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Focus : les Droits des femmes en Russie

FOCUS
LES DROITS DES FEMMES EN RUSSIE

La récente entrée en vigueur de la loi fédérale du 3 juillet 2016, qui modifie les dispositions du Code pénal et du Code de procédure pénale de la Fédération de Russie, notamment en criminalisant la violence « commise par un proche » (article 116 du Code pénal), marque une petite victoire pour les associations et organisations de défense des droits des femmes en Russie.

Russie-Libertés saisit l’occasion pour présenter un état des lieux de la place des femmes dans la société russe et, plus spécifiquement, de leurs droits face aux discriminations et violences conjugales.

Cliquez ici pour télécharger le document en PDF.

 

(source photo : https://pixabay.com/fr/moscou-rue-arbat-pluie-bw-852676/)

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Un prisonnier politique russe dénonce la torture

Ildar Dadine, prisonnier politique russe, dénonce, dans une lettre adressée à son épouse, des passages à tabac permanents, des tortures, des humiliations et des insultes.

« Nastia (diminutif de Anastasia), si tu décides de publier ces informations qui me concernent, essaye de les diffuser aussi largement que possible. Cela permettra d’accroître mes chances de rester en vie. Il faut que tu saches qu’une mafia opère dans la prison IK-7. Toute l’administration pénitentiaire y est impliquée : son chef, le major Sergey Leonidovich Kossiev et la grande majorité des employés de la colonie, y compris les médecins. »

Lire la suite de la lettre ici : https://blogs.mediapart.fr/je-suis-ildar-dadin/blog/011116/torture-et-prison-russe

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Synthèse du rapport d’Ilya Yashin sur le régime de Ramzan Kadyrov en Tchétchénie

« Menace pour la sécurité nationale ».

Enquête d’Ilya Yashin sur le régime de Ramzan Kadyrov en Tchétchénie.

Synthèse en français (traduction et rédaction par Elena Colombo et Michèle Poussard).

Russie-Libertés publie une synthèse de l’enquête « Menace pour la sécurité nationale » sur le régime de Ramzan Kadyrov en Tchétchénie, présentée par Ilya Yashin le 23 février 2016 à Moscou.[1]

L’enquête met l’accent sur le fait que sous Ramzan Kadyrov un « groupe criminel a remplacé l’État tchétchène » et vit aujourd’hui « selon ses propres lois». Il s’agit, d’après Ilya Yashin, d’un « régime dangereux » dont la loyauté repose uniquement sur « la satisfaction des appétits financiers et politiques de Ramzan Kadyrov ». L’objectif de ce document, présenté sous forme de rapport, est donc « d’ouvrir les yeux de la société russe sur la réalité de ce régime » ainsi que sur la « menace qu’il représente pour la sécurité nationale » du pays.

Points-clés du rapport :

Ramzan Kadyrov n’éprouve aucun regret d’avoir combattu contre les forces fédérales russes pendant la première guerre en Tchétchénie.

Le rapport rappelle que la journaliste Anna Politkovskaïa décrivait le rôle de Ramzan Kadyrov pendant la première guerre en Tchétchénie ainsi : « tirer, tuer, enlever ». En 2013, dans une interview sur la chaîne télévisée « Russie 1 », Ramzan Kadyrov a affirmé n’éprouver aucun regret d’avoir participé à la guerre qui pour lui a été une « grande école » et l’a aidé à « connaitre la vérité ».

Ramzan Kadyrov a crée un régime autoritaire en Tchétchénie.

Le Parlement, les tribunaux et les médias de la République tchétchène se trouvent sous son contrôle absolu, et l’opposition y est, dans les faits, quasi-interdite. Aux dernières élections législatives et présidentielles le parti du pouvoir « Russie unie » et Vladimir Poutine ont obtenu plus de 99% de suffrages en Tchétchénie. De nombreuses fraudes électorales y ont été dénoncées. Kadyrov traite les défenseurs des droits de l’homme d’« ennemis du peuple » et appelle à l’emprisonnement des organisateurs des manifestations contestant le régime.

Ramzan Kadyrov mène une politique anti-laïcité en Tchétchénie.

Le rapport présente la République tchétchène comme «un État religieux, basé sur des traditions asiatiques moyenâgeuses». Le pouvoir de Ramzan Kadyrov y lutte contre la laïcité de l’Etat, pourtant inscrite dans la Constitution de la Fédération de Russie. Par exemple, en Tchétchénie, la polygamie et les mariages forcés sont pratiqués alors qu’ils sont interdits par les lois russes.

Ramzan Kadyrov touche des milliards de roubles en provenance de Moscou et oblige les citoyens tchétchènes à payer « un impôt féodal ».

Entre 2001 et 2014, le budget fédéral russe a subventionné le budget de la Tchétchénie à hauteur de 464 milliards de roubles. Le contrôle de l’utilisation de cet argent ne se fait que de façon partielle et une grande partie de cette somme aurait été détournée. Le « Fonds d’Akmat Kadyrov », créé par son fils Ramzan, touche des recettes de taxes payées par les habitants de la République tchétchène. Officiellement cet argent contribue aux bonnes œuvres, mais en réalité il servirait à financer « la vie luxueuse du leader de la République ».

