By rus-lib

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Série d’attaques contre des responsables d’ONGs et des journalistes dans le Caucase du nord

Hier, le 9 mars 2016, des hommes masqués ont attaqué un véhicule avec des responsables de l’ONG « Comité pour la prévention de la torture », des défenseurs du Joint Mobile Group et des journalistes russes et étrangers. L’attaque s’est produite sur la route entre l’Ingouchie et Grozny, la capitale de la Tchétchénie. Plusieurs personnes ont été gravement blessées et leur véhicule a été brûlé par les assaillants, indique le média Mediazona.

Peu de temps après cette agression, les bureaux du « Comité pour la prévention de la torture » à Karaboulak en Ingouchie (République du Caucase du nord au sein de la Fédération de Russie) ont été investis par des hommes armés et cagoulés.

Il ne s’agit malheureusement pas de la première attaque de ce genre. En décembre 2014 et en juin 2015, les bureaux de l’ONG à Grozny avaient déjà été attaqués.
Également, en juillet 2009, Natalia Estemirova, journaliste et défenseure des droits humains, a été enlevée en Tchétchénie et assassinée en Ingouchie. Les responsables et les commanditaires de ce crime n’ont toujours pas été retrouvés.

Russie-Libertés dénonce cette nouvelle série d’attaques odieuses contre des responsables d’ONGs et des journalistes dans le Caucase du nord. Nous rappelons que ces attaques se sont déroulées dans un contexte de haine alimenté par le Président de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, qui n’a cessé de viser dans ses déclarations les défenseurs des droits humains et les journalistes indépendants qu’il surnomme de « traitres à la patrie » et d' »ennemis du peuple ».

Russie-Libertés se joint aux demandes des militants et journalistes russes qui exigent une enquête indépendante et appellent les autorités russes à retrouver les commanditaires de ces attaques.

Russie-Libertés

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Synthèse du rapport d’Ilya Yashin sur le régime de Ramzan Kadyrov en Tchétchénie

« Menace pour la sécurité nationale ».

Enquête d’Ilya Yashin sur le régime de Ramzan Kadyrov en Tchétchénie.

Synthèse en français (traduction et rédaction par Elena Colombo et Michèle Poussard).

Russie-Libertés publie une synthèse de l’enquête « Menace pour la sécurité nationale » sur le régime de Ramzan Kadyrov en Tchétchénie, présentée par Ilya Yashin le 23 février 2016 à Moscou.[1]

L’enquête met l’accent sur le fait que sous Ramzan Kadyrov un « groupe criminel a remplacé l’État tchétchène » et vit aujourd’hui « selon ses propres lois». Il s’agit, d’après Ilya Yashin, d’un « régime dangereux » dont la loyauté repose uniquement sur « la satisfaction des appétits financiers et politiques de Ramzan Kadyrov ». L’objectif de ce document, présenté sous forme de rapport, est donc « d’ouvrir les yeux de la société russe sur la réalité de ce régime » ainsi que sur la « menace qu’il représente pour la sécurité nationale » du pays.

Points-clés du rapport :

Ramzan Kadyrov n’éprouve aucun regret d’avoir combattu contre les forces fédérales russes pendant la première guerre en Tchétchénie.

Le rapport rappelle que la journaliste Anna Politkovskaïa décrivait le rôle de Ramzan Kadyrov pendant la première guerre en Tchétchénie ainsi : « tirer, tuer, enlever ». En 2013, dans une interview sur la chaîne télévisée « Russie 1 », Ramzan Kadyrov a affirmé n’éprouver aucun regret d’avoir participé à la guerre qui pour lui a été une « grande école » et l’a aidé à « connaitre la vérité ».

Ramzan Kadyrov a crée un régime autoritaire en Tchétchénie.

