Faire des sondages = être un agent de l’étranger ?
Le 15 mai 2013, le centre d’étude de l’opinion publique "Centre Levada", connu pour ses sondages, a reçu un avertissement de la part de procureur de la Fédération de Russie. Cet avertissement impose un choix aux sondeurs : arrêter une activité considérée comme politique ou s’enregistrer en tant que ONG "agent de l’étranger". Russie-Libertés dénonce une nouvelle attaque contre la liberté d’expression et la liberté de la recherche.

Lev Goudkov, le directeur du Centre Levada. Source photo: Valeri Chariphoutine, ITAR-TASS
Lev Goudkov, le directeur du centre Levada, a annoncé que cet avertissement peut amener l’organisation à la cessation de son activité : "Le parquet en fait suspend l’organisation "sur le crochet d’éventuelles sanctions" et nuit à la réputation de l’organisation". Valeri Khomyakov, le directeur du Centre de la stratégie nationale, pense qu’il existe un lien direct entre la publication des sondages sur les mouvements contestataires ou les problématiques évoqués par ces mouvements en Russie et l’interdiction de l’activité du centre Levada : "S’ils réalisaient d’autres sondages où, par exemple, ils disaient que les gens en Russie ne connaissent pas Alexei Navalny ou n’ont pas de respect pour lui, alors, peut-être cette accusation ne serait pas apparue".
Le directeur d’une autre organisation, la Fondation d’étude de l’opinion publique (FOM), Alexandr Oslon, ajoute que "l’activité sociologique n’a aucun lien avec la tentative de conquérir le pouvoir. Dans le sens large, les études sociologiques sont utilisées par des personnes comme les politiques ou les candidats au pouvoir pour évaluer la situation et connaître les aspirations des électeurs. Mais de même façon ils utilisent les données par les organisations statistique d’État, comme Goskomstat… Alors, Goskomstat peut être aussi accusée de l’activité politique. Mais en fait cette question sur la relation entre les études sociologiques et l’activité politique n’est jamais apparue lors 25 ans de notre activité. Et maintenant on nous pose cette question".
Le 20 mai 2013, un autre centre d’études de l’opinion publique a reçu un avertissement analogique: la Fondation de l’assistance à l’étude de l’opinion publique, une branche de VTSIOM, le centre le plus ancien d’études de l’opinion publique en Russie.
Ces avertissements sont des produits de la mise en oeuvre d’une loi récente voté à la Douma en 2012 avec d’autres lois jugées par beaucoup d’experts des droits humains comme les lois liberticides.
Les chercheurs dans d’autres laboratoires sociologiques et des ONG russes s’inquiètent au sujet de leur situation : beaucoup parmi eux ne reçoivent pas de financement par les organisations en Russie et sont obligés de participer aux concours pour les financement de la recherche par les organisations étrangères (comme les fondations allemandes ou américaines, par exemple). Maintenant la publication de ces recherches peut aussi être reconnue comme une activité politique et les chercheurs seront obligés de porter une étiquette "agent de l’étranger".
L’association Russie-Libertés dénonce cette nouvelle attaque contre la liberté d’expression, la liberté de recherche et appelle à une mobilisation internationale en soutien des ONG en Russie.
Voici une pétition à signer (en Russe pour l’instant) qui fait appel aux institutions de la justice en Russie pour la cessation des perquisitions dans les offices des ONG et contre la pression mise sur elles.
