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Synthèse du rapport d’Ilya Yashin sur le régime de Ramzan Kadyrov en Tchétchénie

« Menace pour la sécurité nationale ».

Enquête d’Ilya Yashin sur le régime de Ramzan Kadyrov en Tchétchénie.

Synthèse en français (traduction et rédaction par Elena Colombo et Michèle Poussard).

Russie-Libertés publie une synthèse de l’enquête « Menace pour la sécurité nationale » sur le régime de Ramzan Kadyrov en Tchétchénie, présentée par Ilya Yashin le 23 février 2016 à Moscou.[1]

L’enquête met l’accent sur le fait que sous Ramzan Kadyrov un « groupe criminel a remplacé l’État tchétchène » et vit aujourd’hui « selon ses propres lois». Il s’agit, d’après Ilya Yashin, d’un « régime dangereux » dont la loyauté repose uniquement sur « la satisfaction des appétits financiers et politiques de Ramzan Kadyrov ». L’objectif de ce document, présenté sous forme de rapport, est donc « d’ouvrir les yeux de la société russe sur la réalité de ce régime » ainsi que sur la « menace qu’il représente pour la sécurité nationale » du pays.

Points-clés du rapport :

Ramzan Kadyrov n’éprouve aucun regret d’avoir combattu contre les forces fédérales russes pendant la première guerre en Tchétchénie.

Le rapport rappelle que la journaliste Anna Politkovskaïa décrivait le rôle de Ramzan Kadyrov pendant la première guerre en Tchétchénie ainsi : « tirer, tuer, enlever ». En 2013, dans une interview sur la chaîne télévisée « Russie 1 », Ramzan Kadyrov a affirmé n’éprouver aucun regret d’avoir participé à la guerre qui pour lui a été une « grande école » et l’a aidé à « connaitre la vérité ».

Ramzan Kadyrov a crée un régime autoritaire en Tchétchénie.

Le Parlement, les tribunaux et les médias de la République tchétchène se trouvent sous son contrôle absolu, et l’opposition y est, dans les faits, quasi-interdite. Aux dernières élections législatives et présidentielles le parti du pouvoir « Russie unie » et Vladimir Poutine ont obtenu plus de 99% de suffrages en Tchétchénie. De nombreuses fraudes électorales y ont été dénoncées. Kadyrov traite les défenseurs des droits de l’homme d’« ennemis du peuple » et appelle à l’emprisonnement des organisateurs des manifestations contestant le régime.

Ramzan Kadyrov mène une politique anti-laïcité en Tchétchénie.

Le rapport présente la République tchétchène comme «un État religieux, basé sur des traditions asiatiques moyenâgeuses». Le pouvoir de Ramzan Kadyrov y lutte contre la laïcité de l’Etat, pourtant inscrite dans la Constitution de la Fédération de Russie. Par exemple, en Tchétchénie, la polygamie et les mariages forcés sont pratiqués alors qu’ils sont interdits par les lois russes.

Ramzan Kadyrov touche des milliards de roubles en provenance de Moscou et oblige les citoyens tchétchènes à payer « un impôt féodal ».

Entre 2001 et 2014, le budget fédéral russe a subventionné le budget de la Tchétchénie à hauteur de 464 milliards de roubles. Le contrôle de l’utilisation de cet argent ne se fait que de façon partielle et une grande partie de cette somme aurait été détournée. Le « Fonds d’Akmat Kadyrov », créé par son fils Ramzan, touche des recettes de taxes payées par les habitants de la République tchétchène. Officiellement cet argent contribue aux bonnes œuvres, mais en réalité il servirait à financer « la vie luxueuse du leader de la République ».

Ramzan Kadyrov a créé sa propre armée. 

Des unités paramilitaires armées, formées uniquement de citoyens tchétchènes, comptent plus de trente mille hommes. Ces unités n’obéissent qu’au président de la République tchétchène. Le rapport les désigne comme étant « le groupe militaire le plus puissant dans la Russie d’aujourd’hui ». Au cœur des forces de l’ordre tchétchènes se trouvent les anciens combattants radicaux amnistiés par Kadyrov. Des membres de ces unités spéciales tchétchènes auraient notamment combattu dans le Donbass contre l’armée ukrainienne.

