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Focus : les Droits des femmes en Russie

FOCUS
LES DROITS DES FEMMES EN RUSSIE

La récente entrée en vigueur de la loi fédérale du 3 juillet 2016, qui modifie les dispositions du Code pénal et du Code de procédure pénale de la Fédération de Russie, notamment en criminalisant la violence « commise par un proche » (article 116 du Code pénal), marque une petite victoire pour les associations et organisations de défense des droits des femmes en Russie.

Russie-Libertés saisit l’occasion pour présenter un état des lieux de la place des femmes dans la société russe et, plus spécifiquement, de leurs droits face aux discriminations et violences conjugales.

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(source photo : https://pixabay.com/fr/moscou-rue-arbat-pluie-bw-852676/)

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Un prisonnier politique russe dénonce la torture

Ildar Dadine, prisonnier politique russe, dénonce, dans une lettre adressée à son épouse, des passages à tabac permanents, des tortures, des humiliations et des insultes.

« Nastia (diminutif de Anastasia), si tu décides de publier ces informations qui me concernent, essaye de les diffuser aussi largement que possible. Cela permettra d’accroître mes chances de rester en vie. Il faut que tu saches qu’une mafia opère dans la prison IK-7. Toute l’administration pénitentiaire y est impliquée : son chef, le major Sergey Leonidovich Kossiev et la grande majorité des employés de la colonie, y compris les médecins. »

Lire la suite de la lettre ici : https://blogs.mediapart.fr/je-suis-ildar-dadin/blog/011116/torture-et-prison-russe

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La pièce « Le Projet Poutine » au Théâtre la Bruyère

Russie-Libertés est partenaire de la soirée-débat du 17 octobre 2016 autour de la pièce « Le Projet Poutine ».

Soirée exceptionnelle le lundi 17 octobre à 19h30 au Théâtre la Bruyère. La pièce « Le Projet Poutine » sera suivie d’un débat animé par Eric Naulleau et des représentants des 3 ONG partenaires : Amnesty international, Reporters sans frontières et Russie-Libertés. Un pot sera offert à l’issue du débat.

Réservation obligatoire au 01 48 74 76 99. Tarif unique 15€. Placement libre. Tarif étudiant 12€.

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Dix ans sans Anna Politkovskaia. 7 octobre 2016 à Paris.

img_4580Plus de 250 personnes sont venues rendre hommage à Anna Politkovskaïa lors de la journée « Dix ans sans Anna : continuer son combat pour les libertés », organisée le 7 octobre 2016 à la mairie du 4ème arrondissement de Paris par Amnesty international, FIDH, LDH, RSF et Russie-Libertés.

Accueillies par Christophe Girard, maire du 4ème arrondissement de Paris, plusieurs personnalités et amis d’Anna Politkovskaia ont partagé leurs souvenirs, salué le travail de la journaliste et souligné les alertes lancées il y a plus de dix ans par Anna.

Patrizianna Sparacino-Thiellay, ambassadrice pour les droits de l’Homme et Florence Mangin, directrice Europe Continentale (MAE) ont rappelé son engagement pour la liberté d’expression. Elles ont aussi décrit l’action de la France en faveur des droits humains et du développement de la société civile en Russie.  Les amis d’Anna Politkovskaïa, Marieimg_4616 Mendras, politologue au CNRS et CERI-SciencesPo, Jean-François Bouthors, journaliste, éditeur et écrivain, éditeur d’Anna Politkovskaïa (éditions Buchet/Chastel) et Galia Ackerman, journaliste et essayiste, traductrice et amie d’Anna Politkovskaia, ont rendu un hommage vibrant et émouvant à celle qui n’a jamais cessé, jusqu’à sa mort, de dénoncer les crimes de guerre et les violences commises en Russie, tout en défendant le droit à la vérité et à la justice des victimes. La journée s’est poursuivie avec la projection du film documentaire d’Eric Bergkraut « Lettre à Anna ».
 