Le Parlement, les tribunaux et les médias de la République tchétchène se trouvent sous son contrôle absolu, et l’opposition y est, dans les faits, quasi-interdite. Aux dernières élections législatives et présidentielles le parti du pouvoir « Russie unie » et Vladimir Poutine ont obtenu plus de 99% de suffrages en Tchétchénie. De nombreuses fraudes électorales y ont été dénoncées. Kadyrov traite les défenseurs des droits de l’homme d’« ennemis du peuple » et appelle à l’emprisonnement des organisateurs des manifestations contestant le régime.

Ramzan Kadyrov mène une politique anti-laïcité en Tchétchénie.

Le rapport présente la République tchétchène comme «un État religieux, basé sur des traditions asiatiques moyenâgeuses». Le pouvoir de Ramzan Kadyrov y lutte contre la laïcité de l’Etat, pourtant inscrite dans la Constitution de la Fédération de Russie. Par exemple, en Tchétchénie, la polygamie et les mariages forcés sont pratiqués alors qu’ils sont interdits par les lois russes.

Ramzan Kadyrov touche des milliards de roubles en provenance de Moscou et oblige les citoyens tchétchènes à payer « un impôt féodal ».

Entre 2001 et 2014, le budget fédéral russe a subventionné le budget de la Tchétchénie à hauteur de 464 milliards de roubles. Le contrôle de l’utilisation de cet argent ne se fait que de façon partielle et une grande partie de cette somme aurait été détournée. Le « Fonds d’Akmat Kadyrov », créé par son fils Ramzan, touche des recettes de taxes payées par les habitants de la République tchétchène. Officiellement cet argent contribue aux bonnes œuvres, mais en réalité il servirait à financer « la vie luxueuse du leader de la République ».

Ramzan Kadyrov a créé sa propre armée. 

Des unités paramilitaires armées, formées uniquement de citoyens tchétchènes, comptent plus de trente mille hommes. Ces unités n’obéissent qu’au président de la République tchétchène. Le rapport les désigne comme étant « le groupe militaire le plus puissant dans la Russie d’aujourd’hui ». Au cœur des forces de l’ordre tchétchènes se trouvent les anciens combattants radicaux amnistiés par Kadyrov. Des membres de ces unités spéciales tchétchènes auraient notamment combattu dans le Donbass contre l’armée ukrainienne.

Ramzan Kadyrov a des mécènes influents à Moscou.

Le leader tchétchène bénéficie du soutien de Victor Zolotov qui a été à la tête de la garde rapprochée de Vladimir Poutine pendant 13 ans. Un autre protecteur de Kadyrov est Vladislav Sourkov, ancien haut fonctionnaire de l’administration du Kremlin et conseiller politique de Vladimir Poutine.  Le rapport affirme que « Kadyrov est en grande partie une création de Sourkov qui a convaincu Poutine de donner au leader actuel de Tchétchénie le maximum de pouvoir ».

Ramzan Kadyrov bénéficie de l’impunité absolue.

Le rapport mentionne un nombre important d’assassinats politiques qui pourraient avoir un lien avec le président tchétchène : ce sont notamment les meurtres de la journaliste Anna Politkovskaïa et de la défenseure des droits humains Natalia Estemirova, et, également, celui de l’opposant Boris Nemtsov. Kadyrov a également menacé ouvertement les agents des forces de l’ordre des autres régions russes en toute impunité. Après le raid de la police de Stavropol à Grozny, Kadyrov a donné l’ordre de tirer sur quiconque essaierait d’intervenir en Tchétchénie sans son accord, ce qui est, bien évidemment, contraire aux lois russes.

20 questions à Ramzan Kadyrov.

En conclusion de l’enquête, son auteur Illya Yashin pose vingt questions à Ramzan Kadyrov. Il pointe en particulier la violation des lois fédérales russes sur le territoire de la République tchétchène, les soupçons de détournements de fonds, l ‘implication éventuelle de Ramzan Kadyrov et des autorités tchétchènes dans des assassinats politiques et notamment dans le meurtre de l’opposant Boris Nemtsov.

