By ruslibinfo

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Ce mercredi 9 septembre, de 18h à 19h, Russes et Belarusses de France vont manifester ensemble devant l’ambassade de la Russie à Paris.

Dans les prochains jours Alexandre Loukachenko va se rendre à Moscou, pour demander au Kremlin une aide financière et politique, afin de préserver son pouvoir dictatorial et renforcer loppression du peuple Belarus.

Ce mercredi 9 septembre, de 18h à 19h,  Russes et Belarusses de France qui soutiennent les transformations démocratiques et la défense des droits humains dans leurs pays vont manifester ensemble devant l‘ambassade de la Russie à Paris. La Russie et le Bélarus sont en proie à des  régimes autoritaires qui musèlent et poursuivent l‘opposition et les médias indépendants; des élections libres et une justice indépendante sont inexistantes.

Les Belarusses et Russes de France qui soutiennent les transformations démocratiques et les droits humains dans leurs pays vont manifester ensemble pour :

  • exprimer leur désaccord au financement du dictateur belarusse avec l‘argent des contribuables russes;
  • exprimer leur solidarité avec le peuple belarusse qui se bat pacifiquement contre la dictature;
  • exiger une enquête internationale et indépendante sur l’empoisonnement de l‘opposant Alexeï Navalny;
  • dire haut et fort que les Russes et Belarusses sont contre le mensonge et la violence d’Etat, sont contre la corruption et loppression!

Nous sommes ensemble pour le choix indépendant et souverain du peuple du Bélarus et sa liberté !

Pour votre liberté et pour la nôtre!

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Nous demandons le transfert d’Alexeï Navalny pour des soins dans un pays européen.

Alexeï Navalny est dans le coma. Depuis ce matin, l’avion avec tout le matériel médical nécessaire se trouve à l’aéroport d’Omsk. Mais l’épouse de Navalny n’est pas autorisée à transporter son mari de l’hôpital d’Omsk, où il est dans un état grave depuis le deuxième jour après qu’il est tombé très malade à bord d’un avion à destination de Moscou depuis Tomsk.

Tout porte à croire qu’Alexei Navalny a été victime d’un empoisonnement.
Nous remercions la France et l’Allemagne qui ont réagi immédiatement et proposé leur aide et expertise indépendante. Nous exigeons des autorités russes qu’elles répondent favorablement à cette proposition.

Hier, l’attaché de presse présidentiel Dmitri Peskov a promis d’aider à transporter Navalny pour un traitement médical à l’étranger. Même ce matin, il a été dit que des documents étaient en cours de préparation pour le transport de Navalny. Mais maintenant, les médecins refusent d’autoriser le transport. Nous ne pensons pas du tout qu’ils agissent de leur propre initiative et que cette décision a été prise à l’hôpital d’Omsk.

Ce matin, un représentant de la police des transports a déclaré avoir trouvé une certaine « substance », mais son nom et sa composition – «  le secret des investigations.« . Cela constitue une menace pour la vie non seulement de Navalny, mais aussi de ceux qui l’entourent; les gens autour de lui doivent porter des combinaisons de protection chimique.

 

Dans le même temps, devant les caméras, le médecin-chef adjoint a déclaré qu’il ne considérait pas l’incident comme un empoisonnement. Le médecin en chef, le membre de la partie du pouvoir “Russie unie” lui-même a déclaré que l’état grave de Navalny n’était pas un empoisonnement, mais « une violation de l’équilibre glucidique » et « un trouble métabolique dans l’avion ». Dans le même temps, les troubles métaboliques, comme une baisse de sucre, sont des conditions et non un diagnostic. Le diagnostic, contrairement aux déclarations des médecins, n’a même pas été rapporté aux proches de Navalny.

 

Navalny a toujours eu une excellente santé. Comme le disent les gens, «a eu une santé de fer». Il n’avait même jamais vraiment eu un rhume. Et après avoir été empoisonné dans un centre de détention spécial l’été dernier, Navalny s’est complètement rétabli. Tout cela est confirmé par les médecins traitants de Navalny, qui l’observent depuis 2013.

 

Ce qui se passe ne peut être considéré que comme une obstruction délibérée au traitement de Navalny et la dissimulation des traces du crime. Trouver une substance peut aider à déterminer l’antidote et à prescrire le bon traitement pour rétablir la santé.

 

Nous nous adressons à la Cour européenne des droits de l’homme pour demander des mesures provisoires urgentes conformément à l’article 39 du règlement.