Ramzan Kadyrov a créé sa propre armée. 

Des unités paramilitaires armées, formées uniquement de citoyens tchétchènes, comptent plus de trente mille hommes. Ces unités n’obéissent qu’au président de la République tchétchène. Le rapport les désigne comme étant « le groupe militaire le plus puissant dans la Russie d’aujourd’hui ». Au cœur des forces de l’ordre tchétchènes se trouvent les anciens combattants radicaux amnistiés par Kadyrov. Des membres de ces unités spéciales tchétchènes auraient notamment combattu dans le Donbass contre l’armée ukrainienne.

Ramzan Kadyrov a des mécènes influents à Moscou.

Le leader tchétchène bénéficie du soutien de Victor Zolotov qui a été à la tête de la garde rapprochée de Vladimir Poutine pendant 13 ans. Un autre protecteur de Kadyrov est Vladislav Sourkov, ancien haut fonctionnaire de l’administration du Kremlin et conseiller politique de Vladimir Poutine.  Le rapport affirme que « Kadyrov est en grande partie une création de Sourkov qui a convaincu Poutine de donner au leader actuel de Tchétchénie le maximum de pouvoir ».

Ramzan Kadyrov bénéficie de l’impunité absolue.

Le rapport mentionne un nombre important d’assassinats politiques qui pourraient avoir un lien avec le président tchétchène : ce sont notamment les meurtres de la journaliste Anna Politkovskaïa et de la défenseure des droits humains Natalia Estemirova, et, également, celui de l’opposant Boris Nemtsov. Kadyrov a également menacé ouvertement les agents des forces de l’ordre des autres régions russes en toute impunité. Après le raid de la police de Stavropol à Grozny, Kadyrov a donné l’ordre de tirer sur quiconque essaierait d’intervenir en Tchétchénie sans son accord, ce qui est, bien évidemment, contraire aux lois russes.

20 questions à Ramzan Kadyrov.

En conclusion de l’enquête, son auteur Illya Yashin pose vingt questions à Ramzan Kadyrov. Il pointe en particulier la violation des lois fédérales russes sur le territoire de la République tchétchène, les soupçons de détournements de fonds, l ‘implication éventuelle de Ramzan Kadyrov et des autorités tchétchènes dans des assassinats politiques et notamment dans le meurtre de l’opposant Boris Nemtsov.

 

[1]              Il s’agit d’une traduction. Russie-Libertés ne partage pas obligatoirement l’ensemble des points de vue et des conclusions de l’auteur du rapport.

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Livre « Le rapport Nemtsov, Poutine et la guerre ».

Russie-Libertés est partenaire du livre « Le rapport Nemtsov, Poutine et la guerre ».
Sortie prévue le 24 février 2016 aux éditions Actes Sud.

« Boris Nemtsov, dirigeant du parti Parnas,  l’un des principaux opposants russes, préparait un rapport sur « Poutine et la guerre » dans lequel il entendait montrer comment le maître du Kremlin avait préparé  la guerre contre l’Ukraine.
Au début de cette année, Boris Nemtsov avait commencé à rassembler des informations dans ce but, convaincu qu’en Russie, à part Vladimir Poutine et son entourage, personne n’avait besoin de cette guerre.
Boris Nemtsov n’a pas eu le temps d’achever ce réquisitoire. Il a été abattu par des tueurs, le 27 février 2015, sous les murs du Kremlin.
Ce rapport est donc basé sur les informations qu’il avait réunies et sélectionnées. Ses notes manuscrites, les documents rassemblés par lui, ont tous  été utilisés pour la rédaction finale de ce rapport qui restera comme une réponse prémonitoire à l’impudente propagande du pouvoir.
Mais on le sait bien depuis Anna Politkovskaya assassinée et tant d’autres — en Russie,  le courage politique se paie au prix fort. »

Plus d’informations ici : http://www.actes-sud.fr/catalogue/sciences-politiques-et-geopolitique/le-rapport-nemtsov

L’entrée de la ville de Sloviansk, région de Donetsk. Photo : Lidia Shevchenko.

Les déplacés de l’Est de l’Ukraine en mode survie

Lidia Shevchenko est  une activiste de la société civile russe. En avril 2015, elle décide de partir en Ukraine à la rencontre des déplacés : elle veut voir la situation de ses propres yeux… Sur son blog, on suit le parcours d’Igor EGURNOV et de sa famille. Contraints de fuir à cause de la guerre, ils ont tout perdu et sont devenus des réfugiés à l’intérieur même de leur pays.  Simple témoignage ? Pas tout à fait ! Le récit d’Igor nous restitue les tragiques événements qu’il a vécus de l’intérieur; le « désastre » le conduit aussi à poser sans détour la responsabilité du gouvernement russe. Sans oublier les questions douloureuses que Lidia Shevchenko, à son retour, se pose à elle-même…

Lire l’article ici : Les déplacés de l’Est de l’Ukraine en mode survie.

