Soirée « Free Pussy Riot ! » au festival Les Femmes s’en Mêlent – Point Éphémère, Paris

Le 20 mars 2013, le célèbre Point éphémère (Paris) a vibré en solidarité avec Nadia et Maria, deux jeunes femmes membres du groupe russe Pussy Riot, emprisonnées en Russie. Lors d’une soirée « Free Pussy Riot ! » organisée dans le cadre du festival Les Femmes s’en Mêlent en partenariat avec l’association Russie-Libertés les visiteurs du lieu ont pu assister à une installation artistique vivante, une conférence de presse et un concert.

La soirée a commencé avec l’exposition des œuvres de l’artiste russe Victoria Lomasko sur le procès des Pussy Riot, l’installation de Maria Schmidt et Olga Kokorina et la projection des clips des Pussy Riot sur grand écran. L’installation vivante « Qui a peur de la prison ? Nous ou ceux qui ont donné l’ordre de nous jeter ici pour nous forcer à nous taire ? » – extrait d’une lettre de Nadia Tolokonnikova de la maison d’arrêt – a donné le coup d’envoi. Trois jeunes femmes encagoulées écrivaient des phrases des derniers discours et des extraits des lettres de Maria et Nadia sur un papier kraft accroché au mur, sous la lumière des projecteurs. Par cette installation les artistes ont voulu montrer leur soutien aux deux membres du groupe Pussy Riot toujours détenues en prison. « Puisque ces jeunes femmes brillantes et courageuses ont été privées de la parole notre but est de sensibiliser le plus grand nombre de personnes aux messages qu’elles ont voulu passer. Le message qui n’a été entendu ni par le gouvernement ni par les représentant de la, soi-disant, justice en Russie, mais qui a traversé les murs, les frontières et les langues. Alors, tant que les jeunes femmes seront en prison, il y aura toujours d’autres Pussy Riot partout dans le monde pour continuer à dire et à écrire la vérité » ont expliqué Maria Schmidt et Olga Kokorina.

Lors de la conférence de presse qui a suivi l’installation, Stéphane Amiel, programmateur du festival, a souligné que « partisan de la liberté d’expression et du droit des Femmes, Les Femmes S’en Mêlent ne peut pas rester insensible au cas des Pussy Riot ». Anne Nerdrum, Amnesty International France, a aussi insisté sur la « nécessité de soutenir les deux jeunes femmes enfermées » et a rappelé qu’Amnesty a attribué le titre de « prisonnières de conscience » à Nadia et Maria.

La soirée a continué avec une discussion par vidéoconférence avec Ekaterina Samoutsevitch, membre du groupe Pussy Riot en résidence surveillée à Moscou. Ekaterina a remercié toutes celles et tous ceux qui soutiennent le groupe partout dans le monde. Elle indiqué que les conditions de détention de Nadia et Maria étaient « très difficiles » et a appelé à « continuer la mobilisation pour obtenir leur libération et faire cesser l’injustice dont elles sont victimes« .

Un concert a clôturé la soirée. Les groupes Novella, Tiger Bell et The history Of Apple Pie ont enflammé le Point éphémère en adressant de vibrants messages de soutien aux Pussy Riot et en demandant la libération immédiate de leurs collègues artistes. Les musiciennes ont rappelé l’importance du « respect de la liberté d’expression notamment artistique et du respect des droits humains« . « Nous chantons ici pour elles ! » ont lancé les musiciennes de Tiger Bell.

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