En conclusion, les intervenants de la table ronde intitulée « Répression des libertés, un modèle qui s’exporte » ont poursuivi la discussion retraçant les changements apparus lors des dix dernières années. Elena Milachina, journaliste de Novaïa Gazeta (journal où travaillait Anna Politkovskaia) a indiqué que les commanditaires de l’assassinat d’Anna Politkovskaia étaient connus mais toujours en liberté et a lancé « Nous envoyons un message : il est inutile d’assassiner des journalistes car nous continuons à travailler malgré tout ». Pavel Tchikov, avocat (ONG Agora, Russie), a indiqué que « l’objectif de la loi sur les agents de l’étranger est la stigmatisation de la société civile » et a fait part de nombreuses sollicitations de la part de la population qui a de plus en plus besoin de conseils juridiques.img_4673 Piotr Pavlenski, artiste militant russe, a souligné que
« le pouvoir souhaite utiliser toute l’activité humaine, et notamment l’art, pour faire pression sur la société. »

Malgorzata Szuleka, avocate et chercheuse (Helsinki Foundation for Human Rights, Pologne), a élargi la discussion sur le cas de la Pologne, en soulignant qu’il existe une véritable menace pour l’Etat de droit et la liberté d’expression en Pologne mais que la société civile reste mobilisée comme l’a montré la mobilisation contre la loi visant à interdire l’IVG. Enfin, Christine Mardirossian, conseillère du Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, a rappelé que « les campagnes de dénigrement et stigmatisation qui se multiplient peuvent être à l’origine de meurtre » tels que celui d’Anna Politkovskaïa.

Vidéo : https://youtu.be/J5a-OgqAL18

Photos Dorian Borissevitch :

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Dix ans sans Anna : continuer son combat pour les libertés

Dix ans sans Anna :

Continuer son combat pour les libertés

Vendredi 7 octobre 2016, 16h00 – 21h30

Mairie du 4ème arrondissement de Paris, 2 Place Baudoyer, 75004 Paris

Le 7 octobre 2006, Anna Politkovskaïa était abattue devant l’entrée de l’ascenseur de son immeuble. L’émotion suscitée par son assassinat a fait d’elle un emblème de la liberté d’expression bafouée en Russie, et plus largement dans le monde. Cette journaliste russe de Novaïa Gazeta incarnait le courage et l’indépendance, un îlot de résistance et de liberté dans les médias russes de l’époque. Mais c’était aussi une éminente défenseure des droits humains, mettant consciemment en jeu son confort et sa sécurité pour dénoncer les violations et porter la voix des victimes, dans le Caucase comme dans le reste de la Russie.

Depuis dix ans, force est de constater que le climat de travail des défenseurs des droits humains et de la presse indépendante s’est profondément détérioré dans ce pays. D’autres noms sont venus allonger la liste des personnalités assassinées. Mais depuis le retour à la présidence de Vladimir Poutine en 2012, les mécaniques et les cibles des pressions des autorités se sont largement diversifiées et élargies : les voix libres ou contestataires sont désormais prises en tenaille entre une législation criminalisant ou censurant toute forme de critique, et une propagande visant à les faire passer pour des ennemis internes.

La Russie, loin d’être un phénomène isolé, est un modèle qui s’exporte et trouve de nombreux échos : dans plusieurs pays d’Europe et dans son voisinage immédiat, les mécaniques de cette spirale répressive sont reproduits, amplifiés, adaptés, à différentes échelles. En cela, la Russie d’aujourd’hui constitue un laboratoire assumé et revendiqué dont s’inspirent de nombreux gouvernements.

A l’occasion du dixième anniversaire de la mort d’Anna Politkovskaïa, et avec le soutien de la Mairie de Paris, nos organisations souhaitent lui rendre hommage et prolonger le débat par une table ronde sur l’état de la liberté d’expression en Russie, mais aussi plus largement en Europe.

Organisateurs : Amnesty International France (AIF), FIDH (Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), RSF (Reporters sans frontières) et l’association Russie-Libertés.

Partenaires : Mairie de Paris, Mairie du 4ème arrondissement de Paris.

Entrée gratuite – Inscription obligatoire en ligne avant le 6 octobre : https://www.tickasso.com/e/dixanssansannacontinuersoncombatpourlesliberts34

Programme préliminaire (sous réserve)

16h00-17h00 : Discours officiels et hommages

Animation : Alexis Prokopiev, Président de Russie-Libertés.

  • Christophe Girard, Maire du 4ème arrondissement de Paris.
  • Un(e) représentant(e) de la Mairie de Paris.
  • Patrizianna Sparacino-Thiellay, Ambassadrice pour les droits de l’Homme en charge de la dimension internationale de la Shoah, des spoliations et du devoir de mémoire, Ministère des Affaires étrangères.
  • Florence Mangin, Directrice Europe Continentale, Ministère des Affaires Etrangères et du Développement International.
  • Marie Mendras, Politologue au CNRS et CERI-SciencesPo.
  • Jean-François Bouthors, Journaliste, éditeur et écrivain, éditeur d’Anna Politkovskaïa (éditions Buchet/Chastel).
  • Galia Ackerman, Journaliste et essayiste, traductrice et amie d’Anna Politkovskaia.