Xénophobie des thématiques banalisées en Russie
Article par Maria Khachaturyan publié dans la Lettre de la Ligue des droits de l’Homme, №6, mai-juin 2013

Une manifestation du Mouvement contre l’immigration illégale
Selon les sondages d’opinion, le degré de xénophobie chez les Russes est assez élevé. Selon le sondage du VCIOM qui a été mené en 2009, 50% d’enquêtés se déclarent plutôt hostiles vis-а-vis des immigrants. L’étude de l’échelle de distance sociale de Bogardus, effectuée par le centre Lévada en 2010, montre que 38%, 32%, 31%, 29% et 26% d’enquêtés préfèreraient qu’on interdise respectivement l’entrée de leur pays aux immigrants tchétchènes, chinois, géorgiens, tadjiks et africains ; des chiffres élevès surtout si l’on prend en compte le fait qu’interdire l’entrée aux Tchétchènes est inenvisageable, car la Tchétchènie fait partie de la Fédération russe. Même pour les Ukrainiens le chiffre s’élève а 13%.
L’objet essentiel de la xénophobie est l’immigration, très importante au début des années 1990 et qui a connu une décroissance vers 2004 pour remonter depuis de 50 000 personnes en moyenne chaque année, avec une pointe en 2012, selon les sources officielles, de 417 mille personnes. La xénophobie populaire est alimentée par les campagnes militaires en Tchétchènie et les actes terroristes attribués aux rebelles caucasiens. De 1999 jusqu’а 2010 près de mille personnes ont été tuées dans des actes terroristes. Et au nom de lutte contre ce terrorisme, les populations du Caucase subissent une vague d’enlèvements, de disparitions musclées, d’arrestations et de tortures. Des ressortissants des républiques caucasiennes habitant dans d’autres régions de Russie se voient accusés de « terrorisme », et risquent des années d’emprisonnement.
Aux côtés de cette xénophobie institutionnelle, se développent depuis la fin des années 1980 plusieurs mouvements nationalistes populaires. Le début des années 1990 est marqué par la lutte des idées : ce sont les « patriotes rouges », adeptes de l’idéologie communiste « à la russe », les néo-« Centuries noirs » , qui ont repris l’idéologie prérévolutionnaire d’un empire orthodoxe, les « eurasiens » dont l’idée principale était le destin particulier de la Russie comme État а double base ethnique et religieuse, turco-musulmane et slavo-orthodoxe. Ce sont finalement les néonazis qui, tout en adoptant l’idéologie raciste, se différencient de leurs homologues européens en affichant une croyance orthodoxe ostentatoire. La deuxième moitié des années 1990 a connu une croissance du mouvement des skinheads, qui sont finalement passés aux actions directes et à la violence. Dans sa masse, c’est un mouvement raciste agressif sans idéologie.
Selon les statistiques publiées par le centre Sova, 50 personnes ont été tuées en 2004 et 219 blessées suite à des crimes de haine. Le nombre de victimes n’a fait qu’augmenter pour atteindre en 2008 le chiffre de 615 personnes, dont 116 tuées. Par la suite, on a observé une décroissance considérable : en 2012, 206 personnes ont été victimes de crimes de haine, dont 19 tuées. On y ajoute le vandalisme, le houliganisme et la propagande nationaliste qui sont encore plus fréquents.
Beaucoup de responsables politiques partagent l’idéologie eurasienne, et ils sont plus nombreux encore à compter parmi les rangs des nationalistes populistes, ouvertement xénophobes. L’idéologie nationaliste occupe d’ailleurs une place importante dans le discours des deux partis minoritaires au pouvoir, les communistes et les « libéraux-démocrates ». La xénophobie se manifeste également dans la désignation des ennemis politiques extérieurs,: en 2006, on a observé une campagne gouvernementale anti-géorgienne, en 2007, c’était une campagne anti-estonienne. Actuellement, après l’adoption de lois liberticides, surtout celle qui restreint l’activité des ONG financée par des organismes étrangers, on voit fleurir la xénophobie contre l’Occident, surtout anti-américaine.
Communiqué de presse. Pression contre les ONG russes : Mémorial qualifié d’ « agent étranger »

Le parquet russe a ouvert un procès, pour l’instant administratif, contre le centre de défense des droits de l’homme “Mémorial”, basé à Saint-Pétersbourg.