Ramzan Kadyrov a des mécènes influents à Moscou.

Le leader tchétchène bénéficie du soutien de Victor Zolotov qui a été à la tête de la garde rapprochée de Vladimir Poutine pendant 13 ans. Un autre protecteur de Kadyrov est Vladislav Sourkov, ancien haut fonctionnaire de l’administration du Kremlin et conseiller politique de Vladimir Poutine.  Le rapport affirme que « Kadyrov est en grande partie une création de Sourkov qui a convaincu Poutine de donner au leader actuel de Tchétchénie le maximum de pouvoir ».

Ramzan Kadyrov bénéficie de l’impunité absolue.

Le rapport mentionne un nombre important d’assassinats politiques qui pourraient avoir un lien avec le président tchétchène : ce sont notamment les meurtres de la journaliste Anna Politkovskaïa et de la défenseure des droits humains Natalia Estemirova, et, également, celui de l’opposant Boris Nemtsov. Kadyrov a également menacé ouvertement les agents des forces de l’ordre des autres régions russes en toute impunité. Après le raid de la police de Stavropol à Grozny, Kadyrov a donné l’ordre de tirer sur quiconque essaierait d’intervenir en Tchétchénie sans son accord, ce qui est, bien évidemment, contraire aux lois russes.

20 questions à Ramzan Kadyrov.

En conclusion de l’enquête, son auteur Illya Yashin pose vingt questions à Ramzan Kadyrov. Il pointe en particulier la violation des lois fédérales russes sur le territoire de la République tchétchène, les soupçons de détournements de fonds, l ‘implication éventuelle de Ramzan Kadyrov et des autorités tchétchènes dans des assassinats politiques et notamment dans le meurtre de l’opposant Boris Nemtsov.

 

[1]              Il s’agit d’une traduction. Russie-Libertés ne partage pas obligatoirement l’ensemble des points de vue et des conclusions de l’auteur du rapport.

Moscou, 1er mars 2015. Marche en mémoire de Boris Nemtsov. Source : http://varlamov.ru/1287626.html

Meurtre de Boris Nemtsov : Russie-Libertés exige une enquête internationale et indépendante.

Déclaration. Paris, 24/02/2016.

Meurtre de Boris Nemtsov : Russie-Libertés exige une enquête internationale et indépendante.

Le 27 février 2015, Boris Nemtsov, homme politique et opposant russe, a été assassiné à quelques pas du Kremlin, dans le centre-ville de Moscou.

Depuis, sa famille, ses amis et ses proches n’ont cessé de dénoncer l’opacité de l’enquête sur son assassinat, notamment les manquements dans la recherche des commanditaires.

Depuis le 1er février 2016, les avocats des proches de Boris Nemtsov ont accès aux 60 volumes du dossier d’enquête. Celui-ci indique que cinq personnes d’origine tchétchène, déjà arrêtées, sont soupçonnées d’être les exécutants de ce crime. Également, le comité fédéral d’enquête a déjà indiqué avoir identifié le commanditaire présumé de l’assassinat. Il s’agirait d’un ancien responsable du ministère de l’intérieur tchétchène qui travaillait récemment comme chauffeur. Il est actuellement recherché.

Janna Nemtsova, fille de Boris Nemtsov, et Vadim Prokhorov, l’avocat de la famille, considèrent que les personnes arrêtées et identifiées à ce jour sont des exécutants ou des organisateurs subalternes de ce crime. Et ils demandent d’interroger Ramzan Kadyrov, président de la République de Tchétchénie, dans le cadre de l’enquête. Ilya Yashin, opposant et proche de Boris Nemtsov, a récemment déclaré : « la mission des enquêteurs est d’ordre politique, elle consiste à couvrir les vrais responsables ».