17h30 – 19h00 : Projection du film documentaire « Lettre à Anna ».

Un film de Eric Bergkraut

Avec Anna Politkovskaïa, la voix de Catherine Deneuve, Vera Politkovskaïa

 Prix Spécial Vaclav Havel – Festival One World – Prague 2008
 Festival Cinema For Peace – Berlin 2008
Distributeur : Nour Films.

19h-21h : Table ronde

Répression des libertés, un modèle qui s’exporte.

Depuis le retour à la présidence de Vladimir Poutine en 2012, les voix contestataires sont prises en tenaille entre une législation criminalisant toute forme de critique, et une propagande faisant d’eux des ennemis internes. Loin d’être isolé, le modèle russe semble inspirer, à différentes échelles, d’autres pays en Europe et dans son voisinage immédiat.

Modérateur : Nicolas Krameyer, Responsable programme Libertés, Amnesty International France.

Intervenants :

  • Elena Milachina, Journaliste, Novaïa Gazeta, Russie.
  • Pavel Tchikov, Avocat, ONG Agora, Russie.
  • Malgorzata Szuleka, Avocate et chercheuse, Helsinki Foundation for Human Rights, Pologne.
  • Christine Mardirossian, Conseillère du Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe.
  • Piotr Pavlenski, Artiste militant, Russie.

21h-22h : Fin de la soirée et buffet solidaire.

Affiche :

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Bureau de vote à Rostov. Sources : Golos

Les élections législatives en Russie entachées de nombreuses fraudes

Communiqué de presse

Les élections législatives en Russie entachées de nombreuses fraudes.

Les élections législatives russes se sont déroulées, ce dimanche 18 septembre, dans un contexte tendu et ont été entachées, d’après l’organisation Golos, par de nombreuses fraudes.

Ces élections législatives ont eu lieu dans un contexte particulier : après les élections législatives de 2011 et le grand mouvement de contestation populaire qui les a suivi, plusieurs lois liberticides limitant les droits des citoyens russes ont été adoptées. Les possibilités de mobilisation citoyenne ont été réduites, les nombre de médias indépendants a diminué et la société civile subit une pression importante de la part des autorités. Plusieurs membres de l’opposition ont été empêchés de se présenter à ces élections et le débat démocratique dans les médias n’a pas été équitable. Lors de la campagne électorale, les conditions d’une concurrence démocratique saine n’ont pas été réunies et les « ressources administratives » ont été largement mobilisées en faveur du parti Russie-Unie. Tout a été organisé pour assurer la victoire du parti au pouvoir.

Malgré l’assurance du gouvernement et de la commission électorale centrale d’organiser des élections « propres », les observateurs indépendants ont signalé de nombreux cas de fraudes et des infractions. L’organisation Golos a notamment reçu plus de 3500 alertes et a recensé plusieurs centaines de cas de fraudes. D’après cette organisation, le niveau des fraudes serait « légèrement inférieur à celui de 2011 » mais reste important et ferait penser à une nouvelle large falsification des élections en Russie. Il ne s’agit donc pas de quelques infractions isolées mais d’un système de falsification massif et organisé.

Les observateurs indépendants ont constaté plusieurs « carrousels » (groupes d’électeurs qui votent plusieurs fois dans plusieurs bureaux de vote) notamment à Moscou et dans la région d’Altai, ainsi que plusieurs cas de bourrage d’urnes comme, par exemple, à Rostov-sur-Don. Ces nombreuses fraudes ont sans aucun doute aidé le parti Russie-Unie à obtenir une très large majorité à la Douma. Par ailleurs, l’abstention a été particulièrement élevée (surtout à Moscou et à Saint-Pétersbourg) ce qui montre un faible intérêt des citoyens pour ces élections.

Russie-Libertés constate avec regret que, une nouvelle fois, les engagements du gouvernement russe en matière d’élections libres et démocratiques n’ont pas été tenues. Les fraudes électorales constatées par les observateurs indépendants lors de ces élections législatives indiquent une violation massive du droit de vote des citoyens russes inscrit dans la Constitution. Nous exigeons une enquête indépendante sur l’ensemble des cas de fraudes constatés par la société civile.

Russie-Libertés

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Manuel de libération. Un film de Alexander Kuznetsov.

Russie-Libertés est partenaire du film de Alexander Kuznetsov « Manuel de libération ».