 

[1]              Il s’agit d’une traduction. Russie-Libertés ne partage pas obligatoirement l’ensemble des points de vue et des conclusions de l’auteur du rapport.

Moscou, 1er mars 2015. Marche en mémoire de Boris Nemtsov. Source : http://varlamov.ru/1287626.html

Meurtre de Boris Nemtsov : Russie-Libertés exige une enquête internationale et indépendante.

Déclaration. Paris, 24/02/2016.

Meurtre de Boris Nemtsov : Russie-Libertés exige une enquête internationale et indépendante.

Le 27 février 2015, Boris Nemtsov, homme politique et opposant russe, a été assassiné à quelques pas du Kremlin, dans le centre-ville de Moscou.

Depuis, sa famille, ses amis et ses proches n’ont cessé de dénoncer l’opacité de l’enquête sur son assassinat, notamment les manquements dans la recherche des commanditaires.

Depuis le 1er février 2016, les avocats des proches de Boris Nemtsov ont accès aux 60 volumes du dossier d’enquête. Celui-ci indique que cinq personnes d’origine tchétchène, déjà arrêtées, sont soupçonnées d’être les exécutants de ce crime. Également, le comité fédéral d’enquête a déjà indiqué avoir identifié le commanditaire présumé de l’assassinat. Il s’agirait d’un ancien responsable du ministère de l’intérieur tchétchène qui travaillait récemment comme chauffeur. Il est actuellement recherché.

Janna Nemtsova, fille de Boris Nemtsov, et Vadim Prokhorov, l’avocat de la famille, considèrent que les personnes arrêtées et identifiées à ce jour sont des exécutants ou des organisateurs subalternes de ce crime. Et ils demandent d’interroger Ramzan Kadyrov, président de la République de Tchétchénie, dans le cadre de l’enquête. Ilya Yashin, opposant et proche de Boris Nemtsov, a récemment déclaré : « la mission des enquêteurs est d’ordre politique, elle consiste à couvrir les vrais responsables ».

Russie-Libertés rappelle que dans plusieurs cas de meurtres à caractère politique, comme l’assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa en 2006, ou celui de Natalia Estemirova, défénseuse de droits humains en 2009, les enquêteurs n’ont pas mené leurs recherches jusqu’à l’inculpation des commanditaires. De plus, depuis plusieurs années, l’impartialité du comité fédéral d’enquête de la Fédération de Russie est constamment remise en cause, ainsi que la caractère indépendant de l’ensemble de l’appareil judiciaire en Russie.

Au vu de ces éléments et du caractère manifestement politique de l’assassinat de Boris Nemtsov, Russie-Libertés réitère sa demande d’ouverture d’une enquête internationale et indépendante sur sa mort.

Russie-Libertés espère néanmoins que toute la lumière sera faite aussi en Russie, et demande que les requêtes formulées par la famille et les proches de Boris Nemtsov soient entendues et prises en compte.

Russie-Libertés

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En mémoire de Boris Nemtsov // В память о Борисе Немцове. Rassemblement le 27 février à Paris.

En mémoire de Boris Nemtsov // В память о Борисе Немцове.

Le 27 février 2015, Boris Nemtsov, homme politique et opposant russe, a été assassiné dans le centre-ville de Moscou.
Le 27 février 2016, un an après sa mort, nous vous invitons à un rassemblement en mémoire de Boris Nemtsov à Paris.

Heure : 15h – 17h.
Lieu : Boulevard Lannes angle rue Dufrenoy, Paris 16ème (en face de l’ambassade de Russie en France).
Micro ouvert et fleurs blanches.

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Livre « Le rapport Nemtsov, Poutine et la guerre ».

Russie-Libertés est partenaire du livre « Le rapport Nemtsov, Poutine et la guerre ».
Sortie prévue le 24 février 2016 aux éditions Actes Sud.