Russie-Libertés rappelle que dans plusieurs cas de meurtres à caractère politique, comme l’assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa en 2006, ou celui de Natalia Estemirova, défénseuse de droits humains en 2009, les enquêteurs n’ont pas mené leurs recherches jusqu’à l’inculpation des commanditaires. De plus, depuis plusieurs années, l’impartialité du comité fédéral d’enquête de la Fédération de Russie est constamment remise en cause, ainsi que la caractère indépendant de l’ensemble de l’appareil judiciaire en Russie.

Au vu de ces éléments et du caractère manifestement politique de l’assassinat de Boris Nemtsov, Russie-Libertés réitère sa demande d’ouverture d’une enquête internationale et indépendante sur sa mort.

Russie-Libertés espère néanmoins que toute la lumière sera faite aussi en Russie, et demande que les requêtes formulées par la famille et les proches de Boris Nemtsov soient entendues et prises en compte.

Russie-Libertés

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Livre « Le rapport Nemtsov, Poutine et la guerre ».

Russie-Libertés est partenaire du livre « Le rapport Nemtsov, Poutine et la guerre ».
Sortie prévue le 24 février 2016 aux éditions Actes Sud.

« Boris Nemtsov, dirigeant du parti Parnas,  l’un des principaux opposants russes, préparait un rapport sur « Poutine et la guerre » dans lequel il entendait montrer comment le maître du Kremlin avait préparé  la guerre contre l’Ukraine.
Au début de cette année, Boris Nemtsov avait commencé à rassembler des informations dans ce but, convaincu qu’en Russie, à part Vladimir Poutine et son entourage, personne n’avait besoin de cette guerre.
Boris Nemtsov n’a pas eu le temps d’achever ce réquisitoire. Il a été abattu par des tueurs, le 27 février 2015, sous les murs du Kremlin.
Ce rapport est donc basé sur les informations qu’il avait réunies et sélectionnées. Ses notes manuscrites, les documents rassemblés par lui, ont tous  été utilisés pour la rédaction finale de ce rapport qui restera comme une réponse prémonitoire à l’impudente propagande du pouvoir.
Mais on le sait bien depuis Anna Politkovskaya assassinée et tant d’autres — en Russie,  le courage politique se paie au prix fort. »

Plus d’informations ici : http://www.actes-sud.fr/catalogue/sciences-politiques-et-geopolitique/le-rapport-nemtsov

Bâtiment de l'ONG Memorial avec l'inscription "agent de l'étranger".

Nouvelles pressions contre la société civile russe

Communiqué de presse
Paris, 12 février 2016.

Nouvelles pressions contre la société civile russe.

Plus de 3 ans après l’entrée en vigueur de la loi obligeant les ONGs russes à se déclarer comme « agents de l’étranger », et quelques mois après la promulgation de la loi autorisant l’interdiction d’ONGs « indésirables », la société civile subit une nouvelle vague de pressions.

Agora, une association de juristes et d’avocats pour la défense des droits humains, risque la dissolution suite à la décision de la Cour suprême du Tatarstan prise après la demande du ministère de l’Intérieur. Cette décision contestable a été prise alors que l’association s’est déjà soumise à plusieurs contraintes imposées par la loi. L’ONG Agora est connue pour son aide juridique dans des procès contre des militants comme celui des « prisonniers du 6 mai », du groupe Pussy Riot, ou encore du cinéaste Oleg Sentsov et de l’artiste Petr Pavlenski. Agora va faire appel de cette décision mais si cet appel échoue l’ONG risque d’être dissoute.

Une autre importante ONG menacée, Golos, est la principale association d’observation des élections en Russie. Cette ONG, ajoutée à la liste des « agents de l’étranger », fait l’objet d’une demande transmise par le ministère de la Justice à la Cour de l’arrondissement Basmanny, à Moscou, pour le « non-respect de la loi sur les agents de l’étranger ». Connue pour son rôle d’observateur électoral indépendant, et notamment pour la dénonciation des fraudes massives lors des élections de 2011 et 2012, Golos est constamment sous pression des autorités russes.