Synopsis : En Sibérie, Yulia et Katia ont été transférées de l’orphelinat à l’internat neuropsychiatrique et ont été privées de tous leurs droits de citoyennes : pas de liberté, pas de travail, pas de famille.
Ensemble, elles entament un combat pour que l’Etat leur restitue leurs droits et rende possible leur émancipation.
Entre espoirs et déceptions, Manuel de libération est le récit de ce chemin vers la liberté.

Sortie en salles le 19 octobre 2016.

Bande-annonce : https://vimeo.com/175717724

Plus d’infos : http://www.nourfilms.com/?p=2559

Manuel de Libération – Film-Annonce from Nour Films on Vimeo.

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Les députés russes adoptent une nouvelle série de lois ultra-liberticides

La Douma de la Fédération de Russie (chambre basse du Parlement russe) a adopté, vendredi 24 juin, en deuxième et en troisième lectures une série de lois ultra-liberticides et extrêmement inquiétantes. Le « paquet législatif antiterroriste  », proposé par deux parlementaires proches du Kremlin, modifie des dizaines de lois dans le but de lutter contre le terrorisme et l’extrémisme. Mais, au-delà de cet objectif, il vise aussi et surtout à limiter les droits et les libertés des citoyens russes.

Le « paquet législatif » contient notamment des mesures telles que :
– Obligation de délation en cas de détention d’informations relatives à la préparation d’un acte criminel tel que, notamment, un acte terroriste ou l’intention de renverser l’État. La non délation sera punie d’un an d’emprisonnement.
– Peine allant jusqu’à 7 ans d’emprisonnement pour une publication justifiant des actes terroristes ou violents dans les réseaux sociaux.
– Obligation d’accès aux données téléphoniques personnelles : les opérateurs seront désormais obligés de conserver les données pendant 3 ans, les «  outils d’échange des messages sur Internet  » auront l’obligation de conserver les données pendant 1 an.
– Obligation de fournir aux services de l’État russe la possibilité de décrypter des données sur Internet.
– Peine de prison allant de 3 à 8 ans pour une personne condamnée pour «  extrémisme  »
– Peine d’emprisonnement de 5 à 10 ans pour incitation au renversement de l’État.
– Responsabilité pénale abaissée à l’âge de 14 ans.

Il est nécessaire de préciser que deux mesures polémiques qui faisaient partie de la première version du texte ont été supprimées : la déchéance de nationalité (notamment pour les salariés des ONG internationales) et la limitation de sortie du territoire russe pour certaines catégories de personnes.

Russie-Libertés rappelle que, depuis les grandes manifestations populaires de 2011-2012, plusieurs lois liberticides ont été adoptées. Celles-ci limitent notamment le droit de manifester, la liberté d’expression, les droits des minorités et mettent la pression sur les ONG et la société civile en général. Nous rappelons également que plusieurs manifestants pacifiques ont été condamnés (notamment les prisonniers du 6 mai 2012) suite à des accusations d’« extrémisme » et d’« incitation au renversement de l’Etat ». Des citoyens ordinaires ont aussi été condamnés à des peines de prison ferme pour avoir publié des messages sur les réseaux sociaux ou pour des manifestations solitaires. Nous déplorons l’augmentation des arrestations sans motif réel, ce qui suscite un sentiment de peur et d’isolement parmi ceux qui, aujourd’hui, se mobilisent pour défendre les droits fondamentaux en Russie.

La nécessaire lutte contre le terrorisme ne doit pas servir de prétexte pour limiter une nouvelle fois les droits et les libertés des citoyens russes et de la société civile. La liberté d’expression et de manifestation (inscrite dans l’article 31 de la Constitution de Russie) doit être préservée et protégée.

Russie-Libertés appelle les communautés européenne et internationale ainsi que la société civile à se mobiliser contre cette nouvelle attaque qui bafoue les droits et libertés des citoyens russes inscrits dans la Constitution de la Fédération de Russie.

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« Deux films prestigieux inédits au cinéma, deux groupes d’activistes russes s’illustrant de façon radicale par la performance artistique, de nombreux bonus : par ce projet d’édition DVD, notre volonté est d’interroger la relation entre art et politique et le rapport de l’artiste activiste (ou « artiviste ») aux médias. »

Pour chaque contribution vous aidez aussi Russie-Libertés à organiser la Journée du 7 octobre dédiée à la liberté d’expression en Europe, à l’occasion du 10ème anniversaire de la mort de la journaliste assassinée Anna Politkovsaïa :
> 1 euro pour une contribution de 6 euros
> 2 euros pour une contribution de 33 euros

En savoir plus et contribuer ici : https://www.indiegogo.com/projects/coffret-2-dvd-pussy-riot-voina–2#/