« Boris Nemtsov, dirigeant du parti Parnas,  l’un des principaux opposants russes, préparait un rapport sur « Poutine et la guerre » dans lequel il entendait montrer comment le maître du Kremlin avait préparé  la guerre contre l’Ukraine.
Au début de cette année, Boris Nemtsov avait commencé à rassembler des informations dans ce but, convaincu qu’en Russie, à part Vladimir Poutine et son entourage, personne n’avait besoin de cette guerre.
Boris Nemtsov n’a pas eu le temps d’achever ce réquisitoire. Il a été abattu par des tueurs, le 27 février 2015, sous les murs du Kremlin.
Ce rapport est donc basé sur les informations qu’il avait réunies et sélectionnées. Ses notes manuscrites, les documents rassemblés par lui, ont tous  été utilisés pour la rédaction finale de ce rapport qui restera comme une réponse prémonitoire à l’impudente propagande du pouvoir.
Mais on le sait bien depuis Anna Politkovskaya assassinée et tant d’autres — en Russie,  le courage politique se paie au prix fort. »

Plus d’informations ici : http://www.actes-sud.fr/catalogue/sciences-politiques-et-geopolitique/le-rapport-nemtsov

Bâtiment de l'ONG Memorial avec l'inscription "agent de l'étranger".

Nouvelles pressions contre la société civile russe

Communiqué de presse
Paris, 12 février 2016.

Nouvelles pressions contre la société civile russe.

Plus de 3 ans après l’entrée en vigueur de la loi obligeant les ONGs russes à se déclarer comme « agents de l’étranger », et quelques mois après la promulgation de la loi autorisant l’interdiction d’ONGs « indésirables », la société civile subit une nouvelle vague de pressions.

Agora, une association de juristes et d’avocats pour la défense des droits humains, risque la dissolution suite à la décision de la Cour suprême du Tatarstan prise après la demande du ministère de l’Intérieur. Cette décision contestable a été prise alors que l’association s’est déjà soumise à plusieurs contraintes imposées par la loi. L’ONG Agora est connue pour son aide juridique dans des procès contre des militants comme celui des « prisonniers du 6 mai », du groupe Pussy Riot, ou encore du cinéaste Oleg Sentsov et de l’artiste Petr Pavlenski. Agora va faire appel de cette décision mais si cet appel échoue l’ONG risque d’être dissoute.

Une autre importante ONG menacée, Golos, est la principale association d’observation des élections en Russie. Cette ONG, ajoutée à la liste des « agents de l’étranger », fait l’objet d’une demande transmise par le ministère de la Justice à la Cour de l’arrondissement Basmanny, à Moscou, pour le « non-respect de la loi sur les agents de l’étranger ». Connue pour son rôle d’observateur électoral indépendant, et notamment pour la dénonciation des fraudes massives lors des élections de 2011 et 2012, Golos est constamment sous pression des autorités russes.

Plusieurs autres organisations de la société civile russe sont également actuellement sous pression des autorités et de la justice. En tout, depuis 2012, 116 organisations ont été qualifiées d’ « agent de l’étranger ».

Russie-Libertés dénonce ces pressions indignes d’un État de Droit et exercées par les autorités et une justice « aux ordres » contre la société civile russe. Ces pressions visent à empêcher le bon fonctionnement des ONGs et ont pour objectif de faire taire une partie des contre-pouvoirs encore existants en Russie. Nous demandons le retrait des décisions visant à dissoudre les organisations de la société civile ainsi que l’abolition des lois visant à empêcher le bon fonctionnement des ONGs.

Russie-Libertés

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Journée internationale de solidarité avec Ildar Dadin

De nombreuses personnes dans plusieurs villes en France ont participé à la Journée internationale de solidarité avec Ildar Dadin.

