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Radio Nova

Ce mardi, la Nouvelle Internationale de Radio Nova s’intéressait à la situation des droits de l’homme, de la démocratie et des libertés en Russie. Elodie Font et Thierry Paret recevaient Alexis Prokopiev, co-fondateur et président de l’association Russie-Libertés qui lutte pour une Russie davantage démocratique, moins corrompue. L’interview est à réécouter ci-dessous.

Le podcast de l’émission : http://www.novaplanet.com/radionova/62939/episode-alexis-prokopiev-co-fondateur-et-president-de-l-association-russie-libertes

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Table ronde « Art et politique, artivisme et médias »

Attention : à cause des perturbations de transports prévu pour demain, le lieu de rendez-vous a changé. Nous vous attendons jeudi 2 juin à 18H à L’Espace Saint-Michel.

Ne manquez pas la table ronde « ART ET POLITIQUE, ARTIVISME ET MEDIAS : la performance artistique comme ultime expression de la contestation politique en Russie » qui aura lieu jeudi 2 juin à 18h à Paris VIII (Espace Gilles Deleuze – Bât. A – métro St Denis Université).
Qu’ont en commun (ou non) les Pussy Riot, le groupe Voïna ou encore Piotr Pavlenski ? Où se trouve la limite entre l’art et la politique ? Si l’art est toujours politique, sa portée s’inscrit-elle nécessairement dans un espace géopolitique et urbain donné ? L’art politique se définit-il exclusivement dans l’espace et le temps, et dans le cas de Voïna ou de Piotr Pavlenski est-il reproductible par ses auteurs hors de Russie ? Enfin, en tant qu’ultime expression de la contestation politique, la performance artistique et les artistes politiques qui ont recours à elle sont-ils inévitablement tributaires des médias ?

Intervenants : Olga Kokorina, Natalia Turine,Tiziana Villani
Discussion animée par Galia Ackerman

Olga Kokorina est vice-présidente de l’association Russie-Libertés, qui œuvre en faveur de la défense des Droits humains et des libertés en Russie.

Natalia Turine est journaliste, photographe et fondatrice de la maison d’édition Louison éditions, dédiée à la littérature moderne russe et plus précisément aux auteurs indépendants et engagés. Elle s’apprête à publier à la rentrée un ouvrage de l’artiste Piotr Pavlenski, connu pour ses performances de type actionniste (il s’est cousu les lèvres durant le procès des Pussy Riot). Il est actuellement jugé et emprisonné pour avoir mis le feu aux portes des services secrets russes, le FSB, dans le cadre d’une performance artistique, en novembre 2015.

Tiziana Villani est Docteur en Philosophie et Urbanisme, HDR en Urbanisme, et aussi la directrice d’Éditions Eterotopia France, qui a publié sous sa direction un ouvrage collectif dédié au groupe Voïna. Elle fait partie du Collège de Doctorat dép. Ambiente Territorio-Ingegneria Università di Roma La Sapienza, et enseigne à la NABA (Nuova Accademia di Belle Arti) de Milan, à l’Università di Roma la Sapienza et à Paris VIII.

Galia Ackerman est journaliste et historienne, spécialiste du monde russe et ex-soviétique.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Réservation conseillée : contact@dissidenz.com

La table ronde sera filmée et inclue dans le coffret 2 DVD contenant les films PUSSY RIOT : UNE PRIERE PUNK de Mike Lerner et Maxim Pozdorovkin et VOÏNA d’Andrei Gryazev, à paraître à la rentrée.

Plus d’infos ici : https://www.facebook.com/events/1711385989149959/

Photo : Tomas Dworzhak, source : http://www.sciencespo.fr/ceri/evenements/#/?lang=fr&id=4907

Conférence « Vingt ans après la première guerre tchétchène. La politique de l’État russe dans le Nord-Caucase »

Russie-Libertés soutient la conférence « Vingt ans après la première guerre tchétchène. La politique de l’État russe dans le Nord-Caucase » organisée en partenariat avec la revue Caucasus Survey, Centre d’études caucasiennes, et avec le soutien de FMSH, Comité Tchétchénie, Fondation Un monde par tous, Habitat-Cité, réseau ELENA et l’association Caucase-DOSH, qui aura lieu le 27 mai 2016 à SciencesPo-CERI à Paris.