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Publication de la traduction française du rapport « Poutine. La guerre ».

La traduction française du rapport « Poutine. La guerre » a été réalisée grâce à une coopération de plusieurs associations et de traducteurs indépendants, avec l’accord d’Ilya Yashin.

Pour télécharger la version française du rapport en PDF cliquez ici.

Un rapport d’experts indépendants

« Aujourd’hui l’objectif de l’opposition est la vérité et l’édification.
Et la vérité est que Poutine c’est la guerre et la crise ».

Boris Nemtsov, note sur Facebook du 31 janvier, 2015

Rapport d’experts indépendants

Edition : mai 2015. Moscou.

Rédacteurs :
Ilya Yashin, Olga Chorina

Concepteur-rédacteur :
Olga Osipova.

Conception de la couverture, de la préparation de la version web :
Pavel Elizarov.

Photo de couverture :
Petr Chelomovski.

Ce rapport n’est pas un produit des médias. Les photos publiées dans le rapport sont conformes à la législation [russe] actuelle sur la propriété intellectuelle.
E-mail : doklad.voina@gmail.com.

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Publication du rapport « Poutine. Guerre »

Un groupe d’experts, dirigé notamment par l’opposant Ilya Yashin, a publié aujourd’hui le rapport « Poutine. Guerre ». Ce rapport est disponible en Russe (cliquer ici) et peut être téléchargé sur notre site (cliquer ici).

Ce rapport a été commencé par Boris Nemtsov avant qu’il ne soit assassiné le 27 février dernier à Moscou. Le travail a été continué par ses proches au sein d’un groupe d’experts.

Le rapport « Poutine. Guerre » compile des informations, des témoignages et des preuves de la présence de militaires russes sur le territoire ukrainien. Il analyse également les raisons de l’implication russe, les outils de communication employés par le Kremlin et le coût de la guerre pour les citoyens russes.

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6 mai : soirée-débat « Libertés et Droits humains dans la Russie d’aujourd’hui »

Libertés et Droits humains dans la Russie d’aujourd’hui

autour du livre Les autres visages de la Russie

Avec les co-auteurs :

Alexis Prokopiev, président de Russie-Libertés

Arnaud Gauthier, Porte-parole aux Questions Internationales, Inter-LGBT

Johann Bihr, Responsable du bureau Europe de l’Est & Asie centrale, Reporters Sans Frontière

 

Soirée - débat - 20h – Mercredi 6 mai - Montreuil

centre République – 59, rue Barbès (M° Robespierre)

La soirée sera suivi d’un pot convivial

 

Proposé par la LDH Montreuil/Romainville, Russie-Libertés et EELV Montreuil avec la participation de Reporters Sans Frontières et L’Inter LGBT.
A propos du livre Les autres visages de la Russie.

Sur Vladimir Poutine, tout a été dit ou presque : la corruption, l’autoritarisme – contesté par les Russes en décembre 2011 –, la « verticale du pouvoir », qui s’est renforcée depuis sa réélection à la présidence en 2012.

Pourtant, le quotidien vécu par de nombreux Russes demeure largement méconnu : associations harcelées, médias bâillonnés, liberté d’expression limitée, homosexuels marginalisés…

Cette réalité, des citoyens d’horizons divers la refusent : les désormais célèbres Pussy Riot, mais aussi des personnalités qui ne font pas les gros titres de la presse mondiale. Journalistes, artistes, enseignants, militants environnementalistes ou simples manifestants, ils payent souvent cet engagement de leur liberté ou de leur sécurité.

Émergeant derrière la communication soigneusement maîtrisée du Kremlin, ces hommes et ces femmes dessinent les autres visages de la Russie. Qui sont-ils ? Quel est leur parcours ? Comment ont-ils été confrontés à l’arbitraire du pouvoir et comment espèrent-ils en sortir ?

Les portraits d’Olga, Natalia, Mikhaïl et les autres, présentés par un collectif d’associations qui les soutiennent, rendent compte de ce combat pour faire vivre au quotidien la flamme des droits humains.

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Tribune : Monsieur Porochenko, quelle justice pour les morts du Maïdan ?

Aujourd’hui,  Petro Porochenko, le président ukrainien, est en visite officielle en France. Anna Perehinec, porte-parole de la pétition Justice pour les manifestants ukrainiens, Alexis Prokopiev, président de l’association Russie-Libertés,  Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des droits de l’Homme, Boris Najman, maître de conférences à l’Université Paris-est Créteil, Anna Garmash, militante ukrainienne, Igor Reshetnyak, militant ukrainien et Evan O’Connell, militant européen profitent de l’occasion pour l’interpeller sur l’enquête sur les morts du Maïdan.

A lire sur Mediapart.