Ildar Dadin, activiste de la société civile russe, a été condamné le 7 décembre dernier à une peine de 3 ans d’emprisonnement en vertu de l’article 212.1 du Code Pénal de la Fédération de Russie. Cet article mentionne « Les violations répétées de l’ordre établi des rassemblements, manifestations, défilés et piquets de grève ». En réalité, cet article anti-constitutionnel à portée politique est souvent utilisé pour entraver l’action de la société civile et de l’opposition.

Ildar Dadin a été condamné pour avoir participé à des actions de contestation sous forme des piquets de grève solitaires. Ce jeune homme a réalisé plusieurs actions courageuses sur les places de Moscou en soutien aux prisonniers politiques russes. Aujourd’hui, c’est lui-même qui est reconnu comme étant un prisonnier politique par le centre de défense des droits humains « Mémorial ».

Le 7 février 2016, 3 mois après sa condamnation, ses soutiens partout dans le monde préparent une journée internationale de solidarité avec lui.

Russie-Libertés se joint à cette journée de mobilisation et vous invite à exprimer votre soutien à Ildar, en participant à notre flash-mob. Vous pouvez vous prendre en photo avec le texte ci-dessous qui exige la libération d’Ildar. Notre soutien est très important pour lui et pour sa fiancée Anastasia qui prépare actuellement la cérémonie de mariage qui se déroulera en prison.

Toutes vos photos leur seront transmises directement.

Texte pour le message :
СВОБОДУ
ИЛЬДАРУ ДАДИНУ
#FREEDADIN

Vous pouvez poster vos photos directement sur cette page : https://www.facebook.com/events/971506526276721/

Page de la Journée internationale de solidarité avec Dadin : https://www.facebook.com/events/917166065044645/

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Non à une nouvelle loi anti-LGBT en Russie !

Russie-Libertés soutient la pétition contre une nouvelle loi anti-LGBT en Russie.

Vous pouvez signer cette pétition en cliquant ici.

Version française du texte de la pétition :
« Le 19 janvier 2016 prochain, la Douma russe (chambre basse du Parlement) planifie d’étudier le projet de loi n°916716-6 dite – « Modification du Code administratif de la Fédération de Russie » (notamment sa partie qui concerne la responsabilité pour l’expression publique des relations sexuelles « non traditionnelles »).

Ce projet de loi prévoit des peines administratives sous forme d’amendes et d’emprisonnement de 15 jours pour les personnes LGBT en cas d’expression de leurs sentiments en public. Une fois adoptée, cette loi anti-constitutionnelle et discriminatoire serait une violation de nombreux articles de la Constitution, et notamment de son article n°2 (obligation pour l’État de défendre les droits et les libertés des citoyens), n°17 et n°18 (priorité des droits humains sur les intérêts de l’État), n°19 (égalité de tous les citoyens de la Fédération de Russie), n°21 (la dignité de toute personne), n°28 (liberté d’expression et de conviction), n°29 (liberté d’expression) et n°31 (liberté de rassemblement).

Cette loi porte atteinte aux droits de la communauté LGBT qui compte plus de 5 millions de personnes en Russie. N’étant pas précise, cette loi donnera libre cours aux dénonciations des personnes LGBT qui subissent déjà des violences et des discriminations au travail. Il sera interdit, par exemple, aux homosexuels de se tenir par la main en public, de publier leurs photos communes sur les réseaux sociaux et de présenter son partenaire en public.

Nous vous rappelons que la précédente loi adoptée par la Douma, loi dite « Interdiction de la propagande des relations sexuelles non traditionnelles » a conduit à une nouvelle vague d’homophobie et de discorde sociale en Russie, et peut être considérée comme étant à l’origine de meurtres des homosexuels ou de personnes soupçonnées d’appartenir à la communauté LGBT.

Nous vous proposons de signer cette pétition pour essayer d’empêcher l’adoption de cette loi et afin de diffuser cette information autour de vous. »

Vous pouvez signer cette pétition en cliquant ici.