adressant de vibrants messages de soutien aux Pussy Riot et en demandant la libération immédiate de leurs collègues artistes. Les musiciennes ont rappelé l’importance du « respect de la liberté d’expression notamment artistique et du respect des droits humains« . « Nous chantons ici pour elles ! » ont lancé les musiciennes de Tiger Bell.

Soirée spéciale « FREE PUSSY RIOT » au festival Les Femmes S’en Mêlent – Mercredi 20 mars à partir de 18h à Point éphémère

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Mercredi 20 mars, à partir de 18h à Point Éphémère

Le festival Les Femmes s’en Mêlent et l’association Russie-Libertés vous invitent à une soirée artistique “Free Pussy Riot”.

Il y a un an, en mars 2012, trois femmes membres du groupe punk féministe russe « Pussy Riot » étaient arrêtées et jetées en prison suite à une chanson contre Vladimir Poutine dans une la Cathédrale du Christ-Saint-Sauveur de Moscou. Jugées en août 2012 lors d’un procès considéré comme inéquitable, deux d’entre-elles, Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina, sont aujourd’hui emprisonnées dans des conditions très dures en Russie alors que Ekaterina Samoutsevitch est assignée à résidence à Moscou.

Partisan de la liberté d’expression et du droit des Femmes, Les Femmes S’en Mêlent ne peut pas rester insensible au cas des Pussy Riot. Un hommage leur sera rendu avec la journée du 20 mars à Point Éphémère et un soutien leur sera apporté via l’association Russie-Liberté: exposition, projection des clips censurés en Russie, video conférence avec Ekaterina, table ronde, rencontre avec des artistes et déferlement de décibels et de cagoules pendant les concerts de Tiger Bell, The History of Apple Pie et Novella.

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Les Inrocks : Ekaterina Samoutsevitch, de Pussy Riot : « Pourquoi ne pas accepter la nationalité française ? »

Les trois membres des Pussy Riot juste avant leur procès en appel le 1er octobre 2012 à Moscou (Maxim Shemetov/Reuters)

Lundi 14 janvier, l’association Russie-Libertés organisait une conférence sur l’état de la liberté artistique dans la Russie d’aujourd’hui. L’occasion d’un dialogue privilégié avec Ekaterina Samoutsevitch, artiste et membre de Pussy Riot.

Lire l’article ici.

International FREE PUSSY RIOT Day in Paris!

INVITATION EVENEMENT

International FREE PUSSY RIOT Day in Paris!

Rassemblement et concert gratuit du groupe Orties

Le mercredi 16 janvier 2013 à 19h00

Place Stravinsky (près du Centre Pompidou) – Paris 4ème

Deux membres du groupe punk féministe Pussy Riot sont actuellement emprisonnées dans deux camps en Russie pour avoir chanté une chanson contre Poutine dans la Cathédrale du Christ Saint-Sauveur à Moscou.

Le 16 janvier 2013 aura lieu la journée internationale de solidarité avec les Pussy Riot et le procès en appel de Maria Alekhina, une des membres du groupe.

L’association Russie-Libertés et Amnesty International France vous invitent à un rassemblement-concert le 16 janvier à 19h sur la Place Igor Stravinsky à Paris. Le rassemblement sera suivi par un concert gratuit du groupe Orties (http://www.ortiesdream.com/) en soutien aux Pussy Riot.

« Pourquoi nous soutenons les Pussy Riot » par Bernard-Henri Lévy, John Malkovich et Antoine de Caunes et d’autres