Plusieurs autres organisations de la société civile russe sont également actuellement sous pression des autorités et de la justice. En tout, depuis 2012, 116 organisations ont été qualifiées d’ « agent de l’étranger ».

Russie-Libertés dénonce ces pressions indignes d’un État de Droit et exercées par les autorités et une justice « aux ordres » contre la société civile russe. Ces pressions visent à empêcher le bon fonctionnement des ONGs et ont pour objectif de faire taire une partie des contre-pouvoirs encore existants en Russie. Nous demandons le retrait des décisions visant à dissoudre les organisations de la société civile ainsi que l’abolition des lois visant à empêcher le bon fonctionnement des ONGs.

Russie-Libertés

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Evgueni Vitichko est enfin libre !

Evgueni Vitichko est enfin libre !

L’ONG russe « Environmental Watch on North Caucasus« , dont Vitichko fait partie, vient d’annoncer la libération de l’écologiste russe après près de 2 ans passés dans une colonie pénitentiaire pour une action pacifique.

L’écologiste russe a été emprisonné suite à un procès inéquitable et une décision injuste prononcée par la Cour de Touapsé le 20 décembre 2013. Il est notamment connu pour avoir révélé les dégâts environnementaux causés par la préparation des JO 2014 à Sotchi. Il a été condamné suite à une manifestation pacifique dénonçant les constructions illégales dans la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie. Le 12 février 2014, un tribunal de Krasnodar a confirmé sa condamnation et le 18 février 2014 il a été conduit de force dans une colonie pénitentiaire. Aujourd’hui il a enfin été libéré.

Russie-Libertés salue la libération de Evgueni Vitichko et remercie toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés pour qu’il soit enfin libre.

Photo Denis Romanov, source OVD-Info.

Jour de la Constitution : 33 arrestations à Moscou.

Aujourd’hui, lors des manifestations consacrées au jour de la Constitution de la Fédération de Russie, à Moscou, 33 personnes ont été interpellées par la police. Ces personnes participaient à la « Marche des changements » – manifestation pacifique pour la défense des principes de la Constitution russe.

D’après l’ONG russe OVD-Info, 25 personnes se trouvent encore en détention provisoire dans plusieurs commissariats de Moscou. Parmi les personnes interpellées se trouve Georgi Satarov, l’un des auteurs de la Constitution russe.

Russie-Libertés rappelle que d’après l’article 31 de la Constitution russe : « Les citoyens de la Fédération de Russie ont le droit de se rassembler pacifiquement, sans armes, de tenir des réunions, meetings et manifestations, des marches et piquets. »

Nous dénonçons ces arrestations injustifiées et demandons le respect de la Constitution et la libération immédiate de tous les manifestants pacifiques.

Russie-Libertés

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Un activiste russe condamné à 3 ans de prison.

Le 7 décembre 2015, jour de la dernière audience dans l’affaire de l’activiste civil russe Ildar Dadin.
Le Procureur a requis une peine de 2 ans. Le juge a condamné Ildar à 3 ans d’emprisonnement.

Il s’agit de la première condamnation à la peine d’emprisonnement en vertu de l’article 212.1, inclus dans le Code Pénal en Juillet 2014, qui mentionne « Les violations répétées de l’ordre établi des rassemblements, manifestations, défilés et piquets de grève ». Cet article du Code Pénal a déjà servi pour ouvrir une enquête judiciaire à l’encontre de Vladimir Ionov et Mark Galpérine, connus pour leur action en janvier 2015 « Je suis Charlie ».
C’est aussi un cas exceptionnel où le juge condamne l’accusé à une peine plus sévère que celle demandée par le procureur.