Cette organisation se voit accusée de violation de la loi sur les ONG adoptée en juillet 2012. Cette loi oblige toute ONG russe à s’enregistrer en tant qu’« agent étranger » s’il se trouve qu’elle exerce une activité politique et reçoit des financements de l’étranger.
Or, le parquet a établi que Mémorial a reçu plus de 7,3 millions de roubles (plus de 180 000 euros) de diverses organisations internationales et, ne s’étant pas enregistrée en tant qu’« agent étranger », doit payer jusqu’à 500 000 roubles (12 000 euros) d’amende, selon le code administratif. Potentiellement, l’organisation peut se voir accusée d’extrémisme, et donc impliquée dans une affaire criminelle, car l’enquête a mis en évidence, d’après les rapports, « des indices d’incitation à la résistance contre le pouvoir actuel et les structures gouvernementales » (voir ci-dessous).
Plus d’une dizaine d’ONG russes se trouvent dans une situation semblable, y compris le Parc naturel pour la protection des Grues situé dans la région d’Amour, Extrême-Orient. L’association GOLOS se voit obligée de payer une amende de 300 000 roubles (7 300 euros). Cette association compte faire appel. Beaucoup d’autres ONGs ont reçus des « avertissements ».
Le pouvoir russe tente d’opprimer tout travail associatif « politique ». Cependant, il qualifie de « politique » non seulement la lutte pour le pouvoir, mais aussi la lutte pour les droits civiques basiques, tels que le droit à la santé, le droit à l’information, le droit d’association, la liberté d’expression, mais aussi la défense de l’environnement. Et ce, alors même que la défense de ces droits et libertés relève de la responsabilité de tout État démocratique digne de ce nom.
L’association Russie Libertés condamne cette pression sans précédent exercée contre les ONG russes et exige le retrait des accusations du parquet, ainsi que l’abrogation de cette loi honteuse et anti-citoyenne.
"L’Art pour lutter contre l’homophobie en Russie" – Vernissage de l’exposition L’Amour dans tous ses Etats
La salle d’exposition de la célèbre librairie "les Mots à la Bouche" accueille jusqu’au 14 mai 2013 l’exposition militante « L’AMOUR DANS TOUS SES ÉTATS» organisée par l’association ARTKARA réunissant des artistes russes à Paris, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), Inter-LGBT et l’association « Russie-Libertés ».
Vendredi 26 avril le vernissage de l’exposition a eu un franc succès. La salle a pu difficilement accueillir toutes celles et tous ceux venus pour assister aux discours d’ouverture de l’exposition. Parmi les invités, Christophe Girard, maire du 4ème arrondissement de Paris, Patrick Bloche, député PS de Paris, Président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, Pierre Serne, Délégué national EELV « Genre, orientation sexuelle, société », Vice-Président de la région IDF et Ian Brossat, Président du groupe PCF/PG au Conseil de Paris ont souligné l’importance de lutter, grâce à l’Art et la Culture, contre l’homophobie partout dans le monde et notamment en Russie.
Vladimir Kara, artiste (association ArtKara) a insisté sur le message envoyé par cette exposition qui est un message d’amour. A l’heure où la France vient d’adopter la loi sur le mariage pour les couples du même sexe, il était important d’envoyer un signal aux autorités russes qui sont en train de débattre sur une loi "contre la propagande de l’homosexualité", autrement dit une loi homophobe.
Nicolas Gougain, porte-parole de Inter-LGBT, Sacha Koulaeva, Responsable du Bureau Europe de l’est et Asie centrale, FIDH, Dorothée Delaunay, Amnesty International France, section LGBT et Pacôme Rupin, Président de l’association Divercity de diplômés LGBT de grandes écoles, sont aussi intervenus pour faire part de la colère des associations face à l’homophobie et aux lois liberticides en Russie. Ils ont notamment insisté que ces lois font partie d’un mouvement générale de stigmatisation et privation de libertés pour des catégories de population en Russie.