Programme et informations pratiques ici : http://www.sciencespo.fr/ceri/evenements/#/?lang=fr&id=4907

Source photo : www.assemblee-nationale.fr

Vote de la résolution pro-Poutine à l’Assemblée nationale : mauvais signal pour les militants qui se battent pour les libertés en Russie.

Vote de la résolution pro-Poutine à l’Assemblée nationale : mauvais signal pour les militants qui se battent pour les libertés en Russie.

Jeudi 28 avril 2016, 55 députés français ont voté en faveur de la proposition de résolution « invitant le Gouvernement à ne pas renouveler les mesures restrictives et les sanctions économiques imposées par l’Union Européenne à la Fédération de Russie ». Cette résolution proposée par des députés du groupe Les Républicains a également été soutenue par des députés du Front national, de l’UDI et du Front de gauche. La majorité des députés du groupe Socialiste, républicain et citoyen ainsi que les députés du groupe Écologiste ont voté contre cette résolution mais leurs voix ont été insuffisantes pour empêcher son adoption.

Le vote de cette résolution n’a aucune conséquence contraignante, le Gouvernement français n’est donc pas obligé de suivre le choix de ces 55 députés. Les sanctions contre le Kremlin ne seront donc pas supprimées suite à ce vote. Toutefois, celui-ci a une portée symbolique désastreuse pour toutes celles et tous ceux qui se battent pour la liberté, les droits humains et la paix en Russie et dans les pays voisins. Ce 28 avril c’est donc bien une résolution « pro-Poutine », et non une résolution « anti-sanctions », qui a été votée par 55 députés français.

En effet, le texte adopté le 28 avril va à l’encontre des efforts faits pour une résolution pacifique du conflit en Ukraine et omet soigneusement d’indiquer les raisons de la mise en place des sanctions ciblées contre le Kremlin, à savoir : l’annexion illégale d’un territoire d’un pays étranger, le soutien à des groupes armés qui alimentent un conflit dans l’Est de l’Ukraine (qui a fait déjà plus de 9000 morts) ainsi que les violations systématiques des droits humains et du droit international perpétrées par le régime de Vladimir Poutine. Ces sanctions comprennent notamment « les gels d’avoirs et interdictions de visas ciblant 149 personnes, tandis que 37 entités sont soumises à un gel de leurs avoirs. Ces mesures concernent des personnes et entités responsables d’actions ayant porté atteinte à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, des personnes ayant apporté leur soutien aux décideurs russes et 13 entités, en Crimée et à Sébastopol, ayant été confisquées ou ayant bénéficié d’un transfert de propriété contraire à la loi ukrainienne. ». Parmi les 149 personnes concernées par les sanctions ciblées plusieurs sont accusées de corruption, de détournement de fonds publics ainsi que de violations de droits humains en Russie. Russie-Libertés s’est toujours prononcée contre des sanctions inefficaces et injustifiées qui concerneraient l’ensemble de la population russe. Toutefois, des sanctions ciblées et « intelligentes » peuvent avoir un rôle dans la résolution pacifique d’un conflit ou peuvent remplir la fonction d’une justice indépendante alors que celle-ci est quasi-inexistante en Russie aujourd’hui. Lever ces sanctions sans conditions et de manière unilatérale mènerait à une impunité injustifiée de ces personnes et décrédibiliserait toute future action de ce type.

Nous rappelons également qu’une partie des députés signataires de cette proposition de résolution a effectué plusieurs voyages en Crimée après l’annexion illégale de ce territoire. Malgré notre sollicitation par courrier ces députés n’ont jamais répondu aux questions sur les buts et les motivations de ces voyages.