 

Nous exigeons qu’il soit interdit aux autorités de la Fédération de Russie d’entraver la transportations de Navalny vers un établissement médical. Retarder le transport peut entraîner des dommages irréparables à la vie et à la santé.

 

 

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Un rassemblement en soutien au peuple biélorusse

Le 14 août, à 19 heures, un rassemblement en soutien au peuple biélorusse qui se mobilise contre les falsifications et répressions au Bélarus a eu lieu près de l’ambassade du Bélarus à Paris. 

L’événement a réuni environ 200 personnes. 

Des activistes vivant en France ont évoqué les obstacles que l’ambassade du Bélarus créés pour ses citoyens lors des dernières élections – d’abord en rendant impossible l’observation dans un bureau de vote à Paris, puis en limitant tout simplement aux citoyens la possibilité de voter, ralentissant délibérément le travail de la commission.

Les citoyens de Russie, France, Lituanie, Pologne et Ukraine ont exprimé leur solidarité avec les manifestants au Bélarus lors du rassemblement.

L’événement s’est terminé par un service commémoratif à la mémoire d’Alexandre Taraikovsky, décédé lors de la répression des manifestations pacifiques à Minsk, ainsi que de tous ceux qui sont morts à cause du régime de Loukachenko, et par la pose de fleurs et de bougies devant l’ambassade du Bélarus. 

 

Russie-Libertés exprime une nouvelle fois sa solidarité avec les manifestants pacifiques au Bélarus qui contestent les fraudes massives lors de la présidentielle et exigent des élections justes et honnêtes. 

 

Dmitry Rodin, adhérent de Russie-Libertés, un des participants de la manifestation.

Manif Belorus

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Paris, 02.07.2020. Communiqué de presse. Vote sur la réforme constitutionnelle en Russie : appel à la France, l’UE et la communauté internationale à ne pas reconnaître les résultats.

Le vote sur les amendements de la réforme constitutionnelle en Russie vient de se terminer. Il s’agit sans doute de l’un de scrutins les plus importants pour les citoyens russes car il vise à déterminer la vie démocratique du pays pour les années à venir. Pourtant, le constat est sans appel : les citoyens russes ont été privés de leur droit de participer à un vote selon les standards démocratiques internationaux. 

 

Le mépris des autorités pour les procédures constitutionnelles nécessaires à adoption des modifications constitutionnelles est alarmant. Ce vote portant sur des modifications de fond à 14 articles de la Constitution a en effet été réalisé par une procédure d’exception à la loi russe, via une « votation » afin de contourner la loi référendaire fédérale de 1995 qui indique que les amendements d’une révision constitutionnelle doivent être votés individuellement par les électeurs. Comme les changements proposés concernent les deux premiers chapitres de la constitution, les « fondements du système constitutionnel » et les « droits et libertés de l’homme et du citoyen », l’article 135 de la Constitution exige qu’une nouvelle Constitution soit adoptée par une Assemblée Constitutionnelle, suivie d’un référendum. Ni la loi régissant la formation de l’Assemblée Constitutionnelle, ni l’organe lui-même, n’était pas mis en place. Plutôt que de se conformer à ces procédures, les autorités ont organisé un vote constitutionnel national afin de donner un air de légitimité aux modifications proposées.

 

D’après plusieurs ONG indépendantes, dont le mouvement « Golos », cette « votation » n’est pas conforme à la loi russe et aux standards internationaux. Notamment, l’exigence de campagne équitable et contradictoire, l’accès des observateurs, la transparence de la procédure du vote ainsi que d’autres critères garantissant un scrutin démocratique ne sont pas pleinement respectés. 

 

De nombreuses violations du code électoral ont été signalées : fraudes, votes multiples, obligation pour certains salariés d’aller voter contre leur plein gré, campagne inéquitable, non respect des procédures dans les bureaux de vote.

 

Tous ces éléments conduisent aujourd’hui à considérer que les résultats de ce scrutin ne sont ni fiable, ni légitimes, et ne reflètent pas pleinement la volonté des citoyens russes. Face à ce constat et à ce qu’on pourrait qualifier de « simulacre de démocratie », nous appelons la France, l’Union européenne et la communauté internationale à ne pas reconnaître les résultats de ce scrutin et ses conséquences en termes de modification de la Constitution russe.

 

FIDH – Fédération internationale pour les droits humains

Association Russie-Libertés

 

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Vote sur la réforme constitutionnelle en Russie : un risque de recul démocratique grave.

La « votation » spéciale sur la réforme constitutionnelle en Russie, qui a été repoussée en raison de la crise du Covid-19, commence par anticipation cette semaine et se terminera le 1er juillet. 