Vous pouvez visiter l’exposition jusqu’au 14 mai 2013, le lieu : http://motsbouche.com
Coordination de l’organisation et photos : Nina Berezner-Zakharkina
Russie : qui sont les « prisonniers du 6 mai » ? (publié sur Mediapart)
On les appelle « les prisonniers du 6 mai ». Elles et ils sont 27. Elles et ils font partie de ces plus de 5 000 prisonniers politiques arrêtés ou enfermés en Russie pendant l’année 2012. Leur faute ? Avoir manifesté, sous des formes diverses, leur colère après les falsifications massives des élections législatives et présidentielles.
La majorité des 27 personnes « impliquées » dans « l’affaire Bolotnaïa » est aujourd’hui en prison. Le Comité d’enquête de la Russie et le FSB les accusent d’avoir organisé les débordements qui ont eu lieu lors de la manifestation –autorisée par la police – du 6 mai 2012 et qui faisaient suite au retour de Vladimir Poutine au poste de Président de la Fédération. Or, plusieurs témoins ainsi que les journalistes de Novaïa Gazeta indiquent que les troubles avaient été organisés par les mouvements de jeunesse pro-Kremlin et qu’il s’agissait donc d’une provocation.
Forum-Concert "Liberté pour les prisonniers politiques en Russie" à Genève
Ce vendredi 19 avril la ville de Genève (Suisse) a accueilli un forum-concert exceptionnel "Liberté pour les prisonniers politiques en Russie". Organisé par l’association Russie-Libertés, Amnesty International (Section suisse) et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) cet évènement en deux parties a de nouveau attiré l’attention de l’opinion publique sur le durcissement de la situation en Russie et la multiplication de procès politiques contre des opposants.
Visitez l’exposition militante « L’AMOUR DANS TOUS SES ÉTATS » jusqu’au 14 mai 2013
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Vernissage de l’exposition militante
« L’AMOUR DANS TOUS SES ÉTATS »
Vendredi 26/04/2013 19h–22h
Librairie-galerie Les Mots à la Bouche
6, rue Sainte Croix de la Bretonnerie – 75004 Paris
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L’association ARTKARA réunissant des artistes russes à Paris, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), Inter-LGBT, la librairie-galerie « Les Mots à la Bouche » et l’association « Russie-Libertés » vous invitent à l’inauguration de l’exposition militante « L’AMOUR DANS TOUS SES ÉTATS».
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Alexeï Navalny : « Je suis prêt pour la prison »

Alexeï Navalny – Source photo : http://www.lecourrierderussie.com/2013/04/08/navalny-pret-prison/
Le procès d’Alexeï Navalny, avocat anti-corruption et figure de l’opposition russe, commencera le 17 avril à Kirov. Comme tous les principaux opposants Navalny fait objet de plusieurs enquêtes menées par le Comité d’enquête central qui aurait été, selon les médias indépendants, chargé de les écarter du pouvoir et de les empêcher d’organiser de nouvelles manifestations de masse.
Le journal français "Le Courrier de Russie" a posté sur son site la traduction d’un texte que celui qui a déclaré vouloir "être Président de la Russie" avait récemment publié dans le magazine New Times.
Voici quelques extraits :
Et oui, ils ont inventé l’enquête contre moi et fabriqué de toutes pièces trois affaires ; et oui, je risque d’être bientôt emprisonné. Ça fait quatre ans que l’on me le serine chaque jour, je vais finir par le savoir. Depuis le début de ma campagne de contestation « votez pour n’importe qui sauf le parti des escrocs et des voleurs », on en parle sans arrêt. Est-ce que moi, j’y pense ? Bien sûr, souvent. Est-ce que je veux aller en prison ? Personne ne le veut. Poutine et Bastrykine [à la tête du Comité d'enquête de la Fédération de Russie, ndlr] veulent m’envoyer en camp pénitentiaire ? En vérité, ils veulent que je m’enfuie. C’est pour ça qu’en juillet 2012, je n’ai été prévenu qu’une semaine à l’avance qu’il y aurait un procès. Ils savaient que j’avais acheté des billets pour le Portugal, mais finalement ma famille a dû partir en vacances sans moi. De la même manière, on vient juste de me prévenir qu’il n’y aurait pas d’audition préalable (ce qui est parfaitement illégal, d’ailleurs) et que le procès commencerait tout de suite.