Par ailleurs, les arguments avancés par plusieurs intervenants en faveur de cette résolution ont fait entrer à l’Assemblée nationale un discours qu’on croyait réservé aux télévisions contrôlées par le Kremlin en Russie. Ce discours néglige les droits humains et le droit international au profit d’un soutien inconditionnel à la politique menée par le Kremlin à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Ce discours fragilise toutes celles et tous ceux qui se battent pour que la Russie soit un pays plus libre, plus juste et plus pacifique. Enfin, ce discours, prononcé à l’Assemblée nationale, est insultant pour les militants russes des droits humains qui comptent sur la protection de leurs droits et de leurs libertés sur le territoire français.

Il s’agit donc d’un signal alarmant qui appelle à la mobilisation de l’ensemble des forces de la société civile qui souhaitent agir contre la haine et le repli et se battre en faveur d’un monde plus libre et plus juste.

Russie-Libertés

Lioudmila Oulitskaïa.

Lioudmila Oulitskaïa agressée à Moscou

Russie-Libertés exprime sa solidarité avec la romancière Lioudmila Oulitskaïa et les membres de l’ONG Mémorial agressés à Moscou par des militants pro-Poutine. Nous dénonçons aussi le fait que des collégiens qui participaient à un concours organisé par Mémorial aient également été pris pour cible.

Cette agression témoigne une nouvelle fois du « climat de haine », alimenté par les chaînes de télévision contrôlées par le Kremlin, qui règne actuellement en Russie.

 

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Tchernobyl 30 ans après

L’Ukraine, la Russie, la Biélorussie mais aussi une grande partie de l’Europe ont été marquées par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl commencée le 26 avril 1986. Scandales sanitaires, mensonges et dénis, milieu naturel atteint, réacteur toujours menaçant… cette catastrophe écologique est aussi, encore aujourd’hui, un scandale démocratique.

A l’occasion de ce triste 30ème anniversaire de l’accident, Russie-Libertés soutient l’initiative du réseau Sortir du nucléaire : http://sortirdunucleaire.org/Tournee-d-une-liquidatrice-russe.

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Forum sur la société civile en Russie

Trois ans après l’entrée en vigueur de la loi obligeant les ONG à s’enregistrer sous l’appellation dégradante d’ « agents de l’étranger », où en est aujourd’hui la société civile en Russie ? Quelles sont les conséquences pour les associations, les militants, mais aussi pour la population russe ? Comment résistent ces défenseurs des droits humains en Russie, face à un État qui tente de les étouffer ?

Évènement organisé par Amnesty International France (AIF), Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), FIDH (Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), Inter-LGBT, RSF (Reporters sans frontières) et l’association Russie-Libertés le 9 avril 2016 à la Mairie du 2ème arrondissement de Paris.

IMG_0993 Lors de la conférence qui a suivi la projection d’une série de films sur les actions des associations en Russie, les intervenants ont appelé à « ne pas abandonner la société civile russe ».

Damir Gaïnoutdinov, juriste de l’ONG Agora, a indiqué que « les ONG aident les citoyens partout en Russie à combattre les injustices mais l’aide juridique d’Agora devient de plus en plus importante car la société civile est souvent attaquée. »

Nadejda Koutepova, fondatrice de « Planète de l’espoir » (ONG d’aide aux victimes de l’accident nucléaire de Mayak), qui vient d’obtenir l’asile politique en France, a témoigné du fait que son « organisation environnementale a été accusée d’espionnage industriel » et suite aux pressions des autorités elle a été obligée de quitter le pays avec ses enfants.

Ioulia Berezovskaïa, présideIMG_1033nte de l’association GRANI, directrice du site Grani.Ru, a insisté sur le fait que « les attaques contres les journalistes et les arrestations de militants sont devenus la routine » en Russie.