Appel lancé par La Règle du Jeu et Russie-Libertés

Maria Alekhina, 24 ans, mère d’un petit garçon, Nadezhada Tolokonnikova, 23 ans, mère d’une petite fille et Ekaterina Samoussevitch, 29 ans sont en détention depuis le mois de mars en Russie. Leur crime ? Être membre du groupe punk féministe militant, Pussy Riot, sous l’étiquette duquel elles ont réalisé, le 21 février, une performance dans la Cathédrale du Christ Saint-Sauveur de Moscou.
Leur objectif déclaré, en déclamant «  Vierge Marie, délivre-nous de Poutine », était d’attirer l’attention sur la collusion de plus en plus inquiétante entre le pouvoir politique de Vladimir Poutine et l’autorité spirituelle de l’Église orthodoxe, incarnée par le patriarche Kirill (ce dernier ayant appelé à voter pour le premier lors des élections de mars). Cet happening qui s’inscrit, faut-il le rappeler, dans une large tradition d’interventions d’artistes qui croisent art et politique, a été reprise juridiquement sous les chefs d’inculpation de « vandalisme aggravé, d’incitation à la haine religieuse et de sabotage des valeurs et du fondement spirituel du pays ».

A l’heure où viennent de se clôturer plusieurs jours de procès qui, selon de nombreux observateurs, étaient loin de préserver avec impartialité les droits de la défense (interrogatoires orientés, questions de la défense le plus souvent rejetées, privation de sommeil et de nourriture), à l’heure où ces femmes et, pour deux d’entre elles, ces mères, encourent jusqu’à 3 ans de camp d’emprisonnement, La Règle du jeu et l’association Russie-Libertés en appellent à une mobilisation la plus large possible pour soutenir ces activistes et féministes dans un combat pour leurs vies, leurs libertés et pour une Russie dégorgée de ces confusions néfastes entre le pouvoir spirituel et politique.

Parce qu’il est pour nous inconcevable que le nom de féminisme se transforme en gros mot, parce qu’il reste hallucinant, aujourd’hui, de voir que les notions de blasphème ou de valeurs spirituelles d’un pays puissent être des armes de guerre juridiques et politiques pour faire taire un vaste courant d’opinion et de pensée à travers le monde, parce qu’il est tout simplement inadmissible de priver de liberté des femmes pour avoir joué de symboles religieux sans violence aucune, nous demandons, nous qui signons cette pétition, la libération immédiate et sans condition de Maria Alekhina, de Nadejda Tolokonnikova et d’Ekaterina Samoussevitch.

Signataires: Bernard-Henri Lévy, John Malkovich, Antoine de Caunes, Philippe Starck, Frédéric Beigbeder, Yann Moix, Laurent-David Samama, L’association Russie-Liberté, Sanseverino (chanteur), Free Pussy Riot France, Belkacem Bahlouli (rédacteur en chef de Mojo), Marc Lambron, Asma Guenifi (Présidente de Ni Putes Ni Soumises), Zoia Svetova (journaliste), Louis-Georges Tin (fondateur de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie), Gérard Bar-David (rock critic), Gilles Morel (comédien), Tatiana Moguilevskaia (traductrice), Jean-Sebastien Stehli, Astrid Wendlandt

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Джон Малкович, Фредерик Бегбедер и Бернар-Анри Леви поддержали Pussy Riot накануне приговора

За день до оглашения приговора по делу Pussy Riot актер Джон Малкович, писатель Фредерик Бегбедер, дизайнер Филипп Старк, философ Бернар Анри Леви, а также другие французские и российские общественные деятели, писатели и журналисты подписали открытое письмо с просьбой немедленно и безоговорочно освободить арестованных участниц панк-группы.

>>> RFI Russian

Vendredi 17 août 2012 – Rassemblement pour la libération des membres du groupe punk féministe russe Pussy Riot

FREE PUSSY RIOT !

Vendredi 17 août 2012 – 12h30 – Place Igor Stravinsky (près du centre Pompidou) – Paris

Rassemblement pour la libération des membres du groupe

punk féministe russe Pussy Riot

Les organisations signataires appellent à un rassemblement pour la libération immédiate de Nadejda Tolokonnikova, Maria Alekhina et Ekaterina Samoutsevitch, membres du collectif punk féministe russe Pussy Riot : ce rassemblement aura lieu en même temps qu’un rassemblement similaire organisé à Moscou, et dans plusieurs autres villes à travers le monde, à quelques heures du verdict, attendu le 17 août en début d’après-midi.

Le procureur a requis contre les trois jeunes femmes 3 ans de camp, pour 3 minutes de chanson.

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