Je veux dire que je ne partirai pas. J’ai ma famille ici, j’ai deux enfants. Des enquêtes pénales ont été ouvertes contre mes parents, contre mon frère, il y a eu des perquisitions chez mes amis et des membres de ma famille. Dans la vie, tout a un prix.
Mort du journaliste russe M. Beketov : trouver les responsables, continuer le combat !
Communiqué de presse
Mort du journaliste russe M. Beketov : trouver les responsables, continuer le combat !
C’est avec la plus vive émotion que Russie-Libertés a appris le décès du journaliste et écologiste russe Mikhail Beketov. Les responsables de sa mort doivent être trouvés et condamnés, et son combat doit continuer !
Mikhail Beketov, journaliste et écologiste russe, s’était battu contre la construction de l’autoroute Moscou – Saint-Pétersbourg qui menace de détruire la forêt de Khimki près de Moscou. Il a notamment révélé dans le journal local les soupçons de corruption qui pesaient sur les responsables du projet d’autoroute. Peu de temps après, en novembre 2008, il a été violemment agressé et a passé le reste de sa vie dans une chaise roulante. Son décès est donc un nouveau et terrible symbole des dangers qui pèsent sur les journalistes et les militants de la société civile, notamment les écologistes, en Russie.
Aujourd’hui l’enquête sur son agression est toujours au point mort. Qui sont les responsables ? Qui sont les commanditaires ?
Russie-Libertés rend un vibrant hommage au combat de Mikhail Beketov.
Nous exigeons la vérité, nous exigeons aussi plus de protection et de respect des droits des journalistes et militants qui sont aujourd’hui menacés.
Nous appelons également l’entreprise française Vinci, partenaire dans ce projet d’autoroute, à suspendre sa participation au projet tant que justice ne soit pas faite et tant que le tracé de l’autoroute, tracé anti-écologique et auquel s’oppose activement la population locale, ne soit modifié.
Russie-Libertés
Margarita Tcharykova est libérée !
Une jeune femme de 25 ans, enfermée en prison depuis le mois de décembre malgré sa maladie très rare et son fort besoin d’aide médicale, est enfin sortie de la maison d’arrêt.

Margarita Tcharykova, la photo de l’archive personnel. Source photo: lenta.ru
L’histoire de Margarita Tcharykova est disponible dans l’article récemment publié sur notre site : "En prison à la place d’un hôpital".
Après une vague de mobilisation pour la libération de Margarita des citoyens russes mais aussi dans d’autres pays, et après une demande d’informations sur la santé de Margarita par la Cour Européenne de Droits de l’Homme, la cour à Moscou a rejeté la prolongation de la détention pour cette jeune femme. La fin de sa détention était prévue pour le 12 avril, mais heureusement elle est sortie aujourd’hui.
Cette libération montre l’importance des mobilisations citoyennes dans la Russie d’aujourd’hui.
L’association Russie-Libertés remercie toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés pour Margarita et continue la mobilisation pour la libération des personnes injustement condamnées comme les "prisonniers du 6 mai", l’opposant Leonid Razvozjaev, les membres du groupe Pussy Riot ou Mikhail Khodorkovski reconnu "prisonnier de conscience" par Amnesty International.
La prochaine mobilisation pour la libération des prisonniers politiques en Russie aura lieu le 19 avril à Genève (Suisse).