Sacha Koulaeva, responsable du bureau Europe de l’Est et Asie centrale de la FIDH (Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme), a rappelé « l’universalité des droits et le danger que représente les reculs sur les droits partout dans le monde. »

Enfin, Damir Gaïnoutdinov a insisté sur la nécessité de ne pas oublier que « la Russie c’est aussi l’Europe. Et la Russie ce n’est pas seulement Poutine, nous aussi nous sommes la Russie ! ».

La conférence a été animée par Laurence Habay, journaliste spécialiste de la Russie, chef du service Russie-Caucase à l’hebdomadaire Courrier International.

Partenaires de l’évènement : l’hebdomadaire Courrier international et la Fondation Heinrich Böll (France).

Photo : Amélie Poinssot/Mediapart

L’écologiste russe Nadejda Koutepova a obtenu l’asile politique en France

L’écologiste russe Nadejda Koutepova, fondatrice de l’ONG « Planète de l’Espoir », a obtenu l’asile politique en France.

Depuis quinze ans l’ONG de Nadejda Koutepova aide les victimes de contamination radioactive autour de l’usine de Maïak, dans l’Oural, où a eu lieu, en 1957, la première catastrophe nucléaire au monde. En juillet 2015, elle a été attaquée par les autorités et les médias pro-Kremlin et contrainte de quitter le territoire russe avec ses enfants. Hier, elle a annoncé avoir obtenu l’asile politique en France, qui lui offre, ainsi qu’à ses enfants, une protection contre les poursuites à caractère politique en Russie.

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Forum : Société civile en Russie – tous des « agents de l’étranger » ?

flyer2 (1)FORUM ASSOCIATIF
SOCIETE CIVILE EN RUSSIE – TOUS DES « AGENTS DE L’ETRANGER » ?
SAMEDI 9 AVRIL 15H – 18H30
(La conférence et la projection seront suivies d’une exposition et d’un buffet solidaire)
Lieu : Salle des expositions, Mairie du 2ème arrondissement, 8 Rue de la Banque, 75002 Paris

Inscription gratuite >>> https://www.tickasso.com/e/forumsocietecivileenrussietousdesagentsdeletranger55

Trois ans après l’entrée en vigueur de la loi obligeant les ONG à s’enregistrer sous l’appellation dégradante d’ « agents de l’étranger », où en est aujourd’hui la société civile en Russie ? Quelles sont les conséquences pour les associations, les militants, mais aussi pour la population russe ? Comment résistent ces défenseurs des droits humains en Russie, face à un État qui tente de les étouffer ?
Des militants russes confrontés aux pressions des autorités tenteront de répondre à ces questions. Avec, notamment :
Nadejda Koutepova, fondatrice de « Planète de l’espoir » (ONG d’aide aux victimes de l’accident nucléaire de Mayak),
Ioulia Berezovskaïa, présidente de l’association GRANI, directrice du site Grani.Ru,
Damir Gaïnoutdinov, juriste de l’ONG Agora (organisation de défense des droits humains),
Sacha Koulaeva, responsable du bureau Europe de l’Est et Asie centrale de la FIDH (Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme),
Animation : Laurence Habay, journaliste spécialiste de la Russie, chef du service Russie-Caucase à l’hebdomadaire Courrier International.
La conférence sera précédée par la projection d’une série de films intitulée « Agents de l’étranger ». Qui sont-ils ? du collectif russe « Human Rights Defenders » (films en russe, sous-titres en anglais).
Après la conférence : visite de l’exposition photo de Nadejda Koutepova sur les conséquences de la catastrophe nucléaire de Mayak dans la région de Tcheliabinsk en Russie. Partenaire de l’exposition : Fondation Heinrich Böll (France). Pendant la visite un buffet solidaire sera proposé.
Évènement organisé par Amnesty International France (AIF), Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), FIDH (Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), Inter-LGBT, RSF et l’association Russie-Libertés.
Inscription gratuite et obligatoire en cliquant sur ce lien : https://tickasso.com/e/forumsocietecivileenrussietousdesagentsdeletranger55

(ou par mail : forum.russie.9avril@gmail.com).