Ce scrutin comporte un énième risque de recul démocratique grave en Russie. La réforme constitutionnelle annoncée par le Kremlin se fera, de manière anticipée dès le 25 juin, par une procédure d’exception à la loi russe, via une « votation » afin de contourner la loi référendaire fédérale de 1995 qui indique que les amendements d’une révision constitutionnelle doivent être votés individuellement par les électeurs. 

D’après plusieurs ONG indépendantes, dont le mouvement « Golos », cette « votation » n’est que peu conforme à la loi russe et aux standards internationaux. Notamment, l’exigence de campagne équitable et contradictoire, l’accès des observateurs, la transparence de la procédure du vote ainsi que d’autres critères garantissant un scrutin démocratique ne sont pas pleinement respectés. 

Avec les mesures exceptionnelles liées à la crise Covid-19 en Russie, qui est toujours présente, cela fait craindre des fraudes massives aussi bien concernant le taux de participation que le résultat du scrutin. Également, des médias et ONG indépendants ont rapporté plusieurs tentatives d’achat de votes anticipés, ainsi que la volonté de certains employeurs de forcer leurs salariés à aller voter, ce qui est strictement interdit par la loi russe.

Les conséquences de la réforme constitutionnelle :

– Cette réforme vise notamment à inscrire dans la Constitution russe sa supériorité sur le droit international et les accords internationaux. Concrètement, cela veut dire, en suivant la jurisprudence actuelle, que les citoyens russes auront de moins en moins la possibilité d’avoir recours au droit international en cas de violation de leurs droits et libertés par les autorités russes. Les premiers à en souffrir seront les défenseurs des droits humains en Russie. La question de l’exécution par la Russie des accords internationaux se posera également.

– L’autre point central de cette réforme est la mesure d’exception visant à autoriser Vladimir Poutine à se représenter à l’élection présidentielle en 2024, alors que la rédaction actuelle de la Constitution le lui interdit. Il s’agit là d’une volonté claire d’empêcher toute possibilité d’alternance démocratique en Russie.

– Par ailleurs, l’indépendance de la justice risque de nouveau être réduite et le renforcement annoncé du rôle du Conseil d’Etat, dont la désignation est actuellement peu démocratique, laisse entrevoir une instance dirigeante forte mais potentiellement autoritaire et peu contrôlée par les citoyens.

– Enfin, plusieurs mesures visent à inscrire dans la Constitution des valeurs religieuses et à réécrire des faits historiques.

L’association Russie-Libertés dénonce ce simulacre de démocratie qui va, une nouvelle fois, réduire les droits et libertés des citoyens russes, ainsi qu’une campagne monopolisée par les autorités avec notamment des messages visant à diviser la population et à susciter la haine envers des minorités. Nous suivrons de près le déroulement du scrutin et exigeons que les demandes des ONG, notamment en termes de transparence du scrutin et d’accès des observateurs, soient respectés.

 

 

 

 

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Russie-Libertés dénonce ce véritable coup constitutionnel du Kremlin et soutient la mobilisation pour dire « Non » à ce détournement des droits et libertés des citoyens russes.

Le Parlement russe a voté, le 10 mars 2020, en faveur d’un amendement constitutionnel qui ouvre la voie à un cinquième mandat présidentiel pour Vladimir Poutine. Cette exception à la règle serait introduite dans la Constitution dans le cadre d’une réforme constitutionnelle plus large qui limitera encore plus les droits et libertés des citoyens russes.
La formulation retenue par la Douma de la Fédération de Russie pour permettre à Vladimir Poutine de se représenter de nouveau au poste de président en 2024 est contraire à l’esprit même de la Constitution russe qui limite strictement le nombre de mandats consécutifs à deux. Il s’agit clairement d’un coup de force et d’un coup constitutionnel dans l’objectif d’empêcher toute possibilité d’alternance démocratique en Russie.
De plus, d’autres amendements peuvent avoir une portée limitant la liberté d’expression des citoyens russes, comme notamment la « défense de la vérité historique » par l’État.
Ces changements doivent recevoir l’agrément de la Cour constitutionnelle et obtenir le soutien de la population lors d’un « vote populaire » organisé le 22 avril pour être intégrés à la Constitution. Le mouvement indépendant « Golos » a récemment rappelé que ce « vote populaire » ne respectera pas plusieurs garanties nécessaires selon la loi russe, notamment concernant l’utilisation des ressources administratives ou le déroulement du vote, ce qui ouvre la voie à des falsifications massives.
Russie-Libertés dénonce ce véritable coup constitutionnel du Kremlin.