Ildar Dadin a activement participé à de nombreuses manifestations protestataires, souvent sous forme des piquet ou de grève solitaire. Ildar a été en détention provisoire 15 jours durant jusqu’au 30 janvier 2015. Depuis le 3 février 2015 il était assigné à résidence. Actuellement ni ses proches, ni son avocat ne savent où il se trouve.
Ildar Dadin est reconnu prisonnier politique par le centre de défense des droits de l’homme « Mémorial ». Aujourd’hui son destin a basculé… Nous tenons à le soutenir dans sa lutte dans ce procès inéquitable et exprimons notre indignation face à cette condamnation injuste.

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#COP21 : la Russie, moteur ou frein de la lutte contre le changement climatique ?

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COP21 : la Russie, moteur ou frein de la lutte contre le changement climatique ?

9 décembre 2015, 18h30-20h30
INALCO, Amphi 5, 65 Rue des Grands Moulins, Paris

A l’occasion de la COP21 à Paris, l’association Russie-Libertés, la revue Regard sur l’Est (www.regard-est.com) et les Hautes études internationales (HEI) de l’INALCO vous invitent à une conférence-débat exceptionnelle avec des acteurs de la société civile russe.

La Russie est aujourd’hui l’un des plus grands émetteurs de CO2 et l’un des plus importants producteurs d’hydrocarbures dans le monde. A l’heure de la COP21, elle devient donc un acteur incontournable dans les négociations autour de la lutte contre le changement climatique. La position de la Russie dans ces négociations ne peut toutefois être considérée sans prise en compte de plusieurs facteurs externes et internes comme les politiques économiques, écologiques et l’évolution des relations entre les autorités et la société civile constatées ces dernières années.

Quelle est la position de la Russie dans les négociations climat ? Quelles sont les politiques écologiques et anti-écologiques menées en Russie ? Quelle est la place de la société civile dans le contexte actuel ? Et enfin, la Russie est-elle un acteur majeur climat qui ne joue pas le jeu ?

Intervenants :
Introduction par Evguenia Tchirikova, écologiste russe, lauréate du Prix Goldman pour l’environnement.
Marie-Hélène Mandrillon, Historienne de l’environnement en URSS/Russie, CERCEC, CNRS/EHESS.
Vladimir Slivyak, co-responsable de l’ONG « Eco-défense ».
Sofia Rousova, membre du comité de l’ONG « Environmental Watch Nord Caucase ».
Nadejda Koutepova, fondatrice de  l’ONG « Planète de l’espoir ».

Modération : Céline Bayou, revue Regard sur l’Est et Alexis Prokopiev, association Russie-Libertés.
Langues : Français et Russe, traduction en Français.

Photos de la conférence :

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Déclaration de Russie-Libertés suite à la tragédie qui a frappé la France le 13 novembre 2015.

Déclaration de Russie-Libertés suite à la tragédie qui a frappé la France le 13 novembre 2015.

Suite aux actes terribles d’une violence inouïe qu’a subi la France vendredi dernier, nous ne pouvons rester silencieux.

Tous, Français, Russes et Franco-Russes, militants de Russie-Libertés, nous avons été profondément choqués par ces évènements. Nous souhaitons témoigner notre solidarité avec les victimes et leurs proches, et nous voulons leur exprimer nos sincères condoléances. N’importe qui, et même nous ou vous, aurait pu être à leur place.

Nous n’oublions pas non plus les victimes des attentats qui frappent les pays et les peuples à travers le monde. Nous n’oublions pas ceux qui luttent, et qui continuent à lutter, pour leurs droits et ceux des autres malgré ces évènements qui visent à semer le chaos et mettent en péril des milliers de vies humaines.

Notre association a pour objectif d’apporter son soutien à toutes celles et ceux qui se battent pour les libertés fondamentales en Russie. Là-bas, comme ailleurs, le combat pour la liberté est notre combat à tous.

Pour votre liberté et pour la nôtre !

Pour l’équipe de Russie-Libertés :

  • Olga Kokorina,
  • Nicolai Koblyakov,
  • Alexis Prokopiev,
  • Olga Prokopieva,
  • Adrien Zakhartchouk,
  • Elena Colombo,
  • Michèle Poussard.